Nouvelle publication – Roman « La Princesse de San Julia », par Hugues Lafontaine

21 11 2011

Le roman historique, vocation de la nouvelle collection « Histoire d’histoires », est un exercice acrobatique : comment à la fois susciter l’intérêt passionné du lecteur, en lui donnant envie de tourner chaque page pour connaître la suite, dans un contexte et selon un déroulement dramatique qui respecte pourtant la vérité historique ? Car l’histoire ne présente que rarement un enchaînement d’événements spectaculaires, mettant en scène des personnages exaltants qui retiennent l’intérêt jusqu’au bout du récit. C’est le défi qu’a relevé avec brio Hugues Lafontaine, féru d’histoire et amoureux de l’Andorre, avec son roman La Princesse de San Julia.

En recevant ce texte, j’ai immédiatement été attirée par ce récit très prenant qui réunit un lieu peu connu, mystérieux, l’Andorre, une période féconde en péripéties, les années trente et quarante, et des personnages émouvants et passionnés. En tant que directrice de collection, je suis heureuse et fière de lancer la série « Histoire d’histoires » avec La Princesse de San Julia. Je souhaite de tout mon coeur que de nombreux lecteurs et lectrices soient émus, comme je l’ai été, par le destin tourmenté de Marietta, de son petit frère Cheno et du beau Roberto, victimes et acteurs du communisme, du fascisme et du nazisme.

Dès que vous l’aurez lu, n’hésitez pas à revenir sur ce blog pour nous faire part de vos commentaires sur La Princesse de San Julia !

Séverine Klein, directrice de la collection « Histoire d’histoires ».

————————————-

Interview de l’auteur de La Princesse de San Julia, Hughes Lafontaine.

– Comment avez-vous eu l’idée de ce livre?

La genèse de ce livre procède d’un long cheminement, de douze années à vivre en Andorre, à Saint-Julia de Lauria, à connaître la langue, la culture, l’histoire et les légendes de mon environnement. Venant de l’enseignement, j’étais naturellement curieux de découvrir les racines de cette région très secrète.

J’ai eu une première approche de la princesse de Saint Julia en découvrant une plaque apposée sur le fronton de l’église de Toloriu, village perdu dans les Pyrénées espagnoles, à 50 km d’Andorre.
Rédigée en français, elle honorait la mémoire d’une princesse aztèque, morte et enterrée dans le village cinq siècles plus tôt, avec son trésor toujours recherché.

La plaque faisait allusion à un mystérieux ordre des « chevaliers aztèques de France. »

J’avais un sujet, il me restait à bâtir une histoire.
Dans quelle mesure l’histoire de La Princesse de San Julia puise-t-elle dans la réalité historique ?

J’ai voulu reconstituer le plus fidèlement possible, avec les sources à ma disposition (livres, articles, musées, témoignages, visites), le contexte d’une époque troublée (1936/ 1945) qui donne à la fiction amoureuse toute sa portée dramatique.

La princesse de Saint-Julia n’est pas un livre d’histoire mais avec Marietta et les siens, on vit le quotidien de jours difficiles. Marietta, mon héroïne, se réfugie à Saint-Julia, ville frontière avec l’Espagne. Elle y côtoie les réfugiés de tous bords, la garnison française, les passeurs de la liberté, les travailleurs des manufactures de tabac. Elle suit avec espoir ou crainte les plans d’invasion des anarchistes espagnols, l’avancée des troupes franquistes, l’irruption de la Gestapo dans la principauté. Elle rencontre celui qui pourrait être son cousin, qui se prétendra lui aussi descendant de la princesse aztèque pour monter une authentique et énorme escroquerie aux titres de noblesse.

Et la petite Marietta aime un de ces anarchistes qui lui ont fait quitter La Seu d’Urgell, sa ville natale, comme d’autres ont suivi le même chemin dans le même temps, dans la réalité.

–  Y aura-t-il une suite ?

La fin du roman est ouverte… Elle peut appeler une suite… Si suffisamment de lecteurs, et moi-même, avons envie de revoir Marietta.

Pour lire gratuitement le premier chapitre du livre (et/ou pour l’acheter ! 🙂 ), c’est ici.

Vous l’avez lu et vous avez aimé ? N’hésitez pas à en faire part sur les pages Facebook et Babélio de La Princesse de San Julia !

Publicités

Actions

Information

3 responses

24 11 2011
RIVIERE

J’ai découvert ce livre sur Bouquineo. J’ai lu avec enthousiasme et bonheur le premier chapitre, mis à la disposition des lecteurs, sur votre site.
C’est agréable, prenant et ne donne qu’une envie : découvrir la suite.
Je compte acheter cet ouvrage.

5 12 2011
10 11 2012
LAFONTAINE Hugues

Merci de votre appréciation. J’ai abordé un sujet mal connu, la guerre d’Espagne dans l’endroit où je vis, mais l’histoire que je conte n’a pas de lieu, elle est universelle. Peut-on s’aimer au delà des clivages, des haines et des rancoeurs? Par la suite, je lis toujours des livres d’histoire concernant le sujet que j’ai traité et ils me confirment dans ce que j’ai écrit de la période… On fuisllait facilement dans les Pyrénées de ce temps.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :