Fin de ce blog !

28 03 2013

Bonjour à tous,

Les meilleures choses ont une fin, ce blog aussi ! Il est temps pour nous d’officialiser ce qui était déjà le cas depuis plusieurs mois : ce blog ne sera plus mis à jour ou alimenté de nouveautés.

La principale raison à cela, est que nous estimons qu’il n’a plus raison d’être. Le livre numérique commence en effet à être beaucoup mieux connu en France et dans le monde francophone, notre base d’information pour « non-initiés » est donc de moins en moins utile, et Internet regorge de sites et de blogs publiant toutes les nouveautés et dernières informations relatives au livre numérique. Nous arrêtons donc de relayer ces informations ; en revanche, nous continuerons à donner des nouvelles de notre maison d’édition, bien entendu ! Mais directement dans la partie « Actualités » de notre e-librairie, Bouquineo.fr, qui vient de faire peau neuve (la nouvelle version a ouvert le 22 mars, à l’occasion du Salon du livre de Paris, auquel nous étions pour la première fois présents cette année). Les principales améliorations apportées à Bouquineo.fr sont listées ici.

Nous garderons cependant ce blog accessible pendant un certain temps encore, car le volume mensuel de visiteurs qu’il reçoit reste important (malgré l’absence de publications depuis six mois maintenant !), et il nous semble donc qu’il continue à avoir un certain intérêt aux yeux de pas mal de monde. En revanche, si vous souhaitez échanger avec nous, il faut désormais le faire via notre e-librairie !

En vous remerciant de votre intérêt pour ce blog, et en espérant être de nouveau en contact avec une partie d’entre vous sur Bouquineo.fr,

Bien cordialement,

L’équipe de Bouquineo





Ebook readers : quand les classiques se refont une beauté

21 09 2012

La rentrée 2012 se caractérise pour le moment, du côté des e-readers, par le rafraîchissement des gammes dominantes d’ebook readers (Sony, Kobo, Kindle…). Un petit point sur ces nouveaux-venus pas si nouveaux que ça…

 

Le Sony PRS-T2

« Une liseuse jumelle du premier modèle T1 » ? C’est en tous cas l’avis de Les Numériques. D’un format comparable au PRS-T1 (voir notre description ici), elle possède néanmoins une interface améliorée par rapport à ce dernier, permettant d’accéder instantanément à sa lecture en cours, à sa bibliothèque (que l’on peut organiser comme on l’entend) et à la librairie intégrée – les fonctions les plus communément utilisées. Cette liseuse bénéficie aussi plus de fluidité quand on tourne les pages, et d’une meilleure batterie (7 semaines d’autonomie annoncées si on n’utilise pas le Wifi, contre 4 semaines pour le PRS-T1).

Du côté des nouvelles fonctionnalités, on peut noter la présence d’un navigateur web et d’applications permettant de se connecter depuis la liseuse à ses comptes Facebook ou Evernote. Si le PRS-T2 offre l’accès à des traducteurs multi-lingues et à la recherche dans Google ou Wikipedia, il est étonnant, et décevant, qu’il ne propose toujours pas de dictionnaire français embarqué. Autre point négatif, contrairement au PRS-T1, le PRS-T2 ne gère pas l’audio, on ne peut donc pas y lire de livres audio ou utiliser de fonction Text-to-speech.

La grande nouveauté du PRS-T2, c’est en fait la présence d’une librairie embarquée, en lien avec Chapitre.com, proposant un catalogue de130 000 livres en français, et jouant le jeu de l’ouverture : format Epub, watermarking plutôt que DRM, et possibilité via la plateforme d’applications ou via le navigateur web de s’approvisionner directement par d’autres sources que cette librairie. Sans doute l’argument le plus convaincant de cette nouvelle liseuse, vendue tout de même 149€.

Découvrir le Sony PRS-T2 en vidéo (en anglais) :

 

Les Kobo Glo, Kobo Mini, Kobo Arc

Du côté de chez Kobo, c’est trois nouveaux venus qui viennent enrichir la gamme cet automne.

Le Kobo Glo marque une véritable avancée technologique puisqu’il propose un écran e-Ink Pearl XGA Haute Définition associé à la technologie LightLux pour permettre au lecteur de lire de nuit avec le même confort qu’en journée (à tester!). Pour le reste, les caractéristiques techniques ne changent pas par rapport au Kobo Touch, à quelques petits détails près (le Kobo Glo est légèrement plus petit que son prédecesseur ; il offre 24 tailles de police au lieu de 17 précédemment ; il semble ne plus supporter le format Mobi ; par exemple). Ce qui n’est pas une tare, eu égard au succès du Kobo Touch. Il sera disponible à partir du 15 octobre pour 129,90€ (les pré-commandes sont déjà possibles sur le site de la Fnac).

En plus du Kobo Glo ont été annoncés le Kobo Mini, une version « de poche » (5 pouces) du Kobo Touch), et le Kobo Arc, une tablette conçue pour faire concurrence à la Kindle Fire d’Amazon, mais pour acheter ces deux derniers modèles en France, il semble qu’il faudra encore attendre un peu. Cette nouvelle gamme d’e-readers, très complète, devrait aider Kobo/Fnac à renforcer leur position dominante sur le marché français.

Découvrir la gamme Kobo en vidéo (en anglais) :

 

Le Kindle Paperwhite

Annoncé à peu près en même temps que le Kobo Glo, mais pas disponible en France avant 2013 à l’inverse de ce dernier, le Kindle Paperwhite offre la même avancée technologique : un écran de qualité améliorée (212ppi, 25% de contraste en plus annoncés) avec rétro-éclairage pour pouvoir lire la nuit. Amazon ne s’arrête cependant pas à cela ; l’interface et la qualité du tactile ont également été améliorés pour ce nouveau Kindle, qui annonce également de bonnes performances de batterie (jusqu’à 8 semaines si on n’utilise pas de connexion Internet), mais en revanche, reste toujours aussi fermé que ses prédecesseurs : le format Epub n’est toujours pas pris en charge. Le Kindle Paperwhite sera comme ses prédecesseurs disponible en version Wifi ou 3G, à des tarifs très bas ($119 ou $179 avec la 3G, aux Etats-Unis).

Voici une petite démonstration vidéo (en anglais, toujours !) :

Nous avons maintenant hâte aux premiers retours utilisateurs sur ces nouveaux venus ! Si vous avez eu l’occasion de tester une de ces machines, n’hésitez pas à nous dire ce que vous en avez pensé dans les commentaires !





Les 15 & 16 septembre, 200 titres de Bragelonne à 0,99€

15 09 2012

« On remet le couvert ? » Suite au grand succès de l' »opération 100k » en avril dernier, les éditions Bragelonne renouvellent la formule pour fêter leur 200 000 ebooks vendus, en proposant cette fois 200 titres à 0,99€ pendant tout le week end.

Quels sont les titres concernés cette fois-ci ? Bragelonne a décidé de « proposer la même sélection, mais d’ajouter les tomes 2 lorsque ceux-ci sont sortis, ainsi que des nouveautés depuis avril, notamment de nouvelles séries ».

Vous pouvez profiter de cette offre depuis les e-librairies Amazon.fr, ePagine, Feedbooks, Immateriel.net, iTunes Store ou encore Kobo.

 





Le livre numérique fait sa rentrée !

11 09 2012

Si septembre 2011 avait déjà marqué un grand pas en avant pour la reconnaissance de l’ebook avec un site dédié à la rentrée littéraire numérique, septembre 2012 franchit manifestement encore une étape : cette fois-ci, le livre numérique semble partie prenante des stratégies de rentrée de tous les éditeurs, plus seulement des pure-players.

Marie-Pierre Sangouard, responsable des contenus pour le Kindle d’Amazon, a ainsi déclaré : « Nous préparons notre première rentrée littéraire. C’est la première fois que nous sommes vraiment intégrés dans le processus par les éditeurs, au même titre que les libraires. Aujourd’hui, les éditeurs pensent numérique. » C’est que selon l’institut GfK, plus d’un million de livres numériques se seraient écoulés sur le marché français en 2011, pour une valeur de 12 millions d’euros. De quoi mobiliser les éditeurs, d’autant plus que les français s’équipent de plus en plus pour la lecture numérique (entre 100 000 et 150 000 seraient déjà équipés d’e-readers, et l’institut GfK prévoit la vente de 3 millions de tablettes sur l’année 2012), ce qui laisse présager que la tendance devrait rester à la hausse pour la vente de livres numériques. On s’attendrait à ce que d’ici 2015, l’ebook représente 13 % des ventes de livres en volume et 7 % en valeur (Idate).

Alors, en ce début de rentrée, quoi de neuf du côté du livre numérique ?

Plateformes de vente : ouverture de l’Amazon Appstore et du Samsung Readers Hub

Amazon vient de lancer son Appstore dans cinq pays européens, dont la France. Riche de plusieurs dizaines de milliers d’applications déjà, ce nouvel Appstore se destine clairement à concurrencer ceux d’Apple et de Google. Il se murmure très fort que ce lancement préfigure celui de la tablette Kindle Fire en Europe, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce sujet. On a le temps, la rentrée ne fait que commencer…;-).

Beaucoup plus discrètement, mais l’information reste d’importance, Samsung a ouvert cet été son e-librairie Readers Hub. Il s’agit  d’une application Android à télécharger gratuitement et qui ouvre sur une offre de livres, destinés aux smartphones Galaxy SII et SIII, Galaxy Note, aux tablettes Galaxy Tabs… Le choix de livres y est pour le moment assez restreint.

Formats : le Book Industry Study Group valide l’Epub3.

Le BISG, sorte de haute autorité de l’industrie du livre à l’international, a annoncé donner son soutien au nouveau format Epub3 dans la perspective de promouvoir l’adoption d’un format unique et universel pour les ebooks, afin de pouvoir proposer à terme une offre mondiale compatible.

Livres numériques :

Cette année, plus de 90 % des 646 titres de la rentrée littéraire « papier » sont également disponibles en numérique. C’est vrai pour les titres de Gallimard, Flammarion, Albin Michel, mais aussi de ceux de Hachette ou d’Editis. Avec une réduction moyenne de 30% par rapport au prix de leur version papier, ils restent très chers comparés aux livres purement numériques, mais cela ne semble pas être un frein majeur à l’achat : les listes de best-sellers numériques restent étonnamment proches des listes de best-sellers papier. Nous ne disposons pas à l’heure actuelle de chiffres concernant la rentrée littéraire purement numérique, qui semble cette année se faire en toute discrétion via les plateformes commerciales existantes, et non via un site dédié comme l’année dernière.





Retour d’expérience : « J’ai testé la lecture numérique à la plage »

7 09 2012

En attendant de faire notre vraie rentrée lundi🙂, nous republions ici un billet initialement paru sur le blog du Labo BNF, pour un dernier goût de vacances…

 » Pourquoi cette expérience ?

J’avais été séduit par les perspectives de la lecture numérique en vacances : elle permet d’emporter des milliers de livres dans un appareil de 200g, soit une belle garantie de valise allégée. Les liseuses permettent de lire en plein soleil et donc sur la plage, contrairement aux tablettes. Elles ont autonomie suffisante pour la durée des vacances : 2 semaines de lecture à temps plein, donc largement assez pour quelques heures par jour.

Préparation au voyage

En préparation à mes vacances, j’avais rechargé la liseuse à bloc. En effet, elle était livrée avec un simple câble de rechargement USB nécessitant un PC ; et je n’avais pas l’intention d’emporter mon PC : il aurait introduit un risque de travailler depuis mon lieu de vacances, et constituait un chargeur un peu trop lourd et encombrant… J’avais aussi préchargé un certain nombre de livres et d’articles de blogs dans la liseuse. Car, en l’absence estivale de PC et de Wifi, il était impossible d’y installer aucun contenu, avec mon modèle dépourvu de connexion 3G.

Le douloureux apprentissage de la vie numérique loin de chez soi…

Arrivé sur mon lieu de vacances, j’ai rapidement constaté qu’une liseuse demande une grande vigilance : j’ai rattrapé de justesse mes enfants qui voulaient en faire le pont-levis de leur château de sable… La liseuse n’aime ni l’eau ni le sable, et j’avais oublié d’acheter un “DryCase”…

Coté contenu, j’ai vite réalisé que j’étais tombé dans le piège des livres gratuits proposés par le vendeur de liseuse : on m’avait conseillé “L’art de la guerre” de Sun Tzu, qui ne m’a pas passionné ; mon envie de relire Jules Verne n’était pas si forte. Il est vrai que je n’avais pas pris le temps de parcourir le catalogue du projet Gutenberg ou celui de Gallica… Si les catalogues de eBooks se sont largement étoffés, il reste encore des marges de progression. Impossible de trouver des ouvrages adaptés à une prise de recul estivale, comme, par exemple, “The Timeless Way of Building” de Christopher Alexander.

Epilogue

Il s’est avéré que, trop confiant dans l’autonomie de ma liseuse, j’avais oublié d’en désactiver le wifi : elle s’est déchargée en 3 jours… J’ai donc terminé mes vacances en retombant dans la lecture de l’actualité sur mon Smartphone (dont j’avais emporté le chargeur). Et mon expérience de la lecture profonde sur écran eInk a finalement tourné court… Pour relativiser cette aventure, il faut se souvenir que les beaux livres n’aiment pas non plus le sable. Et un des avantages de la lecture numérique est de pouvoir accéder aux mêmes contenus à partir d’un smartphone, une tablette, ou une liseuse en s’organisant bien (voir Lire dans le Cloud). L’expérience reste la meilleure garantie contre les mauvaises surprises. »





Google Play Livres enfin disponible en France !

18 07 2012

Ce matin, la tant attendue e-librairie de Google a fait son apparition pour les lecteurs français !

Google Play Livres c’est tout d’abord un catalogue de plusieurs milliers d’ebooks (PDF et ePub), couvrant assez largement le catalogue numérique français (livres créés en numérique comme livres papier numérisés, œuvres françaises et étrangères), et notamment ses best-sellers. Avec la loi sur le prix unique du livre numérique, pas de surprise sur les prix, ils sont identiques à ceux pratiqués partout ailleurs, allant de quelques centimes d’euros (en général, des publications d’éditeurs pure-player) à 19€ (en général, des versions numériques d’ouvrages existant en papier…). Il est possible de consulter gratuitement un extrait d’un livre avant de l’acheter. Les livres sont classés par catégories, avec un évident effort de marketing :

Google Play Livres, c’est également une application de lecture simple mais efficace ; elle fonctionne de manière fluide, propose pas mal de réglages pour améliorer le confort de lecture (taille de police, luminosité, couleur du fond de l’écran…), ainsi qu’un marque-pages bien utile, car il peut être synchronisé sur les différents appareils de lecture utilisés par le lecteur.

Pour découvrir ce nouveau service par vous-même, c’est ici !

 





Ebooks & marketing : un pas en avant, un pas en arrière…

2 07 2012

Un pas en avant
deux pas en arrière
Deux pas en avant
un pas en arrière
Telle est ma philosophie.

En somme vous n’avancez pas

Non, mais je danse

Albert Memmi, Le mirliton du ciel, éd. Chemins de tr@verse, 2011

Cette citation illustre joliment les expériences qui ont lieu ces temps-ci en matière de marketing des livres numériques – car quoi que l’on en dise, on est encore loin de maîtriser les ficelles commerciales de ce marché émergent qu’est le livre numérique. Alors on enchaîne les expériences, certaines plutôt innovantes, ou tout du moins clairement numériques, mais d’autres aussi qui s’inscrivent dans la droite lignée de la promotion des livres papier. Voici quelques expériences récentes assez amusantes à cet égard…

La distribution de livres numériques dans la rue

C’est une expérience sympathique qui a été tentée par Kobo début juin dans le métro de Toronto. Accompagnée de l’auteur Julie Wilson, qui avait écrit pour l’occasion un recueil d’histoires courtes, « Seen Reading », l’équipe de Kobo a offert un Kobo Touch préchargé avec « Seen Reading » aux cent premières personnes croisées dans les couloirs du métro en train de lire (livres papier ou numériques). Voici une petite vidéo réalisée à cette occasion :

La dédicace de livres numériques

Allant encore plus loin dans la re-matérialisation des ebooks, certains travaillent à permettre la dédicace de livres numériques. Amazon a ouvert une plateforme spécifique à cet effet, KindleGraph, qui rassemble pas moins de 3 500 auteurs et 15 000 titres, mais n’est pas seule sur le créneau ; deux outsiders existent déjà, Spreecast et Autography, qui pour le dernier, a même trouvé une solution pour impliquer les libraires dans son service. Tout ceci n’est bien sûr accessible qu’aux anglophones à l’heure actuelle…

Les programmes de miles et autres points fidélité

Autre outil marketing très classique, bien que pas du tout spécifique au livre. C’est l’éditeur Diesel eBooks qui tente cette expérience, en partenariat avec Koinz Media Team, et qui va ainsi permettre aux clients de banques, d’hôtels et de programme de fidélité d’aviation d’utiliser leurs points fidélité pour acheter des ebooks parmi un catalogue de 500 000 titres proposés dans ce cadre.

Les clubs de lecture 

Traditionnel dans le concept, le club de lecture se réinvente néanmoins à l’heure du numérique. Si de petits clubs émergent et disparaissent régulièrement ici et là sur la toile, cette fois, c’est une initiative d’ampleur qui vient de démarrer : la légendaire Oprah Winfrey ouvre son club de lecture numérique, « Oprah’s Book Club 2.0 ». Affaire à suivre…

Bien sûr des expériences plus innovantes ont également lieu, comme l’opération 100k de Bragelonne il y a quelques mois, les différentes initiatives de promotion de livres sur réseaux sociaux ou encore toutes les offres qui fleurissent actuellement autour du concept de freemium (service de base gratuit pouvant être amélioré contre de l’argent). Tant qu’il n’y a pas de ligne claire à suivre, profitons-en, dansons…








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