Ebooks jeunesse : quand les enrichissements appauvrissent la lecture

11 06 2012

Une étude des chercheurs du Joan Ganz Cooney Center, basé à New York, montre que les enrichissements apportés aux ebooks jeunesse, par la distraction qu’ils favorisent, ont tendance à perturber la compréhension et la mémorisation de l’histoire par l’enfant.

Au cours de l’étude, menée sur 32 parents et leurs enfants âgés de 3 à 6 ans, les familles ont reçu un livre papier, un ebook classique sur lecteur et un ebook amélioré sur tablette. Et il s’avère que les enfants retiennent de l’ebook enrichi essentiellement les petits détails accessoires animés, au détriment des détails de l’histoire voire même de son déroulement, ce qui n’est pas bon pour leur apprentissage de la langue. « L’ebook enrichi est moins efficace que la presse écrite et les ebooks classiques, qui profitent davantage des atouts d’une lecture commune », soulignent les chercheurs Cynthia Chiong, Jinny Ree, Lori Takeuchi et Ingrid Erickson.

Des conclusions qui ne vont pas faire plaisir à la multitude d’acteurs du domaine de l’édition jeunesse qui se sont engouffrés dans ce nouveau domaine qu’est l’ebook enrichi ces dernières années. Mais qui sont pourtant assez intuitives. Suffisamment pour que nous n’ayons pas attendu cette étude, aux éditions Chemins de tr@verse, pour choisir une ligne éditoriale jeunesse très simple, épurée, centrée sur des histoires de qualité soutenues par des illustrations en harmonie avec l’esprit de l’histoire. Pas que nous rejetions en bloc les enrichissements numériques – nous faisons aussi des expériences dans ce domaine, et sortirons notre premier ebook jeunesse enrichi en septembre (une édition numérique du classique Drôle d’alphabet ou les aventures d’une tarte aux pommes par Agnès Rosenstiehl) – mais nous nous refusons à faire des enrichissements « gadgets », qui n’apportent rien à l’enfant en termes pédagogiques. Pour nous, un livre jeunesse doit, par son fond, accompagner l’enfant dans les grands défis cognitifs, relationnels, émotionnels, qui sont les siens, et par sa forme, aider l’enfant dans son acquisition de la langue et dans la construction de sa faculté de mémorisation. Tout ce qui vient perturber ces processus constitue à nos yeux un appauvrissement du livre et non un enrichissement.

Alors, faut-il remiser tous ces livres super-enrichis et s’en retourner aux bons vieux livres classiques ? Les chercheurs du Joan Ganz Cooney Center ne sont pas aussi durs. « Les enfants semblent les apprécier. Si les livres enrichis peuvent impliquer des enfants qui n’auraient pas été intéressés par la lecture, cela nous permettra d’atteindre un objectif important. Dans notre étude, nous avons surtout cherché à porter l’accent sur l’apprentissage et la compréhension. Ce n’est cependant qu’une des nombreuses finalités de la lecture. Si le but est tout simplement d’amuser ou d’explorer un conte classique, d’une nouvelle manière, les livres enrichis sont importants. »

Tous les chemins mènent à Rome…

Pour découvrir notre catalogue jeunesse, c’est ici.

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La lecture numérique en France : mise en perspective

8 04 2012

Un baromètre semestriel sur les usages du livre numérique en France a été mis en place par la Sofia, le SNE et la SGDL avec une première étude en mars 2012 qui a porté sur 2014 personnes pour l’échantillon « population française » et sur 505 personnes pour l’échantillon « lecteurs de livres numériques ». Nous vous en présenterons ici quelques conclusions majeures, mises en perspective avec celles issues de l’étude menée par le cabinet GFK en mai 2011 (sur un échantillon de 1000 personnes) ainsi que de chiffres nous provenant des Etats-Unis afin de mieux discerner le chemin qu’elles semblent tracer pour l’évolution de la lecture numérique en France.

L’ebook, aujourd’hui, ça concerne qui ?

Selon ce nouveau baromètre, réalisé par OpinionWay, seuls 5% des français auraient déjà lu, au moins en partie, un livre numérique, un chiffre étonnamment bas comparé au résultat de 14% obtenu par Gfk. Selon le baromètre OpinionWay, seuls 5% supplémentaires de la population française envisageraient de lire en numérique. A titre indicatif, aux Etats-Unis, on estime en février 2012 que 21% de la population aurait déjà lu un ebook.

Quel est le profil du lecteur d’ebooks ? Sans surprise, plutôt un homme, de moins de 35 ans et de CSP supérieure, et surtout, déjà gros consommateur de livres papier. Parmi les lecteurs de livres numériques, au cours du mois écoulé, 65% auraient lu un livre papier et 49% un ebook. Le livre numérique apporterait ainsi de nouvelles pratiques (et un plus gros volume de lecture, pour 24% des sondés), plus que de nouveaux lecteurs. Ceci est cohérent avec la tendance observée aux Etats-Unis. Une étude menée par le Pew Research Center conclut ainsi qu’en 2011, 72 % des lecteurs auraient lu un livre imprimé, et environ 88 % des personnes ayant lu au moins un ebook pendant l’année auraient également lu un livre imprimé.

 

Ebooks vs. livres papier

Comment se positionnent livres numériques et livres papier dans ces nouveaux usages ? La possession d’un terminal de lecture, la facilité de stockage, la mobilité et le prix sont selon le baromètre OpinionWay les principaux arguments qui semblent jouer en faveur du livre numérique, tandis que le confort de lecture, la variété du choix et le plaisir d’offrir constituent les atouts majeurs du livre imprimé. Ces résultats s’inscrivent dans la droite ligne de ce que l’on observe aux Etats-Unis.

En termes de type de livres lus, la littérature semble avoir la part belle dans les usages des lecteurs d’ebooks ; 62% déclarent en lire. Leur second choix va aux documents, actualités, essais, livres de beaux arts et livres pratiques (32% des achats) puis aux livres scientifiques et techniques (30%), aux dictionnaires et encyclopédies (27%), aux livres de sciences sociales (24%), aux bandes dessinées (22%) et à l’enseignement scolaire (18%). Seuls 13% lisent de la littérature numérique jeunesse, 12% des livres traitant de religion ou d’ésotérisme, et 11% des guides touristiques et autres ouvrages de documentation. Cette classification ne permet pas d’observer si se vérifie en France l’engouement pour les ebooks de SF et de littérature sentimentale et/ou érotique constaté aux Etats-Unis.

Pour les années à venir, 44% des lecteurs d’ebooks prévoient d’accroître leurs usages légaux de livres numériques et 43% de les maintenir au même niveau. 73% des lecteurs d’ebooks envisagent une stabilité ou une augmentation de leur usage du livre imprimé.

Sur quoi lit-on des ebooks aujourd’hui ?

Selon le baromètre OpinionWay, les principaux supports de lecture de livres numériques actuellement restent l’ordinateur, portable (45% des lecteurs d’ebooks) ou fixe (30%), suivi des téléphones portables et smartphones (22%), des tablettes (18%) et des liseuses (17%). Ces chiffres sont tout à fait comparables à ceux auxquels aboutissait l’étude Gfk en mai dernier (support de lecture principal l’ordinateur à 56%, le téléphone portable à 19%, la tablette à 15%). La pénétration des liseuses est beaucoup plus marquée aux Etats-Unis où elle talonne l’ordinateur comme support de lecture (41% des lecteurs d’ebooks contre 42% pour l’ordinateur).

Le baromètre apporte également un autre éclairage intéressant sur le choix du support de lecture en corrélant possession d’un support électronique et utilisation de ce support pour la lecture. Sans surprise, 92% des possesseurs de liseuses l’utilisent pour lire, mais c’est également le cas de 79% des lecteurs possesseurs de tablettes. Ce chiffres tombent à 56% pour les possesseurs d’ordinateurs portables, 45% pour les ordinateurs fixes et 27% pour les smartphones.

 

Où s’approvisionne t-on en ebooks ?

Selon le baromètre OpinionWay, 80% des lecteurs d’ebooks se contenteraient de l’offre légale disponible, par respect du droit d’auteur (55% des répondants), par crainte de la sanction (30%) ou par satisfaction de l’offre existante (25%).

20% des lecteurs d’ebooks auraient en revanche déjà eu recours à une offre illégale de livres numériques, le plus souvent parce que l’offre légale manquait ou était trop chère (63% des répondants). Effet de hasard, pudeur des répondants ? Ce chiffre de 20%, déjà élevé, est pourtant bien inférieur à celui obtenu par Gfk (29%).

Toujours selon le baromètre OpinionWay, 74% de lecteurs d’ebooks auraient déjà acheté au moins un livre numérique. 36% se cantonnent donc aux ebooks gratuits, proportion à laquelle parvenait également l’étude Gfk.

Les ebooks sont achetés principalement en paiement à l’acte (67%) et chez des « géants » de l’Internet comme Amazon, l’Apple Store ou Google Books (cela arrive à 38% des lecteurs d’ebooks) ou du commerce culturel comme Fnac, Cultura ou Virgin (30%). Les sites de libraires (Dialogue, La Procure, Le furet du nord…) attirent encore 19% des lecteurs d’ebooks. Les sites d’acteurs « pure-players » ou d’auteurs restent en revanche une source d’approvisionnement marginale (11% vont dans des e-librairies pure-players, 8% sur des sites d’éditeurs ou d’auteurs), confirmant si besoin en était, que ce marché émergent est encore complètement entre les mains d’acteurs « traditionnels ».

 

Il est intéressant de constater que d’une année sur l’autre, les grandes tendances de la lecture numérique en France ne semblent pas évoluer de manière fondamentale et restent globalement cohérentes avec ce que l’on peut observer aux Etats-Unis. Une différence majeure entre ces deux pays est le taux de pénétration des liseuses, qui a sans doute une influence non-négligeable sur le décollage du marché, et que l’on peut expliquer au moins en partie par un simple décalage dans le temps ; aux Etats-Unis, la première liseuse vraiment pratique, et autonome, avec sa connexion Internet, est apparue en 2007 (c’était la première version du Kindle) quand en France il a fallu attendre 2011. Garder les yeux rivés au delà de l’Atlantique pour essayer de prévoir les évolutions du livre numérique en France n’est donc pas complètement absurde.

En attendant, dans les années à venir, selon le baromètre OpinionWay, 44% des lecteurs d’ebooks pensent augmenter leur usage de livres numériques légaux et 43% le maintenir ; 11% seulement pensent le diminuer. Rappelons tout de même que ces lecteurs ne constituent selon ce baromètre que 5% de la population française ; si la tendance est positive, la route reste longue. Et parsemée de défis : rendre le prix des livres numériques plus accessible, accroître et diversifier l’offre légale, améliorer les supports de lecture, les fichiers… ce n’est encore que le début de l’aventure !

Pour ceux qui veulent aller plus loin, l’étude complète est disponible ici.





Ces bibliothèques qui vous font découvrir des lecteurs numériques !

6 07 2011

Initiée en novembre 2010, l’étude lancée par le MOTif dans six bibliothèques rurales des Yvelines, ainsi qu’une autre du Val d’Oise a pris fin en avril dernier. Misant sur la curiosité du public, L’expérience a rencontré un grand succès, avec des listes d’attente tout au long des six mois de l’opération. Le but était simple : prêter des lecteurs ebook (des Cybook Opus) aux usagers et recueillir leurs impressions par la suite. 161 personnes ont accepté de répondre ; alors quel est le profil de l’emprunteur-type ? Qu’est-ce que ces personnes ont pensé de la liseuse ? Quels en sont les usages les plus adéquats? Petit tour d’horizon des principales conclusions de l’étude.

Les femmes lisent plus

L’usager-type est majoritairement une femme (75%), âgée entre 35 et 44 ans et qui est une grande lectrice, avec plus de 20 livres lus par an. Une appréciation positive de la liseuse mais des usagers pas encore prêts à l’achat. Bien qu’on lui reconnaisse une utilité lors des vacances et des déplacements quotidiens, les emprunteurs préfèrent sans équivoque le livre papier. En cause, la lenteur de l’appareil, l’absence de couleur et d’usage tactile, la visibilité réduite, etc. A noter que les modèles mis à disposition étaient des Cybook Opus ; des appareils plus récents ont depuis pallié à ces problèmes.

Ils sont tout de même 60% à avoir lu un livre entier sur la liseuse empruntée et leur appréciation globale de l’objet est positive. 65% attendent encore des améliorations techniques des appareils avant d’en acquérir et ils sont 80% à penser que dans quelques années, ils liront  aussi bien sur support papier que numérique.

Où lisent-ils ?

95 % des emprunteurs ont lu chez eux et 30 % dans les transports. Mais , à l’avenir, numérique et papier auraient chacun sa propre utilité ; numérique en déplacements, papier chez soi, ou papier pour la lecture plaisir et numérique pour l’utilitaire.
 
Les  bibliothécaires ont aussi testé  les e-readers

Très favorables à l’opération, ces derniers considèrent que la lecture numérique pourrait amener de nouveaux publics et devenir complémentaire du papier. Mieux : les lecteurs ebook introduiraient une évolution de leur métier, qui deviendrait plus technique – sans pour autant que le conseil ne disparaisse. « Il faudra guider et former les usagers aux nouveaux supports. L’approche sera différente pour présenter les livres et leurs contenus : le prêt à distance nécessitera une mise en valeur des fonds différente », expliquent-ils.

Des propos encourageants et une initiative appréciée, puisqu’un projet similaire devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, dans le département de Seine-Saint-Denis.





Quand l’électronique souple libère notre imagination…

11 05 2011

Après le pianocktail de Boris Vian, qui permettait aux talentueux pianistes de se transformer en barmans hors pair, voici le Paperphone, la feuille de papier qui permet de téléphoner, écouter de la musique ou encore lire des livres numériques :-)…

Une équipe de chercheurs canadiens et américains a développé ce prototype de smartphone qui prend la forme d’un écran flexible recouvert d’une surface tactile, réactive au stylet et pliable.

Il utilise la technologie e-Ink, avec toutes les limitations d’usage que l’on connaît à celle-ci (pas de couleur, pas de possibilité de lire de la vidéo, etc.), mais cela pourrait bien évoluer d’ici sa mise sur le marché, pas envisagée avant cinq ans !

Si la technologie de l’écran souple est connue depuis déjà quelques années, la nouveauté ici est le soin apporté à comprendre comment en rendre l’utilisation la plus efficace et la plus intuitive possible, et donc à en faire à terme une alternative viable aux outils électroniques actuels… Qui sait, peut-être dans dix ans nous promènerons-nous tous avec un Paperphone, ou un Snaplet (bracelet-ordinateur imaginé par la même équipe de chercheurs !) ?

Démonstration du Paperphone (en anglais ! ) :





Enfin des chiffres sur la lecture numérique en France !

5 05 2011

Ils nous viennent de l’institut Gfk qui vient de mener une étude à ce sujet auprès d’un échantillon de 1000 personnes.

Même si la lecture numérique reste très marginale en France, elle marque des progrès notables : ce sont 14% des internautes français qui consommeraient maintenant des livres numériques !

Ils en consomment encore relativement peu (82% des répondants ont consulté moins de 10 documents numériques au cours du dernier trimestre) et il s’agit pour beaucoup (voire exclusivement, pour 34% des consommateurs de livres numériques) de livres gratuits. Mais cela marque déjà un début d’appropriation de ce nouveau mode de lecture.

Que lisent les adeptes de livres numériques ?

De façon étonnante, ils lisent essentiellement de la littérature (68% des parts de marché), et notamment des nouveautés littéraires pour 59% des répondants. Seulement 34% des parts de marché reviennent au livre pratique. On aurait pu s’attendre à ce que la lecture numérique soit adoptée en premier lieu dans un but d’accès pratique, efficace et fiable à de l’information dont on aurait besoin. Le fait qu’elle soit déjà en voie d’être adoptée dans un but de loisirs est aussi surprenant qu’encourageant pour la suite.

Sur quel support lisent-ils ?

Selon l’institut Gfk, 56% des internautes lisent encore essentiellement sur leur ordinateur. La lecture sur téléphone portable représente 19% de leur temps de lecture et la lecture sur tablette 15%.

Où s’approvisionnent-ils en livres numériques ?

C’est en premier lieu vers les librairies en ligne que se tournent les internautes à la recherche d’un livre numérique à se mettre sous la dent, à 39%. 34% passent plutôt par des applications dédiées (de type iBooks). Enfin, 29% des internautes reconnaissent avoir recours au téléchargement illégal de livres numériques, un chiffre tout de même élevé et qui invite à creuser plus avant les raisons profondes de ce phénomène afin d’y apporter une réponse appropriée avant que ses effets ne soient trop dévastateurs…





Pourquoi lit-on moins vite sur les lecteurs numériques ?

1 04 2011

eBookmarket s’est interrogé dans une nouvelle étude sur le temps de lecture d’un livre en fonction du support sur lequel il est lu. Les participants ont ainsi été invités à lire un même ouvrage en version papier, sur iPad, sur Kindle et sur PC.

Les conclusions sont sans appel, nous mettrions plus de temps à lire sur un e-reader ou une tablette. Nous lirions en moyenne 6,2%  moins vite sur iPad que sur papier et, plus étonnant encore, 10,7% moins vite sur Kindle. Les raisons avancées par l’étude sont une question de poids (notamment pour iPad), de contraste, de taille d’écran et donc de quantité de texte affiché pour les liseuses. L’affichage d’une seule page à la fois, et la perte de temps lié au fait de tourner une page sur une liseuse, sont également pointés du doigt.

 D’autres études se sont intéressées à ce phénomène et plus précisément au mouvement des yeux pendant la lecture.

Thierry Baccino, directeur scientifique à la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette, a ainsi démontré que nous lirions 25 % moins vite sur un écran rétro-éclairé  de type iPad. Deux points de fixation sur le même mot sont en effet nécessaires pour le lire quand un seul point est suffisant pour l’encre électronique, présente sur la plupart des liseuses et le papier. 

Mais lire moins vite, qu’est-ce que cela signifie ? La lecture est avant tout un acte personnel où chacun va à son rythme. Une lecture rapide présuppose-t-elle une bonne qualité de lecture ou de mémorisation ? Les objectifs d’une lecture à une autre diffèrent ; nous ne prêtons pas la même attention lorsque nous lisons une brève fantaisiste ou un article scientifique.

Par ailleurs, une autre étude, nous montre qu’au contraire, on se souviendrait moins d’un ouvrage que l’on aurait « bien » lu. C’est à dire que plus la lecture est difficile, meilleure en est la mémorisation. Ainsi on se souviendrait davantage d’un livre lu si la typographie n’était, par exemple, pas uniforme. De quoi se retourner la tête face à autant de discours et d’études discordantes !

Et vous, qu’en pensez-vous ?





Qui apprivoisera qui en premier ?

23 03 2011

Depuis 2009, nous assistons à une forte évolution de l’offre des supports de lecture numérique avec le développement de terminaux multifonctions et de tablettes dédiées. De plus en plus de plateformes de téléchargement d’anciens et de nouveaux livres disponibles en français voient également le jour. Mais qu’en est-il de l’amour/désamour des Français à l’égard du livre numérique ?

Une étude réalisée en janvier 2011 par Ipsos MediaCT, montre que 61% des Français ont déjà entendu parler de livre numérique contre seulement 47% il y a un an et demi. Le nombre de lecteurs est en légère hausse, bien qu’il soit encore faible (8% contre 5% en 2009), et l’intérêt pour la lecture de livre numérique semble peiner, globalement, à décoller.

Lecture sur écran fatigante, perte du contact avec l’objet « livre », offre trop restreinte… sont autant de raisons citées pour conforter une préférence claire pour le livre papier, toujours perçu comme le support idéal du livre. Pourtant, 37% des répondants considèrent que le livre numérique est un livre papier amélioré et 25% le trouvent aussi confortable que le papier, ce qui signifie que plus d’un quart des Français apprécie le numérique au moins autant que le livre papier. Les lecteurs actuels sont plutôt jeunes, CSP+, et vivent en région parisienne, mais ce sont aussi de gros lecteurs de livres papier, et leur prise en considération des avantages du numérique (gain de place, de poids, d’argent,…) laisse présager un bel avenir à ce marché naissant.

Le livre numérique s’adresse encore à une partie marginale de la population, mais nous sommes convaincus qu’il va rentrer dans les mœurs de façon beaucoup plus générale (même si cela ne signifie en aucun cas la fin du livre papier !). C’est pourquoi nous avons à cœur, en tant qu’éditeur numérique et e-libraire, de continuer à développer notre offre et nos services dans le sens d’une valeur ajoutée toujours plus grande pour le livre numérique, pour lui donner une place réelle et spécifique dans la vie de tous, que ce soit pour des considérations d’ordre pratique et/ou, nous l’espérons, de plaisir !

N’hésitez pas à nous rendre une petite visite et à consulter gratuitement quelques extraits de nos publications 😉 !








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