Ebook gratuit – Saint Valentin : l’amour, sous toutes ses formes

9 02 2012

Pour la Saint Valentin, voici un florilège de livres sur le thème de l’amour, publiés chez nous. Amours enfantines, inavouées, passionnées, heureuses ou malheureuses, coups de foudre ou encore amours platoniques entre un homme et sa poupée gonflable… En roman, en nouvelles ou en poésie, cette année, redécouvrez l’amour sous toutes ses formes pour une Saint Valentin au septième ciel littéraire !

Cliquez ici pour télécharger gratuitement un ebook comprenant les premiers chapitres de la sélection de livres présentés ci-dessous !

Aurore, par Yves Morvan  

Roman

Un énigmatique puzzle amoureux.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 7,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 24,41€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Divers alexandrins, suivi de Hélène, par Jean-Philippe Combe

Poésie

Un voyage à travers les siècles et la vie, mais surtout au sein de notre propre cœur.

Numérique (PDF, ePub) : 5,99€ Disponible sur Bouquineo.fr

 

 

Echo, par Hasim Akbaba

Poésie

Pleine de vie, de sève, de volupté, cette poésie respire la jeunesse de son auteur.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 3,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 10,77€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Feux de forêt, par Anne Reyjal

Poésie

Feux de forêt est un parcours lyrique entre les terres brûlées de la passion et l’océan.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 4,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 11,65€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

La belle ogresse, par Joëlle Pétillot

Roman

Les vies plus ou moins blessées s’entremêlent, et Louise, la belle et plantureuse secrétaire de ce cabinet de psychologie, règne sur ce ballet avec une arme redoutable contre l’angoisse des uns et la supposée inaptitude au bonheur des autres : la gourmandise.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 8,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 25,88€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

La princesse de San Julia, par Hugues Lafontaine

Roman

Une histoire d’amour impossible dans l’Andorre de la Seconde guerre mondiale.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 8,99€ Disponible sur Bouquineo.fr

Papier : 22€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Le hasard des rencontres, par Joëlle Pétillot

Nouvelles

Des rencontres belles, inattendues, improbables, de celles qui changent une vie.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 4,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 15,40€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Les leçons d’amour, par Christophe Vieu

Nouvelles

Des nouvelles saisissantes, fascinantes, dont nous ne voulons décrocher sous aucun prétexte…

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 8,59€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 25,42€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Sensible, par William Radet

Poésie

Dans ses poèmes, c’est l’émotion du quotidien que cet auteur recrée, avec une rare sensibilité, et toujours un humour libérateur.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 3,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 11,50€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

 

Yôko, par Pierre Hel

Roman

Une belle histoire d’amour, platonique, entre un homme et une poupée gonflable.

Numérique (PDF, ePub, Mobi) : 4,99€ Disponible sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore

Papier : 15,88€ Disponible sur Bouquineo.fr, Amazon.fr

Jusqu’au 19 février au soir, bénéficiez d’une réduction de 20% sur votre commande de livres numériques sur Bouquineo.fr avec le coupon promotionnel 573D69 !

Bouquineo.fr vous souhaite une belle Saint Valentin ! 🙂

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Nouveauté ebook – Roman « Un cas typique de mort subite du nourrisson », par fréville

31 01 2012

« Personne ne s’est inquiété lorsque tu as commencé à balbutier quelques mots et que, au lieu de dire papa et maman comme tout un chacun, tu nous as spontanément appelés, ta mère et moi, dozo et kozo. Je crois même que cela amusait beaucoup tout le monde. Chacun cherchait quel mot ou quelle expression tu avais ainsi déformé. Seule ta mère peut-être, s’est montrée immédiatement méfiante, ou plutôt inquiète. Car assurément, nous ne t’avions pas enseigné à dire kozo et dozo, nous nous étions contentés de te répéter le plus machinalement du monde papa et maman. »

Ainsi commence la première lettre de ce roman épistolaire qui en contient huit. Huit lettres écrites au sein d’une même famille. De ces lettres qui abritent ces histoires, ces aveux, ces mots que l’on n’arrive pas à dire en face, quand la gorge se serre sous l’émotion, et que l’on trouve cependant le courage tremblant de coucher sur le papier. Huit lettres bouleversantes que l’on doit à la plume alerte et précise de fréville, scrutant et sculptant le réel avec une humanité teintée de malice, et dont nous retrouvons ici, touchés au cœur, avec émotion et délice, la sensibilité et l’intelligence.

Quelques questions à fréville, l’auteur d’Un cas typique de mort subite du nourrisson.

Il est peu fréquent aujourd’hui d’écrire des romans épistolaires. Même si ce genre a ses lettres de noblesse, c’est un choix de votre part qui a sans doute des raisons particulières ?
J’ignore si mes raisons sont particulières. Jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans, j’ai écrit énormément de lettres, des lettres d’amour, mais aussi à mes amis, à mes sœurs, oncles et tantes qui vivaient à l’étranger, à mes correspondants d’école qui habitaient en Écosse et en Allemagne. C’était avant l’e-mail, à une autre époque, et sans doute que s’il y avait eu l’e-mail, je n’aurais pas écrit toutes ces lettres. Je me demande si je fais partie de la toute dernière génération de l’histoire de l’humanité qui aura vécu cette pratique, cette habitude, cette passion. Je me souviens, jeune et amoureux, avoir patienté de longues minutes en attendant l’arrivée du facteur. Quand on pense aux chefs-d’œuvre que sont les correspondances de George Sand, de Voltaire, se donnera-t-on la peine, dans deux cents ans, de publier et de relire les e-mails de Frédéric Beigbeder ou Bernard Henry Lévy ? S’agissant plus spécifiquement du roman épistolaire, il me semble bien adapté aux histoires de famille. Entre membres d’une même famille, il est souvent, me semble-t-il, plus difficile de se dire les choses désagréables, douloureuses, en face. Les rapports hiérarchiques, liés aux générations, à l’âge, les dominations et les blessures héritées du passé, empêchent ou pervertissent la confrontation. Tandis que par écrit, on a le droit, ou on trouve le moyen, d’exprimer ce qu’on a sur le cœur. En tout cas moi, je n’ai jamais dit je t’aime à mes parents que par écrit.

Un cas typique de mort subite du nourrisson est un roman très émouvant, et très puissant, qui met surtout en évidence la finesse et la profondeur des rapports humains, tant au sein d’un couple qu’entre les parents et les enfants. Ce titre est donc un peu surprenant ! Pourriez-vous nous éclairer sur ce choix ?
Je n’ai personnellement jamais été confronté à cette tragédie. Il m’est donc difficile d’expliquer l’origine de la lettre du pompier, qui décrit l’irruption de ce drame dans la vie d’un couple apparemment comme les autres. Toute la suite du roman découlant de cet évènement, faisant le récit des efforts de guérison, d’adaptation, d’oubli de ce traumatisme originel, il me semblait logique de l’évoquer dans le titre. La formulation presque médicale de celui-ci renvoie aussi, pour moi, à mon étonnement, mon incompréhension face à l’approche exclusivement rationnelle, voire mécanique, de ces accidents. Je n’ai aucune connaissance sur le sujet, je n’ai aucune théorie à proposer, mais je ne peux m’empêcher de penser que, au-delà des explications cliniques, il y a dans ces morts, comme dans tous les évènements de nos vies, une dimension psychologique, pour ne pas dire spirituelle, forte et qui nous échappe totalement, puisque malheureusement nous ne pouvons pas communiquer avec les nourrissons. La phrase prononcée par le caporal Lacombe, « a priori un cas typique de mort subite du nourrisson » est à mon sens ambigüe : cataloguer quelque chose comme un cas typique est une manière de résoudre la question, en la faisant rentrer dans une case, alors même que ce « cas typique » demeure largement un mystère.

D’où vous est venue l’idée de l’extraordinaire potentialité qui caractérise l’enfant du premier récit ?
De même que la mort subite du nourrisson peut servir de métaphore pour la mort tout court, puisque même à cent ans passés nous restons, à bien des égards des nourrissons d’homme, vu à l’échelle des pierres ou des océans, je vois dans l’histoire de cet enfant qui apprend à parler une langue que personne d’autre ne comprend, une métaphore de l’enfance et de l’adolescence. Je me souviens avoir eu le sentiment, comme beaucoup d’adolescents, que le monde entier ne me comprenait pas, que la communication entre lui et moi, entre tous les êtres adultes et moi était faussée, biaisée, infructueuse, y compris malgré l’amour. Découvrir le langage de l’autre c’est la seule façon de le comprendre. C’est aussi une tentative désespérée de se faire comprendre de l’autre.

La cathédrale de Bourges occupe une place importante dans votre ouvrage. Vous en parlez en connaisseur, mais aussi, il me semble, avec émotion. Vous nous donnez l’envie de nous y rendre, pour la découvrir de nos propres yeux ! Quelle est la raison de ce qui me semble être un attachement particulier pour cet édifice ?
La lettre de la rencontre dans la cathédrale de Bourges, comme la plupart des lettres de ce roman, est née d’un souvenir. En l’occurrence, comme dans le livre, une visite de la crypte de Bourges en compagnie d’une guide monstrueusement sexy et passionnée par la pierre. Dans la vraie vie, ça s’est arrêté là, hélas. Mais au-delà de la cathédrale de Bourges, je pense aussi à la Cathédrale de Laon, ou j’ai passé de longues heures, au Mont-Saint-Michel, à la Cathédrale de Chartres bien sûr, à Bâle, à Salisbury, à Amiens… Je pense aux Vikings qui écrivaient sur les pierres. Les runes sont des sortes de petits menhirs avec des messages en alphabet viking écrits dessus, ils datent du début de l’ère chrétienne jusqu’à l’an mil, à peu près. Les messages inscrits sur les runes ne sont pas des déclarations officielles comme sur les stèles romaines ou les pyramides égyptiennes. Il s’agit de messages personnels, sur le mode « untel a érigé cette pierre en mémoire de truc qui était comme ci ou a fait ci ou ça ». Lors d’une visite au musée national de Copenhague, un rune m’avait beaucoup touché : une femme, inconnue, y écrivait en mémoire de son mari, un bon mari, et le message se terminait sur cette phrase que j’ai trouvée très belle : « peu naîtront meilleurs que lui ». Ces quelques mots ont traversé les siècles, comme ont traversé les siècles les récits de pierre des cathédrales. Quand on pense à tous les messages personnels débiles que nous envoyons tous les jours par e-mail, sur Facebook ou par sms…

Vous avez publié l’année dernière un roman, d’une grande force lui aussi, Figure parmi les morts, qui évoquait les attentats de Madrid. Aujourd’hui vous proposez un nouvel ouvrage où la mort occupe aussi une place importante. Pouvez-vous nous éclairer sur votre rapport à la mort ?
Enfant j’étais terrorisé par l’idée de la mort. Je me souviens de crises d’angoisse, pendant lesquelles je me réfugiais tétanisé dans les recoins de notre maison, caché sous des escaliers ou derrière une porte. Mes sœurs me retrouvaient par hasard, et ne pouvaient rien faire d’autre que me prendre dans les bras et faire passer mes peurs à coup de chaleur humaine. Il me semble avoir vaincu cette peur en apprenant à profiter de la vie. Vivre, c’est apprendre à mourir, naturellement. Notre société, me semble-t-il, en refusant de se confronter à la mort et de l’intégrer au cours naturel de l’existence, se complique terriblement la vie. Sans acceptation de la mort, toute vie me semble condamnée à être une fuite en avant.

Comme c’est le cas pour la plupart des auteurs aujourd’hui, l’écriture n’est pas votre seule activité. Comment l’idée et l’envie d’écrire vous sont-elles venues ? Et quelle est aujourd’hui la place de l’écriture dans votre vie ?
L’écriture est ma seule inactivité. Mon plus grand luxe. Tout le reste de mes occupations est marqué du sceau vertueux de l’utilité : produire de la richesse en travaillant dans une multinationale, élever mes enfants, être un mari attentionné, contribuer à l’équilibre de ma communauté, veiller sur mes aînés. Quand j’écris, le soir après dix heures, ou dans les salles d’embarquement, enfin, ce que je fais ne sert officiellement à rien.

Vous avez remporté en 1999 Le Prix du Jeune Écrivain de la Fondation Hachette grâce à la nouvelle du pompier. Racontez-nous cette aventure.
La Fondation Hachette, devenue la fondation Lagardère, offre depuis une vingtaine d’années des bourses conséquentes à des jeunes créateurs, dans différents domaines artistiques. Pour postuler il faut non seulement remettre un projet artistique, mais aussi fournir des références, en l’occurrence pour la bourse jeune écrivain avoir déjà publié à compte d’éditeur. En 1998, j’avais publié dans l’indifférence générale, chez une maison d’édition en ligne comme Chemins de tr@verse, deux courts romans, l’un épistolaire dont certains éléments se retrouvent dans Un cas typique, l’autre intitulé Meurtre au bois dormant, roman médiéval bouffe racontant les aventures d’un prince charmant serial killer. J’avais écrit la lettre du pompier et le projet d’Un cas typique, même s’il a évolué, ressemblait d’assez près à l’ouvrage publié aujourd’hui. J’ai été stupéfait de recevoir la bourse et dérouté par le côté people de la remise des prix – fiesta grandiose avec orchestre cubain au Palais de Tokyo. J’ai mis longtemps à venir à bout du recueil, écrivant et réécrivant Un cas typique en différents endroits du monde, et ce n’est que treize ans plus tard que je respecte enfin l’engagement pris à la réception de mon chèque : publier mon roman.

Pour lire gratuitement un extrait d’Un cas typique de mort subite du nourrisson, ou pour l’acheter, c’est ici.





Au-delà du livre : « Plume sur canapé », quand les auteurs se livrent

16 01 2012

Aux éditions Chemins de tr@verse, nous voyons dans le numérique une opportunité fabuleuse de partager les œuvres de l’esprit, qu’elles relèvent du domaine des savoirs ou des loisirs.

Partager, c’est d’abord mettre à disposition, ce que nous faisons en publiant les livres qui nous ont convaincus et en essayant de les rendre aussi largement disponibles que possible (via Bouquineo.fr, l’Applestore, le Kindlestore, Cyberlibris pour le moment pour nos livres numériques ; via Bouquineo.fr et Amazon.fr pour nos livres papier).

C’est aussi échanger autour de ces livres, ce que nous nous ingénions à favoriser. Les lecteurs peuvent partager leurs critiques sur les pages de nos livres sur Babélio ou Google Book Search, attribuer des notes à nos livres. Ils peuvent réagir aux billets de blog publiés ici sur certains de nos livres le cas échéant (nous avons commencé récemment !). Lesdits billets de blog permettent à nos directeurs de collection de partager les raisons pour lesquelles ils ont aimé ce livre et souhaité lui donner une vie publique. Ils sont souvent accompagnés d’une interview dans laquelle l’auteur (ou les auteurs) sont invités à présenter leur livre.

Nous souhaitons aller plus loin dans cette démarche et c’est dans cet esprit que nous avons créé « Plume sur canapé », une série d’interviews vidéo de nos auteurs qui leur donne un espace pour parler de leur livre et de leur démarche d’écriture de manière plus intimiste. Pour la première édition de Plume sur canapé, nous avons invité Joëlle Pétillot à parler de son roman La belle ogresse. Nous vous laissons découvrir la vidéo ci-dessous.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de cette initiative, et de cette première vidéo, dans les commentaires ! 🙂





Nouveauté ebook jeunesse – Le cerf aux bois d’argent

15 12 2011

Le texte du Cerf aux bois d’argent m’a séduite par son charme atemporel et sa facture classique évoquant les livres de contes qui ornent les étagères de toutes les chambres d’enfant. Dans la veine des contes merveilleux traditionnels, l’histoire présente une portée universelle, et un dénouement édifiant pour les enfants, leur offrant des repères qui restent toujours autant d’actualité dans la vie moderne.

J’ai été définitivement conquise par ce projet au contact des illustrations de Gabrielle Richard. Son traitement très personnel et engagé du texte lui donne une autre dimension, subjective et onirique. Nous voilà immergés dans un univers surnaturel enveloppant, où couleurs et formes irréelles contribuent largement à l’enchantement.

Les illustrations pleine page très colorées et très riches ont d’ailleurs représenté un défi de mise en page. J’ai en effet constaté après plusieurs essais de typographie que les images « mangeaient » le texte. Nous avons donc travaillé avec Gabrielle sur la solution d’un bandeau semi-transparent de texte entouré d’une frise, avant de trouver cette solution élégante qui laisse vivre le texte tout en respectant l’intégrité des images.

Flora Jannot, directrice de la collection « L’Arche »

Interview des auteurs, Mani et Gabrielle Richard

Mani, quels contes vous ont le plus inspirée pour écrire Le Cerf aux bois d’argent ?

Ceux que m’inventaient ma sœur quand j’étais petite. Je lui suggérais un titre et elle m’inventait une histoire. De cette collaboration enfantine il ne me restait qu’un titre orphelin d’histoire, « le cerf aux bois d’argent ».

Gabrielle, qu’est-ce qui vous a inspiré dans ce texte?

Le texte de Mani est un texte merveilleux, qui va droit au cœur. C’est un conte initiatique qui fait voyager à travers un univers magique. J’ai aimé la relation à la nature, au monde onirique et mystérieux, et le pouvoir de transformation qui existe en chacun de nous. L’histoire m’a vraiment portée et j’étais ravie de pouvoir l’illustrer. Tout coulait de source.

Mani, le thème de votre livre, la fierté et le mépris des autres, vous tient-il particulièrement à cœur ? 

Oui sauf que je ne mélange pas les deux. C’est important pour moi d’être fière de ce que je fais mais pour de bonnes raisons et sans mépriser les autres. Le travail apporte une fierté légitime, l’apparence non car c’est juste une question de chance. Je n’aime pas les gens hautains.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de Gabrielle Richard pour illustrer votre conte ?

C’était une évidence ;-). En parcourant le site de Gabrielle j’ai été interpellée par sa facilité à jongler avec des styles à la fois très originaux et très différents. J’étais vraiment ravie qu’elle accepte d’illustrer mon histoire et je ne savais pas du tout quel style elle choisirait pour ce texte. La surprise a été totale, je suis enchantée du résultat. Ses illustrations sont magnifiques.

Gabrielle, y a-t-il une étape de la quête du Cerf que vous avez pris un plaisir particulier à illustrer ?

J’ai vraiment pris plaisir à illustrer chaque partie du livre, mais le passage où le cerf sauve l’elfe de l’eau n’écoutant que son cœur et laissant ses peurs de côté est celui qui m’a peut être inspiré le plus.

Avez-vous l’habitude de dessiner des animaux ?

J’ai l’habitude de dessiner des animaux : pour les fables de La Fontaine par exemple mais aussi en travail personnel : j’aime mélanger le monde humain, animal, et végétal qui sont fortement connectés.

Quels médiums avez-vous utilisés pour obtenir cette texture veloutée de vos images ?

Pour cette histoire je voulais rester dans un univers sensuel où l’on pouvait sentir la matière (surtout que le livre était destiné à une version écran). Ma « sauce » est un secret de fabrique dont je peux vous donner les ingrédients : encres, crayons, feutres, pastels… Pour le rendu velouté je laisse votre imagination imaginer ;-).

Mani, quelles sortes de livres pour la jeunesse constituent la bibliothèque de vos enfants ?

Beaucoup de livres conservés de mon enfance. Une collection de grands albums de « Caroline et ses amis » de Pierre Probst, une collection de contes illustrés par Adrienne Ségur, des livres se rapportant au film de Cocteau « La belle et la bête », « Reviens papa loup » de Cécile Eyen, « Sapristi » de Luc Turlan, « La belle et la bête » illustré par Emilie Etienne, beaucoup de Disney également. J’ai hâte que ma fille découvre les exemplaires dédicacés que je possède d’ Eric Godeau « The french crow », de Jean-Philippe Pogut « Mahona » et de Téhy « La teigne » et beaucoup de vieux livres illustrés ou scolaires.

« Le cerf aux bois d’argent » de Mani, illustré par Gabrielle Richard, est disponible en version numérique (et bientôt papier ! 🙂 ) sur Bouquineo.fr (4,59€).

 

 





Idées de cadeaux de Noël sur Bouquineo.fr !

12 12 2011

Pendant tout le mois de décembre, opération spéciale sur Bouquineo.fr : on vous aide à trouver le livre idéal à offrir pour Noël (décrivez-nous simplement la personne à qui vous souhaitez faire un cadeau par email à service-client@bouquineo.fr), et si vous choisissez d’offrir un livre papier, nous l’envoyons emballé dans un joli papier cadeau ! 🙂

Pour rappel, sur Bouquineo.fr, vous pouvez aussi offrir des livres numériques (nous sommes à notre connaissance la seule e-librairie francophone à proposer ce service !) et choisir le message, la date et l’heure de réception pour votre destinataire.





Nouveauté ebook – Edition critique d' »Ubu roi » d’Alfred Jarry, par Laurent Tiesset

5 12 2011

Nous publions ce jour une nouvelle édition de la pièce de théâtre « Ubu roi » d’Alfred Jarry, annotée et commentée par Laurent Tiesset.

Laurent Tiesset est agrégé de Lettres modernes, docteur en Études théâtrales et ancien membre du jury de Capes. C’est dire s’il possède la pédagogie et la hauteur de vue nécessaires pour apporter tous les enrichissements indispensable à une approche à la fois savante et ludique de l’œuvre de Jarry. Habitué à faciliter l’approche des grands auteurs de théâtre (il a déjà publié une étude sur Le Misanthrope de Molière aux Éditions Hatier et une autre sur Britannicus de Racine aux Éditions Bréal), il dévoile ici les secrets d’Ubu Roi !

Le texte de la pièce est, bien entendu, présenté dans son intégralité. Les notes sont très nombreuses, et facilitent sa lecture tout en l’enrichissant et en l’éclairant.

Les grands thèmes traités dans le dossier d’accompagnement approfondissent la compréhension de l’œuvre et permettent au lecteur de mieux l’apprécier et la comprendre. Les étudiants et les élèves y trouveront les clés dont ils ont besoin pour se l’approprier et satisfaire les exigences des examens et concours. Le grand public, quant à lui, trouvera de quoi satisfaire sa curiosité et nourrir sa réflexion sur un texte qui fait date dans l’histoire du théâtre. À cet effet, Laurent Tiesset propose, outre un lexique et des jalons historiques indispensables pour resituer l’œuvre dans son contexte, une étude fine du texte, des personnages et de la langue, ainsi qu’une riche étude thématique et culturelle.

Entretien avec Laurent Tiesset

Pourquoi publier cet Ubu Roi aujourd’hui ? Est-ce parce qu’il a été repris cet été à la Comédie française ?

Oui, certainement. Mais également parce qu’il a été repris l’hiver dernier à Poitiers et au printemps dernier dans le Languedoc Roussillon. Ubu roi est toujours une pièce à la mode, toujours et partout.

Qu’aimez-vous dans la pièce de Jarry ?

Une réponse paradoxale : j’y aime tout parce que c’est un classique. A l’évidence, Ubu roi est une pièce faite pour la classe. Vous pouvez y étudier l’essence de la tragédie et de la comédie, tous les comiques, de la farce à la comédie de mœurs. Vous y voyez aussi la parodie « à l’œuvre » et pas seulement celle évidente de Shakespeare, mais celle des œuvres plus lointaines comme celle d’Eschyle. J’aime la pièce de Jarry parce que c’est une source inépuisable de contentements, aussi bien culturels que spirituels. Et bien sûr parce qu’elle me fait rire en m’enseignant la profondeur (ou le naufrage !) de l’Homme.

Quel est pour vous l’intérêt de la présente « édition augmentée » de ce texte que vous publiez aux éditions Chemins de tr@verse ?

A l’évidence, le travail entrepris fait la synthèse des recherches actuelles sur le sujet. Je rappelle aussi dans cet essai que la structure d’Ubu roi, calquée sur la tragédie, est minée par le comique de farce. Ce qui apparaît comme une banalité est souvent négligé dans les manuels scolaires, qui ne voient que la forme provocante du texte avec des arrières pensées plus ou moins politiques.

De plus, j’ai tenté de remettre la pièce dans le contexte scolaire qui est le sien à partir des travaux en Histoire de l’éducation toujours négligés quand il s’agit de traiter le chef d’œuvre de Jarry.

Enfin, j’ai pu sortir un moment de l’oubli des textes qui n’ont pas la faveur de l’École et qui éclairent le travail de Jarry de manière tout à fait pertinente.

Auriez-vous une anecdote à partager avec nous au sujet de cette pièce ?

Oui, tout à fait. Alors que je feuilletais un livre d’Histoire avec un de mes fils, ce dernier s’est exclamé en voyant Louis-Philippe : « Il a le parapluie d’Ubu » ! Cette réplique savoureuse me remit en mémoire le fait qu’un certain Kadhafi était venu faire le clown à Paris dans la cour de l’Élysée et affectait de faire le tour de la capitale en limousine voyante, un parapluie au bras. De là, il faut conclure qu’on distingue bien plus aisément les tyrans des hommes politiques normaux dans le fait qu’ils portent un parapluie.

Cette nouvelle édition d’Ubu roi d’Alfred Jarry par Laurent Tiesset est le premier titre de la collection « Grands textes » des éditions Chemins de tr@verse. Cette collection a vocation de rassembler les textes qui font la richesse et la réputation de la littérature française. Outre le texte intégral de l’œuvre, l’étudiant, l’élève, ou plus généralement le lecteur intéressé par la littérature, trouve dans chaque ouvrage de nombreuses notes pour éclairer sa lecture ainsi qu’un dossier historique et littéraire donnant les clés de l’œuvre et permettant aussi d’en approfondir l’étude.

Pour découvrir cette nouvelle édition, en feuilleter un extrait, ou l’acheter, c’est ici :-).





Nouvelle publication – Roman « La Princesse de San Julia », par Hugues Lafontaine

21 11 2011

Le roman historique, vocation de la nouvelle collection « Histoire d’histoires », est un exercice acrobatique : comment à la fois susciter l’intérêt passionné du lecteur, en lui donnant envie de tourner chaque page pour connaître la suite, dans un contexte et selon un déroulement dramatique qui respecte pourtant la vérité historique ? Car l’histoire ne présente que rarement un enchaînement d’événements spectaculaires, mettant en scène des personnages exaltants qui retiennent l’intérêt jusqu’au bout du récit. C’est le défi qu’a relevé avec brio Hugues Lafontaine, féru d’histoire et amoureux de l’Andorre, avec son roman La Princesse de San Julia.

En recevant ce texte, j’ai immédiatement été attirée par ce récit très prenant qui réunit un lieu peu connu, mystérieux, l’Andorre, une période féconde en péripéties, les années trente et quarante, et des personnages émouvants et passionnés. En tant que directrice de collection, je suis heureuse et fière de lancer la série « Histoire d’histoires » avec La Princesse de San Julia. Je souhaite de tout mon coeur que de nombreux lecteurs et lectrices soient émus, comme je l’ai été, par le destin tourmenté de Marietta, de son petit frère Cheno et du beau Roberto, victimes et acteurs du communisme, du fascisme et du nazisme.

Dès que vous l’aurez lu, n’hésitez pas à revenir sur ce blog pour nous faire part de vos commentaires sur La Princesse de San Julia !

Séverine Klein, directrice de la collection « Histoire d’histoires ».

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Interview de l’auteur de La Princesse de San Julia, Hughes Lafontaine.

– Comment avez-vous eu l’idée de ce livre?

La genèse de ce livre procède d’un long cheminement, de douze années à vivre en Andorre, à Saint-Julia de Lauria, à connaître la langue, la culture, l’histoire et les légendes de mon environnement. Venant de l’enseignement, j’étais naturellement curieux de découvrir les racines de cette région très secrète.

J’ai eu une première approche de la princesse de Saint Julia en découvrant une plaque apposée sur le fronton de l’église de Toloriu, village perdu dans les Pyrénées espagnoles, à 50 km d’Andorre.
Rédigée en français, elle honorait la mémoire d’une princesse aztèque, morte et enterrée dans le village cinq siècles plus tôt, avec son trésor toujours recherché.

La plaque faisait allusion à un mystérieux ordre des « chevaliers aztèques de France. »

J’avais un sujet, il me restait à bâtir une histoire.
Dans quelle mesure l’histoire de La Princesse de San Julia puise-t-elle dans la réalité historique ?

J’ai voulu reconstituer le plus fidèlement possible, avec les sources à ma disposition (livres, articles, musées, témoignages, visites), le contexte d’une époque troublée (1936/ 1945) qui donne à la fiction amoureuse toute sa portée dramatique.

La princesse de Saint-Julia n’est pas un livre d’histoire mais avec Marietta et les siens, on vit le quotidien de jours difficiles. Marietta, mon héroïne, se réfugie à Saint-Julia, ville frontière avec l’Espagne. Elle y côtoie les réfugiés de tous bords, la garnison française, les passeurs de la liberté, les travailleurs des manufactures de tabac. Elle suit avec espoir ou crainte les plans d’invasion des anarchistes espagnols, l’avancée des troupes franquistes, l’irruption de la Gestapo dans la principauté. Elle rencontre celui qui pourrait être son cousin, qui se prétendra lui aussi descendant de la princesse aztèque pour monter une authentique et énorme escroquerie aux titres de noblesse.

Et la petite Marietta aime un de ces anarchistes qui lui ont fait quitter La Seu d’Urgell, sa ville natale, comme d’autres ont suivi le même chemin dans le même temps, dans la réalité.

–  Y aura-t-il une suite ?

La fin du roman est ouverte… Elle peut appeler une suite… Si suffisamment de lecteurs, et moi-même, avons envie de revoir Marietta.

Pour lire gratuitement le premier chapitre du livre (et/ou pour l’acheter ! 🙂 ), c’est ici.

Vous l’avez lu et vous avez aimé ? N’hésitez pas à en faire part sur les pages Facebook et Babélio de La Princesse de San Julia !








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