Le livre numérique fait sa rentrée !

11 09 2012

Si septembre 2011 avait déjà marqué un grand pas en avant pour la reconnaissance de l’ebook avec un site dédié à la rentrée littéraire numérique, septembre 2012 franchit manifestement encore une étape : cette fois-ci, le livre numérique semble partie prenante des stratégies de rentrée de tous les éditeurs, plus seulement des pure-players.

Marie-Pierre Sangouard, responsable des contenus pour le Kindle d’Amazon, a ainsi déclaré : « Nous préparons notre première rentrée littéraire. C’est la première fois que nous sommes vraiment intégrés dans le processus par les éditeurs, au même titre que les libraires. Aujourd’hui, les éditeurs pensent numérique. » C’est que selon l’institut GfK, plus d’un million de livres numériques se seraient écoulés sur le marché français en 2011, pour une valeur de 12 millions d’euros. De quoi mobiliser les éditeurs, d’autant plus que les français s’équipent de plus en plus pour la lecture numérique (entre 100 000 et 150 000 seraient déjà équipés d’e-readers, et l’institut GfK prévoit la vente de 3 millions de tablettes sur l’année 2012), ce qui laisse présager que la tendance devrait rester à la hausse pour la vente de livres numériques. On s’attendrait à ce que d’ici 2015, l’ebook représente 13 % des ventes de livres en volume et 7 % en valeur (Idate).

Alors, en ce début de rentrée, quoi de neuf du côté du livre numérique ?

Plateformes de vente : ouverture de l’Amazon Appstore et du Samsung Readers Hub

Amazon vient de lancer son Appstore dans cinq pays européens, dont la France. Riche de plusieurs dizaines de milliers d’applications déjà, ce nouvel Appstore se destine clairement à concurrencer ceux d’Apple et de Google. Il se murmure très fort que ce lancement préfigure celui de la tablette Kindle Fire en Europe, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite à ce sujet. On a le temps, la rentrée ne fait que commencer…;-).

Beaucoup plus discrètement, mais l’information reste d’importance, Samsung a ouvert cet été son e-librairie Readers Hub. Il s’agit  d’une application Android à télécharger gratuitement et qui ouvre sur une offre de livres, destinés aux smartphones Galaxy SII et SIII, Galaxy Note, aux tablettes Galaxy Tabs… Le choix de livres y est pour le moment assez restreint.

Formats : le Book Industry Study Group valide l’Epub3.

Le BISG, sorte de haute autorité de l’industrie du livre à l’international, a annoncé donner son soutien au nouveau format Epub3 dans la perspective de promouvoir l’adoption d’un format unique et universel pour les ebooks, afin de pouvoir proposer à terme une offre mondiale compatible.

Livres numériques :

Cette année, plus de 90 % des 646 titres de la rentrée littéraire « papier » sont également disponibles en numérique. C’est vrai pour les titres de Gallimard, Flammarion, Albin Michel, mais aussi de ceux de Hachette ou d’Editis. Avec une réduction moyenne de 30% par rapport au prix de leur version papier, ils restent très chers comparés aux livres purement numériques, mais cela ne semble pas être un frein majeur à l’achat : les listes de best-sellers numériques restent étonnamment proches des listes de best-sellers papier. Nous ne disposons pas à l’heure actuelle de chiffres concernant la rentrée littéraire purement numérique, qui semble cette année se faire en toute discrétion via les plateformes commerciales existantes, et non via un site dédié comme l’année dernière.

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Ebooks & marketing : un pas en avant, un pas en arrière…

2 07 2012

Un pas en avant
deux pas en arrière
Deux pas en avant
un pas en arrière
Telle est ma philosophie.

En somme vous n’avancez pas

Non, mais je danse

Albert Memmi, Le mirliton du ciel, éd. Chemins de tr@verse, 2011

Cette citation illustre joliment les expériences qui ont lieu ces temps-ci en matière de marketing des livres numériques – car quoi que l’on en dise, on est encore loin de maîtriser les ficelles commerciales de ce marché émergent qu’est le livre numérique. Alors on enchaîne les expériences, certaines plutôt innovantes, ou tout du moins clairement numériques, mais d’autres aussi qui s’inscrivent dans la droite lignée de la promotion des livres papier. Voici quelques expériences récentes assez amusantes à cet égard…

La distribution de livres numériques dans la rue

C’est une expérience sympathique qui a été tentée par Kobo début juin dans le métro de Toronto. Accompagnée de l’auteur Julie Wilson, qui avait écrit pour l’occasion un recueil d’histoires courtes, « Seen Reading », l’équipe de Kobo a offert un Kobo Touch préchargé avec « Seen Reading » aux cent premières personnes croisées dans les couloirs du métro en train de lire (livres papier ou numériques). Voici une petite vidéo réalisée à cette occasion :

La dédicace de livres numériques

Allant encore plus loin dans la re-matérialisation des ebooks, certains travaillent à permettre la dédicace de livres numériques. Amazon a ouvert une plateforme spécifique à cet effet, KindleGraph, qui rassemble pas moins de 3 500 auteurs et 15 000 titres, mais n’est pas seule sur le créneau ; deux outsiders existent déjà, Spreecast et Autography, qui pour le dernier, a même trouvé une solution pour impliquer les libraires dans son service. Tout ceci n’est bien sûr accessible qu’aux anglophones à l’heure actuelle…

Les programmes de miles et autres points fidélité

Autre outil marketing très classique, bien que pas du tout spécifique au livre. C’est l’éditeur Diesel eBooks qui tente cette expérience, en partenariat avec Koinz Media Team, et qui va ainsi permettre aux clients de banques, d’hôtels et de programme de fidélité d’aviation d’utiliser leurs points fidélité pour acheter des ebooks parmi un catalogue de 500 000 titres proposés dans ce cadre.

Les clubs de lecture 

Traditionnel dans le concept, le club de lecture se réinvente néanmoins à l’heure du numérique. Si de petits clubs émergent et disparaissent régulièrement ici et là sur la toile, cette fois, c’est une initiative d’ampleur qui vient de démarrer : la légendaire Oprah Winfrey ouvre son club de lecture numérique, « Oprah’s Book Club 2.0 ». Affaire à suivre…

Bien sûr des expériences plus innovantes ont également lieu, comme l’opération 100k de Bragelonne il y a quelques mois, les différentes initiatives de promotion de livres sur réseaux sociaux ou encore toutes les offres qui fleurissent actuellement autour du concept de freemium (service de base gratuit pouvant être amélioré contre de l’argent). Tant qu’il n’y a pas de ligne claire à suivre, profitons-en, dansons…





Inventer de nouveaux usages : l’ebook en bibliothèque

28 05 2012

Parmi les grand chantiers en cours, dans cette entrée timide mais progressive de la lecture numérique dans les mœurs, celui du prêt de livres numériques a fait parler de lui ces derniers temps. Voici un petit état des lieux en ce printemps 2012.

Comment prête t-on un livre numérique à l’heure actuelle ?

Via des bibliothèques ou des plateformes spécifiques de prêt de livres numériques

Pour faire simple, les bibliothèques achètent l’accès à un catalogue d’ouvrages qu’elles mettent à disposition de leurs utilisateurs. Les modalités techniques et économiques peuvent varier (voir plus bas).

Du point de vue de l’utilisateur, en général, le prêt de livres est géré par DRM et/ou par chronodégradation : le livre est prêté pour une durée déterminée, pendant laquelle il n’est pas accessible aux autres utilisateurs, et passée laquelle le fichier se rend inutilisable pour l’emprunteur. Et s’il n’a pas eu le temps de finir de le lire, il n’a qu’à le réemprunter.

Si ce système ressemble beaucoup à l’emprunt de livres papier, il présente néanmoins une contrainte majeure ; les utilisateurs doivent être équipés pour pouvoir lire des livres protégés par DRM (donc installer le logiciel Adobe Reader sur leur ordinateur, et utiliser des supports de lecture supportant les DRM Adobe : exit le Kindle, le Playbook, etc.).

Entre utilisateurs

Le principal système de prêt d’ebooks entre utilisateurs à l’heure actuelle est celui proposé par Amazon. De façon très similaire, un utilisateur peut prêter un de ses ebooks à un proche également utilisateur de Kindle, pour 14 jours, pendant lesquels le propriétaire du livre n’y a plus accès, et au terme desquels il retrouve son livre – et l’emprunteur le perd. La contrainte est comparable au système décrit plus haut – et le cercle encore plus fermé.

Bien sûr, avec des livres libres de DRMs, la question technique ne se poserait pas : aussi facilement qu’on remet un livre papier entre les mains d’un proche, on lui enverrait un courriel avec le livre en pièce jointe. Mais, quid de rendre le livre à son possesseur ? Détruirait-on vraiment un livre numérique prêté de sa bibliothèque une fois que l’on a fini de le lire, par acquis de conscience ? La brièveté de l’échange qui distingue prêt et don tendrait donc sans doute, en étant réaliste, à disparaître. Ainsi que la privation vécue par le possesseur originel du livre dans le cas du prêt ou du don. Mais si cette multiplication des petits pains aurait de quoi plaire aux utilisateurs, elle pose d’évidents problèmes aux auteurs.

Avec quel modèle économique ?

Pour le lecteur, l’emprunt de livres numériques est évidemment gratuit, ou au pire, conditionné à la souscription à un abonnement d’un montant (en général faible) complètement dé-corrélé de l’intensité de sa consommation de livres.

Pour les bibliothèques en revanche, c’est plus compliqué. Certains éditeurs fonctionnent sur un système de « licences », qui peut prendre différentes formes, par exemple :

  • je te vends un livre que tu peux prêter maximum X fois (26 fois pour la maison d’édition Harper Collins, par exemple) ;
  • je te vends un certain nombre d’exemplaires de mon livre, et tu ne peux pas prêter plus que ce nombre d’exemplaires simultanément ;
  • je te vends mon livre beaucoup plus cher que son prix public, mais avec une totale liberté de nombre de prêts…

D’autres, et le système semble déjà plus intelligent, perçoivent une redevance mensuelle proportionnelle à l’utilisation qui a été faite de leur livre (modèle de « pay-per-use »).

On discute également la possibilité de mettre en place un système de « rent-to-own », dans lequel les bibliothèques paieraient un droit de prêt pendant un certain temps, au bout duquel elles deviendraient propriétaires du fichier, mais l’expérience ne semble pas encore avoir été tentée.

Quels sont les principaux acteurs impliqués ?

Les prestataires

Overdrive est la première société à s’être lancée dans le prêt de livres numériques, outre-Atlantique, et reste le leader dans ce domaine. A son actif, des centaines de bibliothèques, plus de 650 000 ebooks et audiobooks, plus de 18 000 établissements publics ou universitaires proposant son catalogue, des livres numériques compatibles avec presque tous les lecteurs ebook du marché.

3M propose également un service de bibliothèque en ligne, contenant plus de 100 000 livres, compatibles avec la plupart des lecteurs ebook du marché. Pour se distinguer d’Overdrive, ils proposent aux bibliothèques partenaires des services complémentaires, une borne tactile permettant aux utilisateurs d’explorer leur catalogue, ainsi qu’un service de prêt de lecteurs ebooks avec accès direct au catalogue.

OpenLibrary.org est un projet de bibliothèque d’Internet Archive. Grâce à ses mille bibliothèques partenaires, réparties dans six pays différents, OpenLibrary parvient à proposer au prêt plus de 100 000 ebooks, essentiellement du XXème siècle.

Pretnumerique.ca est une plateforme toute récente, crée par De Marque avec pour objectif de gérer le prêt de livres numériques sur l’ensemble du territoire canadien. Pour le moment, 50 éditeurs partenaires offrent ainsi un catalogue de 5100 titres, parmi lesquels les bibliothèques partenaires peuvent passer commande pour se constituer un catalogue à proposer à leurs lecteurs.

Cyberlibris est l’acteur majeur en France dans le domaine du prêt de livres numériques. Grâce à ses quelques 300 éditeurs partenaires, il a réussi à mettre en place un catalogue de livres numériques très riche et varié, décomposé en offres spécifiques : académique, professionnelle, familiale… qui a déjà séduit plusieurs centaines de bibliothèques scolaires, universitaires ou municipales (entre autres!).

Amazon s’est également attaqué à cette nouvelle utilisation des livres numériques, mais comment souvent, en s’adressant directement à l’utilisateur final, supprimant l’intermédiaire ici « bibliothèque ». Amazon a commencé par permettre à ses utilisateurs de se prêter mutuellement des livres dans un premier temps, puis a ouvert plus récemment la Kindle Owner’s Lending Library, un fonds de 145 000 ebooks que les utilisateurs Kindle « Premium » peuvent emprunter gratuitement au rythme d’un par mois. A partir du 19 juin prochain, on y trouvera notamment les Harry Potter, entre autres best-sellers…

Les éditeurs

Les éditeurs se montrent pour le moment assez frileux sur la question du prêt de livres numériques : viabilité économique, risque de piratage, sont autant d’incertitudes qui les incitent à rester en retrait. Quand les arguments avancés ne sont pas plus surprenants encore, ainsi cette déclaration d’Arnaud Nourry, PDG de Hachette, au Salon du livre de Paris en mars dernier :

« Ces lieux ont pour vocation d’offrir à des gens qui n’ont pas les moyens financiers, un accès subventionné par la collectivité, au livre. Nous sommes très attachés aux bibliothèques, qui sont des clients très importants pour nos éditeurs, particulièrement en littérature. Alors, il faut vous retourner la question : est-ce que les acheteurs d’iPad ont besoin qu’on les aide à se procurer des livres numériques gratuitement ? Je ne suis pas certain que cela corresponde à la mission des bibliothèques.

Par définition, me semble-t-il, les gens qui ont acheté un Kindle ou un iPad, ont un pouvoir d’achat, là où les gens qui sont les usagers de ces lieux en manquent. La position de Hachette aujourd’hui, c’est que l’on ne vend pas aux bibliothèques, pour éviter d’avoir ces prix très hauts, considérant qu’il n’y a pas encore de nécessité. On changera un jour, quand on aura trouvé les formules, il y’en a plein d’autres, comme la licence qui octroierait une utilisation durant six mois. Encore une fois, les bibliothèques sont essentielles dans l’économie du livre, mais il est tout aussi essentiel que les gens achètent des livres. Si on commence à donner un accès libre et quasiment gratuit au lecteur pour des versions numériques, alors que le marché est à peine en train d’émerger, on va tuer le marché. »

Pour information, Hachette serait néanmoins en train de remettre en place une expérience de prêt d’ebooks.

Les bibliothèques

Il est impossible d’en dresser une liste à proprement parler, mais sachez que d’ores et déjà, bon nombre de bibliothèques scolaires, universitaires, mais aussi municipales, proposent le prêt d’ebooks (elles seraient plus de 4000 !). Les initiatives sont variées, allant du prêt d’e-readers avec catalogue inclus (comme le tout récent projet « Tab en bib »), à la création d’espaces de lecture numérique (par exemple à la bibliothèque des Champs-Libres, à Rennes). Renseignez-vous près de chez vous !

Les principaux points de débat actuels

  • Le contenu des catalogues : nombre d’éditeurs hésitent encore à ouvrir leurs best-sellers et autres nouveautés au prêt en numérique. Les catalogues actuels sont donc très fournis en livres « anciens », mais ce n’est pas nécessairement ce que souhaitent les lecteurs, comme le souligne Cyrille Jaouan, de la bibliothèque Dumont d’Aulnay-sous-Bois :« Nous avons de super outils, mais le contenu est limité aux ouvrages libres de droits, et donc assez vieux. Ce que veulent les usagers, ce sont les derniers best-sellers, ou les derniers polars »
  • L’accessibilité des livres : les problèmes de DRM, de compatibilité des appareils et logiciels de lecture des utilisateurs, de chronodégradation des fichiers, sont autant de problèmes qui compromettent l’expérience de lecture, et risquent de détourner les lecteurs de l’emprunt d’ebooks.
  • La rémunération des auteurs ; c’est en ce moment une question brûlante au Royaume-Uni notamment.
  • La protection contre le piratage, l’éternelle angoisse de certains éditeurs et auteurs…




Le Kindle Touch est désormais disponible en France !

20 04 2012

Avec une semaine d’avance sur le délai annoncé, Amazon vient de rendre ce jour ses Kindle Touch et Kindle Touch 3G disponibles en France.

Le Vice-président de Kindle Amazon EU, Jorrit Van der Meulen,  déclare : « Les commandes pour nos nouveaux modèles de liseuses électroniques Kindle ont dépassé nos attentes au niveau mondial. » «  Kindle Touch et Kindle Touch 3G offrent les fonctionnalités les plus complètes, auxquelles s’ajoutent : une technologie d’encre électronique e-ink qui garantit un rendu et des images d’une très grande netteté, une plus grande rapidité et facilité pour tourner les pages ainsi qu’une autonomie supérieure. Nous savons que les consommateurs français sont impatients de recevoir ces nouveaux Kindle, c’est pourquoi nous sommes ravis de pouvoir commencer à les livrer avec plusieurs jours d’avance sur la date prévue. »

iGénération propose un test assez complet de l’appareil ici.

Pour rappel, le Kindle Touch est vendu 129€ et le Kindle Touch 3G 189€.

 





Retour d’expérience : « Kindle ? L’outil qui m’a redonné envie de lire plus régulièrement »

17 04 2012

Billet initialement paru sur le Weblog de Frederic Bezies.

« Cela fait moins d’une journée que j’ai la Kindle chez moi, et je dois dire que c’est le coup de coeur. J’avais déjà vu l’affichage en encre électronique sur des tablettes concurrentes, mais j’avoue que j’avais toujours voulu prendre une Kindle.

N’ayant pas besoin d’une tablette en version tactile, j’ai pris le modèle « classique » à 2 Go. Et j’avoue qu’après une prise en main un peu longue (la partie la plus longue étant la mise en route de la connexion wifi), ce n’est que du bonheur.

L’affichage est agréable, reposant, on peut lire une heure à la suite sur une kindle avec la même fatigue visuelle que sur un livre papier, mais il y a une différence de taille : le regard est concentré sur une seule page, ce qui permet une lecture plus « productive », car le regard n’a pas tendance à se déporter sur la page que l’on a pas encore lu.

Coté dimension, c’est un gros livre de poche. J’ai été surpris par son silence, sa légèreté et la qualité de l’affichage. C’est comme si un livre était défait page par page, puis insérer derrière l’écran de la tablette.

Cependant, tout n’est pas rose, et les principaux points noirs sont :

  • Le prix des livres électroniques… Pourquoi des livres à 15 – 18 € en version numérique (donc sans frais d’impressions, de stockages, de reliure) alors que la version physique est à 18 – 22 € ?
  • L’absence du support du format ePub, même si j’ai pu trouver un logiciel pour convertir les livres en format lisible par la kindle.

Points positifs ?

  • La capacités de stockage : j’ai une trentaine de livres au format numérique (merci les classiques à 0 €), et il me reste encore 1,3 Go sur les 2 de la tablette.
  • La récupération instantané des livres si on passe par la connexion wifi.
  • La kindle qui se comporte comme une « bête » clé USB quand on la connecte à son ordinateur, ce qui rend la Kindle compatible avec Linux, ce qui est pas si mal que cela.

Dès que les livres numériques ne seront plus à prix exorbitants (cela sent une entente entre les éditeurs pour ne pas baisser les prix, comme l’entente des 3 grands de la téléphonie mobile française à une époque), la Kindle sera un outil des plus répandus. »

Vous possédez un Kindle ? Vos commentaires sur ce retour d’expérience sont les bienvenus (ainsi que tout complément d’informations à destination d’utilisateurs potentiels du Kindle !).





Les meilleurs e-readers selon le magazine Wired

3 04 2012

L’incontournable magazine américain Wired vient de publier son appréciation des principaux e-readers actuels du marché (Kobo Touch, Sony PRS-T1, Nook Simple Touch, Amazon Kindle). Voici leur avis… et le nôtre ! 🙂

Kobo Touch (Kobo by Fnac)

Note Wired : 8/10 – Excellent, mais pas irréprochable

Ce lecteur obtient la note la plus haute attribuée par Wired dans ce classement (leur échelle allait jusqu’à « 10 – d’une perfection métaphysique », mais aucun e-reader n’a décroché cette distinction !). Ce qui les a convaincus ? La qualité et la rapidité de son écran tactile, son interface intuitive et « suffisamment intelligente pour ignorer les éléments indésirables », la facilité à annoter les livres, le design et le côté très confortable de la machine. « Pas irréprochable » cependant à leurs yeux, de par l’absence de bouton pour tourner les pages des livres, un choix limité de magazines et l’absence d’intégration à Twitter.

Notre avis ? Un appareil effectivement très confortable et relativement intuitif. L’intégration avec le catalogue de la Fnac en France rend l’achat d’ebooks très facile depuis le Kobo Touch, en revanche, l’accès aux livres gratuits y est beaucoup moins évident, ainsi que bien sûr l’accès aux catalogues d’autres e-librairies, ce qui est pénible pour les lecteurs qui souhaitent découvrir aussi la littérature numérique « hors sentiers battus ». Le Kobo by Fnac semble néanmoins séduire en France où on estime que plus de 60 000 exemplaires auraient déjà été vendus.

Le test complet du Kobo Touch en vidéo :

Nook Simple Touch

Note Wired : 7/10 – Très bon, mais tout de même pas excellent

Cet e-reader, qui obtient la deuxième place de leur classement, n’est pas disponible en France. Nous ne l’avons pas testé et ne pouvons donc nous positionner à son sujet. Ce qui a plu à Wired dans cet appareil (c’est toujours bon à savoir !), c’est le degré de personnalisation de la lecture possible et la facilité à effectuer cette personnalisation, mais aussi et surtout l’intégration de l’appareil avec les principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, notamment) pour une véritable expérience de lecture sociale. Cet e-reader pèche à leurs yeux par l’absence d’un navigateur Internet et par des boutons pour tourner les pages qui fonctionnent mal.

Pour les curieux, le test vidéo du Nook Simple Touch (en anglais) :

Amazon Kindle

Note Wired : 6/10 – Un produit solide, mais non dénué de problèmes

L’e-reader dont l’arrivée a fait couler tellement d’encre en France à l’automne dernier ne prend que la troisième place de leur classement (très limité de toutes façons, puisqu’il ne prend en compte que quatre e-readers). Le bouton de navigation à 5 directions vaut au Kindle cette piètre opinion, ainsi que son écran qui leur a semblé terne et imprécis comparé aux autres. Son prix très bas, la présence d’un navigateur web, la disponibilité de l’interface en six langues ainsi que bien sûr son catalogue extrêmement bien fourni lui méritent néanmoins la reconnaissance de Wired.

Notre avis ? La navigation au sein du Kindle est effectivement pénible, et de ce point de vue l’arrivée du Kindle Touch devrait être une vraie révolution pour cette gamme qui présente par ailleurs de sérieux atouts. Ce ne sera cependant sans doute pas suffisant pour lui faire prendre une avance déterminante sur ses principaux concurrents sur le marché français, qui ont également de beaux arguments de vente (degré d’avancement technologique pour le Cybook Odyssey, puissance commerciale de la Fnac et bonnes fonctionnalités de lecture sociale pour le Kobo by Fnac).

Petite démonstration de cet e-reader en vidéo ici :

Sony PRS-T1

Note Wired : 4/10 – Plus de défauts que de qualités

Et ces défauts, pour Wired, sont une interface utilisateur assez inintelligible et souvent mal pensée (ils citent en exemple le besoin de passer en mode « écriture manuelle » à chaque fois que l’on souhaite annoter la page d’un livre, au lieu de faire ce choix une fois pour tout le livre), un stylet qui fonctionne mal, le manque d’options d’achat et un mauvais rapport qualité/prix global. Ils apprécient néanmoins le design de l’appareil ainsi que la facilité à accéder à des livres gratuits.

Notre avis ? Un jugement un peu dur pour un e-reader permettant tout de même une expérience de lecture assez riche (dictionnaires embarqués, prise de notes, marque-pages, surlignage, recherche dans le texte possible) et bénéficiant d’une connexion Wifi pour en faciliter l’utilisation autonome. Il reste certain que beaucoup de progrès restent à faire en matière d’ergonomie et d’intuitivité d’utilisation de l’appareil !

Démonstration de cet e-reader en vidéo ici :





Le Kindle Touch débarque en France !

30 03 2012

Depuis le 27 mars, c’est officiel : le Kindle Touch débarque en France !

D’un design très similaire au Kindle que nous connaissons déjà, les apparences cachent en fait des améliorations notables : écran tactile bien sûr, et l’ergonomie de navigation associée (Amazon semble avoir beaucoup travaillé sur ce point), mais aussi et surtout, la possibilité d’avoir une connexion 3G sur l’appareil (bon à savoir pour les grands voyageurs : elle est disponible dans une centaine de pays…), et ce sans abonnement. Il gère les audiobooks et propose la fonctionnalité text-to-speech. Il annonce une capacité de stockage de 3000 livres (3Go de stockage utilisateur) et une autonomie de 2 mois de lecture (connexion sans fil désactivée, 6 semaines sinon, voire moins en cas d’utilisation intensive de la connexion…). Il bénéficie du système Whispersync d’Amazon qui permet la synchronisation de tous les livres et documents d’un utilisateur à travers ses différents appareils équipés Kindle. Et, bien sûr, il possède un accéléromètre, un navigateur web, un dictionnaire embarqué, gère plusieurs langues, propose des fonctionnalités de lecture sociale, etc. Bref, un outil déjà assez sophistiqué. Voici une vidéo de démonstration (en anglais) :

Le Kindle Touch n’est à l’heure actuelle disponible qu’en précommande : il faudra attendre le 27 avril prochain pour pouvoir le tenir entre ses mains… La version sans 3G sera vendue 129€ et la version avec 3G, 189€. Des prix élevés comparé à ceux pratiqués aux États-Unis. Séduira t-il le public français malgré tout, ou celui-ci gardera t-il ses économies pour la Kindle Fire ? Bilan dans quelques mois…








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