Ces bibliothèques qui vous font découvrir des lecteurs numériques !

6 07 2011

Initiée en novembre 2010, l’étude lancée par le MOTif dans six bibliothèques rurales des Yvelines, ainsi qu’une autre du Val d’Oise a pris fin en avril dernier. Misant sur la curiosité du public, L’expérience a rencontré un grand succès, avec des listes d’attente tout au long des six mois de l’opération. Le but était simple : prêter des lecteurs ebook (des Cybook Opus) aux usagers et recueillir leurs impressions par la suite. 161 personnes ont accepté de répondre ; alors quel est le profil de l’emprunteur-type ? Qu’est-ce que ces personnes ont pensé de la liseuse ? Quels en sont les usages les plus adéquats? Petit tour d’horizon des principales conclusions de l’étude.

Les femmes lisent plus

L’usager-type est majoritairement une femme (75%), âgée entre 35 et 44 ans et qui est une grande lectrice, avec plus de 20 livres lus par an. Une appréciation positive de la liseuse mais des usagers pas encore prêts à l’achat. Bien qu’on lui reconnaisse une utilité lors des vacances et des déplacements quotidiens, les emprunteurs préfèrent sans équivoque le livre papier. En cause, la lenteur de l’appareil, l’absence de couleur et d’usage tactile, la visibilité réduite, etc. A noter que les modèles mis à disposition étaient des Cybook Opus ; des appareils plus récents ont depuis pallié à ces problèmes.

Ils sont tout de même 60% à avoir lu un livre entier sur la liseuse empruntée et leur appréciation globale de l’objet est positive. 65% attendent encore des améliorations techniques des appareils avant d’en acquérir et ils sont 80% à penser que dans quelques années, ils liront  aussi bien sur support papier que numérique.

Où lisent-ils ?

95 % des emprunteurs ont lu chez eux et 30 % dans les transports. Mais , à l’avenir, numérique et papier auraient chacun sa propre utilité ; numérique en déplacements, papier chez soi, ou papier pour la lecture plaisir et numérique pour l’utilitaire.
 
Les  bibliothécaires ont aussi testé  les e-readers

Très favorables à l’opération, ces derniers considèrent que la lecture numérique pourrait amener de nouveaux publics et devenir complémentaire du papier. Mieux : les lecteurs ebook introduiraient une évolution de leur métier, qui deviendrait plus technique – sans pour autant que le conseil ne disparaisse. « Il faudra guider et former les usagers aux nouveaux supports. L’approche sera différente pour présenter les livres et leurs contenus : le prêt à distance nécessitera une mise en valeur des fonds différente », expliquent-ils.

Des propos encourageants et une initiative appréciée, puisqu’un projet similaire devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, dans le département de Seine-Saint-Denis.

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31 05 2012
Nathaliothecaire

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