A la rencontre de la lecture numérique sur Facebook

6 10 2011

Facebook se lance dans la « sociabilisation de la lecture » grâce à son 1er partenariat avec Kobo, géant du secteur dont l’arrivée en France est imminente. Les fonctionnalités propres  au service de lecture numérique « Kobo Reading Life » devraient donc faire leur apparition sur Facebook : recommandation d’une lecture, propositions d’ouvrages, d’extraits et de citations entre autres. On parle également d’un service de comparaison des prix des livres numériques, sans pour autant livrer de détails de fonctionnement.

Une initiative qui fait des heureux et devrait en inspirer plus d’un ! Pour preuve, la société Graphicly, plateforme de vente de BD, a lancé dernièrement une application permettant aux éditeurs de BD de diffuser leurs œuvres directement depuis le réseau social Facebook. Cette application va permettre à n’importe quel auteur ou éditeur de proposer des extraits ou une version intégrale d’un ouvrage, avec plusieurs options d’intégration possibles. 4000 titres disponibles, une cinquantaine d’éditeurs présents comme Archaia, Top Cow ou Red5 Comics : voilà qui laisse présager un bon avenir des outils de diffusion sur Facebook !





Ebooks illimités sur la tablette d’Amazon ?

4 10 2011
Selon le Wall Street Journal, Amazon serait actuellement en négociations avec plusieurs éditeurs afin d’offrir à ses clients un abonnement à un catalogue de livres numériques.
Prenant exemple sur la société américaine Netflix qui propose déjà une offre similaire à 7.99$ par mois, le géant de la distribution culturelle souhaite mettre en place une sorte de lecture illimitée en streaming pour 79$ par an, soit environ 6.60$ par mois, via son service Amazon Prime.
Ainsi, versant une somme fixe chaque mois – qui sera en partie reversée aux éditeurs partenaires – les abonnés pourront avoir accès à une bibliothèque complète de livres numériques.
Ce service d’abonnement mensuel accompagnerait la tablette d’Amazon dont la sortie est prévue en novembre prochain au prix de 250$. Un bon moyen de s’imposer sur le marché des bibliothèques numériques en profitant de sa notoriété et de ses nombreux partenaires.
Mais les éditeurs seraient sceptiques. Toujours selon le Wall Street Journal : « Plusieurs dirigeants de maisons d’édition ont indiqué qu’ils n’étaient pas enthousiastes à cette idée parce qu’ils pensent que cela pourrait réduire la valeur des livres, et parce que cela pourrait nuire aux relations qu’ils entretiennent avec d’autres distributeurs. »




Les enfants à l’assaut du numérique avec la BNF

26 09 2011

Très belle initiative de la Bibliothèque nationale de France, qui a lancé un site web entièrement dédié à la lecture numérique, pour les enfants de 8  à 12 ans. Ce nouvel espace se veut être une véritable introduction à l’univers de l’écrit et de l’image. Tous les types de livres y sont représentés, du simple abécédaire aux imagiers, récits animaliers, encyclopédies, récits d’aventures et de fiction, sans oublier les incontournables contes et légendes, livres d’art et de poésie.

Plus qu’une simple bibliothèque, toutes ces collections sont l’occasion de déployer des activités annexes, jeux et parcours découvertes autour de ces ouvrages. Dans cette Bibliothèque numérique des enfants, les jeunes internautes pourront tout à loisir – seuls ou avec l’aide d’un adulte – déambuler dans des salles de lecture virtuelles, des cabinets de curiosités, des galeries d’images, des auditoriums, des magasins de secrets et des chambres d’histoires. Dans chacun de ces lieux, ils trouveront des ressources et des outils pour découvrir, s’étonner, fabriquer et communiquer autour du livre numérique : jeux de lettres autour des abécédaires, jeux de codages et décodages de messages autour des écritures, ateliers de mise en page d’un livre, conception d’un album ou d’une exposition sont, entre autre, possibles.

Exemple de jeux avec  le bestiaire !

Le Moyen Âge fait revivre les monstres de la mythologie et invente des êtres fabuleux en combinant les animaux entre eux. L’enfant est ici convié à imaginer de nouveaux monstres hybrides en prenant des éléments aux animaux du bestiaire médiéval. Il combine têtes, cous, corps, pattes, ailes et queues qu’il peut grossir, réduire et déplacer à volonté. Pour chaque élément sélectionné, il lui est proposé de consulter l’enluminure d’origine. Son monstre achevé, il est invité à décrire “la nature de l’animal” : son langage, son mode de vie et ses monstrueuses coutumes. Chaque animal et sa légende peuvent être imprimés dans une jolie mise en page.
L’enfant ou la classe peuvent rassembler les pages en un bestiaire fabuleux.

Un « coin des enseignants » permet à ceux-ci d’utiliser cet outil dans le cadre scolaire en prenant en compte les disciplines et les niveaux d’enseignement. Un « coin des parents » existe aussi permettant d’accompagner son enfant dans l’aventure du livre.

Pour plus de renseignement, rendez vous ici !





Les bibliothèques se mobilisent pour le prêt d’ebooks

1 07 2011

Depuis quelques mois déjà, les initiatives, partenariats et accords en faveur du prêt d’ebooks se multiplient. L’intérêt pour le lecteur est simple : il fait des économies de temps et d’argent en accédant gratuitement à un catalogue de plus en plus important de livres numériques, qu’il devrait sinon payer, et ce, de manière instantanée, sans avoir à se déplacer dans un lieu physique. La contrepartie ; une contrainte de temps d’emprunt, comme dans n’importe quelle bibliothèque. 

 Le premier sur le secteur : OverDrive

OverDrive est leader dans le domaine depuis maintenant plusieurs années. Déployant applications et partenariats avec les établissements, la firme s’installe progressivement sur le marché. A son actif, des centaines de bibliothèques, plus de 500 000 ebooks et audiobooks à disposition ainsi qu’une application Windows Phone.
 
Son concurrent, 3M, essaye de réagir, mais semble encore à la traîne, d’abord en terme de catalogue, avec seulement 5 000 titres, mais également sur les liens tissés avec les acteurs. En effet, plus 15 000 établissements publics ou universitaires proposent le catalogue d’OverDrive. De plus,  les livres numériques d’OverDrive sont compatibles avec presque tous les lecteurs ebook du marché, ainsi que les tablettes, à l’exception du Kindle.

Internet Archive et son millième partenaire.

Internet Archive s’est entouré de mille bibliothèques, réparties dans six pays différents, pour proposer plus de 100 000 ebooks du XX ème siècle en prêt. Tout titulaire d’un compte sur OpenLibrary.org peut ainsi emprunter 5 ouvrages durant deux semaines et les lire en ligne depuis un navigateur web ou les télécharger en version PDF / EPUB. Comme dans n’importe quelle bibliothèque, les livres ne peuvent être empruntés que par une seule personne à la fois.A découvrir ici

De nombreux autres acteurs sont en train de se lancer dans le prêt d’ebooks, notamment Amazon, via son Kindle, ou encore Kobo, deux géants sur le marché du livre numérique ; voyons comment cela fera évoluer les usages…





Cyberlibris fête ses dix ans !

13 05 2011

Cyberlibris a une place un peu à part dans le monde du livre numérique : ils ont été les premiers à proposer une solution d’accès au livre numérique en streaming et sur abonnement forfaitaire, dès 2001.  Leurs principaux clients ? Les bibliothèques et institutions (même si tout individu peut s’abonner directement à leurs services).

Un dixième anniversaire qui est l’occasion de faire le point sur un joli parcours…

Cyberlibris, c’est en effet maintenant :

- 400 institutions abonnées,

- Une présence dans plus de 30 pays,

- Le livre “apporté” aux endroits où il était quasiment inaccessible,

- Plus de 300 000 étudiants qui disposent dans le cadre de leurs études d’un accès permanent à leur bibliothèque numérique,

- Des milliers de professeurs qui accompagnent ces étudiants via la confection d’étagères professorales,

- Plus de 100 000 livres présents dans des étagères individuelles,

- Plusieurs dizaines de milliers d’usagers de bibliothèques municipales et départementales,

- Un accès aux bibliothèques et livres numériques indifféremment via ordinateur et iPad,

- 300 maisons d’éditions sous contrat (dont Chemins de tr@verse ! ;-) ) : françaises, belges, canadiennes, espagnoles, anglaises, américaines, suédoises, italiennes…

- Depuis 2003, plusieurs dizaines de millions de pages de livres lues et/ou imprimées et donc rémunérées aux maisons d’édition et à leurs auteurs,

- Depuis 2003, l’équivalent monétaire d’environ deux millions de livres “papier” vendus, livres qui étaient au mieux photocopiés ou (pire?) inconnus des étudiants.

… mais aussi de s’ancrer fermement dans le futur !

En 2011, Cyberlibris lance Smartlibris, une solution de consultation de livres numériques pour iPad, qui offre à ses abonnés un accès libre à plus de 9000 titres.

Et, préviennent-ils, ce n’est que le début…





Cyberlibris ouvre une bibliothèque numérique pour les familles !

25 02 2011

La société belge proposera à partir du 1er mars un abonnement familial permettant aux particuliers d’accéder à une offre “grand public” aussi bien en français, en anglais qu’en espagnol,  de plus de 9 000 titres, adaptée à tous les âges et tous les sujets.

Le but, défini par Eric Briys (fondateur du groupe), est de « fournir à chaque foyer à un coût raisonnable et dans le strict respect de la propriété intellectuelle un accès démocratique à l’outil de Savoir, d’Evasion, de Réussite et de Découverte qu’est une bibliothèque numérique. »

Depuis 2001, Cyberlibris  proposait principalement des abonnements forfaitaires au livre numérique, à partir de 0,99 €, à des écoles, universités, institutions et bibliothèques. Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’abonnés qui accèdent à des bibliothèques numériques thématiques et qui s’ouvre au grand public.

Alors gardez vos écrans ouverts, le site ouvre ses portes le 1er mars !

A découvrir ici !





Gallica s’exporte sur Facebook !

22 02 2011

La mise en place d’un nouveau plugin permet à la bibliothèque numérique de voir ses œuvres partagées et feuilletées sur les murs du réseau social de Mark Zuckerberg. Ainsi dans le cartouche “Partager” disponible en bas de chaque document, vous avez le choix entre l’export du lecteur sur votre site ou votre blog ou bien directement sur Facebook.

 

Rappelons qu’en 2010 la bibliothèque numérique Gallica battait tous ces records de fréquentation, en enregistrant une forte hausse (85%) avec une moyenne de 30 000 visiteurs par jour. Au final, plus de 7,4 millions d’internautes se sont connectés au cours de l’année contre seulement 4 millions en 2009.

Lancée en 1997 par la Bibliothèque nationale de France, le projet Gallica avait pour but de devenir la « bibliothèque virtuelle de l’honnête homme ». Au 24 février 2010, la plateforme Gallica proposait la consultation en ligne de 1 020 766 documents (ouvrages numérisés, manuscrits, presse et revues, images, cartes, paroles et musiques, partition…).

Vous pouvez venir la découvrir ici ;-)  !







La culture s’inscrit aussi dans le numérique !

18 01 2011

 

Europeana est la bibliothèque numérique européenne lancée en novembre 2008 par la Commission Européenne. L’objectif est de créer un patrimoine culturel européen et transnational par la mise en commun des ressources de chacun des 27 Etats membres sur Internet (livres, matériels audiovisuel, photographies, documents d’archives, etc.).

Pour Neelie Kroes, commissaire chargée de la stratégie numérique, et vice-présidente de la Commission Européenne, « mettre les collections de nos musées et de nos bibliothèques en ligne constitue non seulement une vitrine pour la richesse de l’histoire et de la culture européenne , mais peut également apporter de nouveaux avantages dans le domaine de l’éducation, de l’innovation et de la création de nouvelles activités économiques. De nombreuses générations pourront consulter en ligne un contenu de grande qualité ».

 

 Un groupe de réflexion a, d’ailleurs, été sommé de se pencher sur les questions de numérisation du patrimoine.  

Parmi les grands axes du rapport rendu le 10 janvier 2011, sont pointés l’importance de :

- l’engagement des Etats pour qu’en 2016 tous les fonds du domaine public soient accessibles sur la plateforme ;

- la sauvegarde d’œuvres sous droit qui ne sont plus disponibles sur le marché, avec l’assurance d’une rémunération pour les auteurs ;

- la nécessité d’une réglementation sur les œuvres orphelines ;

- le besoin d’augmenter les sommes investies dans la numérisation. Par exemple, saviez vous que le coût de la numérisation de seulement 16%  de tous les livres disponibles dans les bibliothèques de l’Union Européenne équivaudrait à la construction de 100km de routes ?

- la mise en place de partenariats non-exclusifs, privés et publics.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil ici ou !








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