Inventer de nouveaux usages : l’ebook en bibliothèque

28 05 2012

Parmi les grand chantiers en cours, dans cette entrée timide mais progressive de la lecture numérique dans les mœurs, celui du prêt de livres numériques a fait parler de lui ces derniers temps. Voici un petit état des lieux en ce printemps 2012.

Comment prête t-on un livre numérique à l’heure actuelle ?

Via des bibliothèques ou des plateformes spécifiques de prêt de livres numériques

Pour faire simple, les bibliothèques achètent l’accès à un catalogue d’ouvrages qu’elles mettent à disposition de leurs utilisateurs. Les modalités techniques et économiques peuvent varier (voir plus bas).

Du point de vue de l’utilisateur, en général, le prêt de livres est géré par DRM et/ou par chronodégradation : le livre est prêté pour une durée déterminée, pendant laquelle il n’est pas accessible aux autres utilisateurs, et passée laquelle le fichier se rend inutilisable pour l’emprunteur. Et s’il n’a pas eu le temps de finir de le lire, il n’a qu’à le réemprunter.

Si ce système ressemble beaucoup à l’emprunt de livres papier, il présente néanmoins une contrainte majeure ; les utilisateurs doivent être équipés pour pouvoir lire des livres protégés par DRM (donc installer le logiciel Adobe Reader sur leur ordinateur, et utiliser des supports de lecture supportant les DRM Adobe : exit le Kindle, le Playbook, etc.).

Entre utilisateurs

Le principal système de prêt d’ebooks entre utilisateurs à l’heure actuelle est celui proposé par Amazon. De façon très similaire, un utilisateur peut prêter un de ses ebooks à un proche également utilisateur de Kindle, pour 14 jours, pendant lesquels le propriétaire du livre n’y a plus accès, et au terme desquels il retrouve son livre – et l’emprunteur le perd. La contrainte est comparable au système décrit plus haut – et le cercle encore plus fermé.

Bien sûr, avec des livres libres de DRMs, la question technique ne se poserait pas : aussi facilement qu’on remet un livre papier entre les mains d’un proche, on lui enverrait un courriel avec le livre en pièce jointe. Mais, quid de rendre le livre à son possesseur ? Détruirait-on vraiment un livre numérique prêté de sa bibliothèque une fois que l’on a fini de le lire, par acquis de conscience ? La brièveté de l’échange qui distingue prêt et don tendrait donc sans doute, en étant réaliste, à disparaître. Ainsi que la privation vécue par le possesseur originel du livre dans le cas du prêt ou du don. Mais si cette multiplication des petits pains aurait de quoi plaire aux utilisateurs, elle pose d’évidents problèmes aux auteurs.

Avec quel modèle économique ?

Pour le lecteur, l’emprunt de livres numériques est évidemment gratuit, ou au pire, conditionné à la souscription à un abonnement d’un montant (en général faible) complètement dé-corrélé de l’intensité de sa consommation de livres.

Pour les bibliothèques en revanche, c’est plus compliqué. Certains éditeurs fonctionnent sur un système de « licences », qui peut prendre différentes formes, par exemple :

  • je te vends un livre que tu peux prêter maximum X fois (26 fois pour la maison d’édition Harper Collins, par exemple) ;
  • je te vends un certain nombre d’exemplaires de mon livre, et tu ne peux pas prêter plus que ce nombre d’exemplaires simultanément ;
  • je te vends mon livre beaucoup plus cher que son prix public, mais avec une totale liberté de nombre de prêts…

D’autres, et le système semble déjà plus intelligent, perçoivent une redevance mensuelle proportionnelle à l’utilisation qui a été faite de leur livre (modèle de « pay-per-use »).

On discute également la possibilité de mettre en place un système de « rent-to-own », dans lequel les bibliothèques paieraient un droit de prêt pendant un certain temps, au bout duquel elles deviendraient propriétaires du fichier, mais l’expérience ne semble pas encore avoir été tentée.

Quels sont les principaux acteurs impliqués ?

Les prestataires

Overdrive est la première société à s’être lancée dans le prêt de livres numériques, outre-Atlantique, et reste le leader dans ce domaine. A son actif, des centaines de bibliothèques, plus de 650 000 ebooks et audiobooks, plus de 18 000 établissements publics ou universitaires proposant son catalogue, des livres numériques compatibles avec presque tous les lecteurs ebook du marché.

3M propose également un service de bibliothèque en ligne, contenant plus de 100 000 livres, compatibles avec la plupart des lecteurs ebook du marché. Pour se distinguer d’Overdrive, ils proposent aux bibliothèques partenaires des services complémentaires, une borne tactile permettant aux utilisateurs d’explorer leur catalogue, ainsi qu’un service de prêt de lecteurs ebooks avec accès direct au catalogue.

OpenLibrary.org est un projet de bibliothèque d’Internet Archive. Grâce à ses mille bibliothèques partenaires, réparties dans six pays différents, OpenLibrary parvient à proposer au prêt plus de 100 000 ebooks, essentiellement du XXème siècle.

Pretnumerique.ca est une plateforme toute récente, crée par De Marque avec pour objectif de gérer le prêt de livres numériques sur l’ensemble du territoire canadien. Pour le moment, 50 éditeurs partenaires offrent ainsi un catalogue de 5100 titres, parmi lesquels les bibliothèques partenaires peuvent passer commande pour se constituer un catalogue à proposer à leurs lecteurs.

Cyberlibris est l’acteur majeur en France dans le domaine du prêt de livres numériques. Grâce à ses quelques 300 éditeurs partenaires, il a réussi à mettre en place un catalogue de livres numériques très riche et varié, décomposé en offres spécifiques : académique, professionnelle, familiale… qui a déjà séduit plusieurs centaines de bibliothèques scolaires, universitaires ou municipales (entre autres!).

Amazon s’est également attaqué à cette nouvelle utilisation des livres numériques, mais comment souvent, en s’adressant directement à l’utilisateur final, supprimant l’intermédiaire ici « bibliothèque ». Amazon a commencé par permettre à ses utilisateurs de se prêter mutuellement des livres dans un premier temps, puis a ouvert plus récemment la Kindle Owner’s Lending Library, un fonds de 145 000 ebooks que les utilisateurs Kindle « Premium » peuvent emprunter gratuitement au rythme d’un par mois. A partir du 19 juin prochain, on y trouvera notamment les Harry Potter, entre autres best-sellers…

Les éditeurs

Les éditeurs se montrent pour le moment assez frileux sur la question du prêt de livres numériques : viabilité économique, risque de piratage, sont autant d’incertitudes qui les incitent à rester en retrait. Quand les arguments avancés ne sont pas plus surprenants encore, ainsi cette déclaration d’Arnaud Nourry, PDG de Hachette, au Salon du livre de Paris en mars dernier :

« Ces lieux ont pour vocation d’offrir à des gens qui n’ont pas les moyens financiers, un accès subventionné par la collectivité, au livre. Nous sommes très attachés aux bibliothèques, qui sont des clients très importants pour nos éditeurs, particulièrement en littérature. Alors, il faut vous retourner la question : est-ce que les acheteurs d’iPad ont besoin qu’on les aide à se procurer des livres numériques gratuitement ? Je ne suis pas certain que cela corresponde à la mission des bibliothèques.

Par définition, me semble-t-il, les gens qui ont acheté un Kindle ou un iPad, ont un pouvoir d’achat, là où les gens qui sont les usagers de ces lieux en manquent. La position de Hachette aujourd’hui, c’est que l’on ne vend pas aux bibliothèques, pour éviter d’avoir ces prix très hauts, considérant qu’il n’y a pas encore de nécessité. On changera un jour, quand on aura trouvé les formules, il y’en a plein d’autres, comme la licence qui octroierait une utilisation durant six mois. Encore une fois, les bibliothèques sont essentielles dans l’économie du livre, mais il est tout aussi essentiel que les gens achètent des livres. Si on commence à donner un accès libre et quasiment gratuit au lecteur pour des versions numériques, alors que le marché est à peine en train d’émerger, on va tuer le marché. »

Pour information, Hachette serait néanmoins en train de remettre en place une expérience de prêt d’ebooks.

Les bibliothèques

Il est impossible d’en dresser une liste à proprement parler, mais sachez que d’ores et déjà, bon nombre de bibliothèques scolaires, universitaires, mais aussi municipales, proposent le prêt d’ebooks (elles seraient plus de 4000 !). Les initiatives sont variées, allant du prêt d’e-readers avec catalogue inclus (comme le tout récent projet « Tab en bib »), à la création d’espaces de lecture numérique (par exemple à la bibliothèque des Champs-Libres, à Rennes). Renseignez-vous près de chez vous !

Les principaux points de débat actuels

  • Le contenu des catalogues : nombre d’éditeurs hésitent encore à ouvrir leurs best-sellers et autres nouveautés au prêt en numérique. Les catalogues actuels sont donc très fournis en livres « anciens », mais ce n’est pas nécessairement ce que souhaitent les lecteurs, comme le souligne Cyrille Jaouan, de la bibliothèque Dumont d’Aulnay-sous-Bois :« Nous avons de super outils, mais le contenu est limité aux ouvrages libres de droits, et donc assez vieux. Ce que veulent les usagers, ce sont les derniers best-sellers, ou les derniers polars »
  • L’accessibilité des livres : les problèmes de DRM, de compatibilité des appareils et logiciels de lecture des utilisateurs, de chronodégradation des fichiers, sont autant de problèmes qui compromettent l’expérience de lecture, et risquent de détourner les lecteurs de l’emprunt d’ebooks.
  • La rémunération des auteurs ; c’est en ce moment une question brûlante au Royaume-Uni notamment.
  • La protection contre le piratage, l’éternelle angoisse de certains éditeurs et auteurs…




Tour d’horizon des plateformes sociales de lecture actuelles!

20 01 2012

Les réseaux sociaux, omniprésents et, semble t-il, en croissance permanente, investissent doucement le domaine de la lecture.

Un certain nombre de plateformes en ligne dédiées à la lecture ont déjà vu le jour, qui permettent aux internautes de partager facilement des conseils de lecture, d’exposer ses opinions sur ses dernières lectures. L’actualité littéraire y est largement relayée. Comme avec chaque réseau social, les internautes peuvent se rassembler autour de leur centre d’intérêt : la lecture. Pour ceux qui souhaiteraient tenter cette expérience, nous avons exploré les différentes plateformes actuellement disponibles en langue française, et allons ici vous présenter nos premières impressions sur chacune.

Deux grandes catégories de plateformes sociales de lecture existent sur Internet, les plateformes indépendantes (comme Babelio, Libfly, Lecteurs.com, MyBOOX), et les plateformes intégrées dans un système de lecture complet (comme KOBO, Smartlibris, le Cercle reader de Sony). Amazon ne proposant son réseau social de lecture Kindle qu’aux anglophones pour le moment, nous ne présenterons pas son service ici.

Mise à jour du 31/01 : Nous rajoutons Livraddict et Sens Critique dans la catégorie « plateformes indépendantes », merci à Nelfe et à Catioucha pour l’info ! 🙂

Les plateformes indépendantes :

Lecteurs.com d’Orange :

– Accès au service : Lecteurs.com est accessible depuis le site internet  ainsi que depuis votre iPhone ou votre iPad.

– Comment s’y inscrire? : Pour rentrer dans la communauté lecteurs.com  l’inscription est (comme partout…) obligatoire, mais elle est néanmoins très simple et rapide. Le lecteur peut mettre une photo ou image pour illustrer son avatar sur le réseau.

– Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque : Les onglets : lecteurs, livres, auteurs guident le lecteur dans ses recherches pour identifier les lectures les plus susceptibles de l’intéresser.

L’ajout de livres dans sa bibliothèque est assez rapide et simple, vous pouvez classer le livre dans vos coups de cœur ou le déconseiller.

Depuis votre iPhone/iPad, vous avez également la possibilité de scanner le code barre de vos livres pour les enregistrer directement dans votre bibliothèque. Rapide et pratique.

– Fonctionnalités sociales proposées : Depuis la page d’accueil, le lecteur a accès à l’actualité des livres et des lecteurs du réseau.

Dans la rubrique « la vie des lecteurs », il existe plusieurs catégories : les bibliothèques les plus actives depuis les 15 derniers jours, les bibliothèques les plus volumineuses, ainsi que les lecteurs les plus suivis (comme sur Twitter).

Chaque mois un lecteur est mis en lumière avec l’élection du lecteur du mois. En bas de page, vous pouvez accéder directement au top 10 des livres, lecteurs et auteurs, ce qui est très pratique pour savoir  ce qui intéresse le réseau à un moment donné.

Ce site permet de trouver un lecteur qui vous ressemble (recherche soit par localisation ou par pseudo).

Lecteurs.com dispose également d’un blog qui relaie l’actualité de lecteurs.com et de la lecture en ligne.

Bon à savoir, dans cette optique d’une lecture plus sociale, Orange a aussi instauré le prix du livre orange, un des rares prix ayant un jury composé de 7 professionnels du livre mais aussi de 7 internautes passionnés de lecture.

– Achat de livres : Le réseau ne propose pas d’acheter directement en ligne, mais il vous accompagne jusqu’à l’achat en vous indiquant les librairies dans la zone du code postal que vous avez renseigné.

– Le « + » de ce réseau : A Bouquineo, on a particulièrement aimé la possibilité de scanner ses livres pour les enregistrer illico presto dans sa bibliothèque.

Babelio :

– Accès au réseau : Il se fait uniquement depuis le site internet.

– Comment s’y inscrire ? : Il est nécessaire de s’inscrire, mais vous avez la possibilité d’utiliser pour cela votre compte Facebook, ce qui facilite l’inscription (un seul identifiant, un seul mot de passe).

– Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque : La section livres est divisée entre différentes catégories, les livres les plus populaires, les plus critiqués, les plus annotés, les plus appréciés (mais aussi les moins appréciés!)…, avec une possibilité d’affiner votre recherche par catégories (généralités, religion, langues…)

– Fonctionnalités sociales proposées : Le réseau met en avant chaque semaine les livres les plus populaires de la semaine. Les lecteurs découvrent les auteurs, lecteurs et livres et accèdent à des forums et quiz consacrés à la lecture.

Sur la fiche d’un livre, les internautes ont accès aux critiques et avis des lecteurs mais également aux critiques de la presse. La confrontation des critiques des lecteurs et des professionnels du livre permet aux lecteurs Babélio d’avoir une très bonne vision d’ensemble de chaque livre.

– Achat de livres : Un lien « Acheter sur Amazon » facilite l’achat des lecteurs Babélio.

– Le « + » de ce réseau : Les critiques à la fois de professionnels et de lecteurs.

LibFly :

– Accès au réseau : Depuis le site internet http://www.libfly.com/ ainsi que depuis l’application iPhone, iPad et Android  appelée « Mobilitté ».

 – Comment s’y inscrire ? : Une inscription classique est demandée pour accéder à LibFly, avec la possibilité de se connecter avec son identifiant Facebook.

– Accès aux livres et gestion de votre bibliothèque : Vous pouvez rechercher des livres par mots-clefs ou par classification. L’ajout de livres à la bibliothèque est très simple. Si le livre que le lecteur veut ajouter est introuvable depuis la base de données LibFly, il est possible de le rechercher dans la base de données internationale d’Amazon pour l’ajouter.

– Fonctionnalités sociales proposées : Les lecteurs Libfly peuvent se géo-localiser pour trouver des lecteurs « voisins », Comme sur le réseau social Facebook, les lecteurs peuvent avoir des amis, visualiser leur bibliothèque, rechercher des lecteurs.

La recherche des lecteurs peut se faire par le biais de leur pseudo ou encore par leur âge. Cette recherche par âge est très utile pour voir les lectures des personnes de votre âge ou encore si vous souhaitez offrir un livre à une personne n’ayant pas les mêmes goûts ou le même âge que vous.

LibFly met le prêt de livres en avant, lorsque le lecteur est sur la fiche du livre, le site annonce où l’emprunter (emprunt en bibliothèque, à un ami du réseau, ou à un voisin).

– Achat de livres : Sur la fiche du livre, LibFly vous informe des endroits où l’acheter, en ligne ou en librairie.

– Le « + » de ce réseau : la géolocalisation des lecteurs ouvre la possibilité d’un lien physique entre lecteurs et l’emprunt des livres aux amis et « voisins lecteurs ».

MyBOOX : « Vous allez voir ce vous allez lire ! »

– Accès au réseau : Depuis le site internet.

– Comment s’y inscrire? : L’inscription y est aussi simple. Les lecteurs peuvent compléter leur profil en ajoutant une photo mais également une citation qui leur ressemble.

– Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque : On a la possibilité de remplir sa bibliothèque avec des livres mais aussi avec des vidéos.

Pour la recherche, les livres sont catégorisés par thématique (littérature ; BD, mangas, humour ; jeunesse ; culture et société ; vie pratique ; voyage, loisirs ; savoirs et vie professionnelle et dictionnaires et langues).

Dans votre bibliothèque, vos livres sont classés par titre, par genre ainsi que par statut (en cours, à lire, lu).

– Fonctionnalités sociales proposées : Les lecteurs Myboox peuvent critiquer des livres et commenter les critiques des autres lecteurs.

Comme sur Facebook, le BOOXclub permet aux lecteurs d’avoir des amis leur ressemblant et de rejoindre des groupes de lecteurs.

Chaque lecteur BOOXclub peut recommander des livres aux autres lecteurs BOOXclub.

– Achat de livres : Ce réseau est en partenariat avec différentes librairies en ligne (Amazon, Mollat.com, Decitre, Librairie Grangier, Librairie Dialogues.fr, Camponovo).

– Le « + » de ce réseau : la possibilité de rajouter une citation à sa présentation, un moyen sympathique pour identifier d’autres lecteurs avec qui l’on pourrait avoir des atomes crochus !:-)

Livraddict : « le site communautaire pour les mordus de la lecture »

Accès au réseau : Depuis le site internet.
Comment s’y inscrire ? : L’internaute crée un profil « livraddict », l’inscription est très rapide et simple.

Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque : Les lecteurs de Livraddict (les « livraddicts ») ont la possibilité de construire leur bibliothèque personnalisée avec les livres qu’ils ont lus, ainsi que ceux qu’ils souhaiteraient lire.

– Fonctionnalités sociales du réseau : Les livraddicts ont l’opportunité via la plateforme d’avoir des amis livraddicts, de s’abonner à leurs activités, mais aussi de prêter/emprunter/troquer des livres avec eux.
Chaque mois une réunion « book club » numérique a lieu sur Livraddict ! Cette discussion autour d’une lecture commune permet de réinventer le classique « groupe de lecture » et de l’adapter à Internet.
Les livraddicts ont également la possibilité de commenter  et chroniquer leurs lectures.
Bonus : le site offre une carte mondiale des auteurs lus sur le profil des livraddicts.

– Achat de livres : La boutique Livraddict sur Amazon est accessible depuis la plateforme et  permet la financer. Les internautes peuvent y trouver des e- books et des livres papiers de différents éditeurs.
– Les « + » de ce réseau : La possibilité de prêter, d’emprunter mais aussi de troquer les livres entre livraddicts ; il s’agit uniquement d’une mise en relation, le réseau se décharge d’ailleurs de toute responsabilité si le troc fonctionne mal.

Senscritique :

Cette plateforme n’est pas réservée aux livres, on y parle aussi jeux vidéos, films, séries, BDs et musique.

– Accès au réseau : Depuis sur le site internet.
– Comment s’y inscrire ? : La création d’un compte est gratuit, l’inscription est facilitée par la possibilité de se connecter via Facebook. Les utilisateurs ont la possibilité de compléter leur profil avec une photo.
– Accès aux livres et gestion de votre bibliothèque : Les utilisateurs du réseau Sens critique peuvent enrichir leur collection avec des livres, films, BDs, ou musiques…
Ils ont la possibilité de classer cette collection par œuvres à lire ou lues, ou encore par un Top10.
– Fonctionnalités sociales du réseau : Durant l’inscription, les utilisateurs du réseau peuvent rechercher des « amis » Senscritique par le biais de leur adresse email, par Facebook ou encore Twitter.
Les utilisateurs peuvent notamment  critiquer, noter, classer ( à lire, lu…), recommander chaque œuvre de leur collection et suivre l’activité des « éclaireurs » en fonction de leurs affinités.
Les membres de Senscritique ont également la possibilité de partager leurs lectures (ou autres) via Facebook ou Twitter.
– Achat de livres : Il n’y a pas de lien vers une librairie en ligne mais les utilisateurs ont la possibilité d’ajouter des ouvrages à une liste d’achat.

– Le « + » de ce réseau : le réseau n’est pas spécialisé pour la lecture, les utilisateurs peuvent échanger sur toutes les œuvres culturelles qui les inspirent.

EntréeLivre:

– Accès au réseau : Depuis leur site internet.

– Comment s’y inscrire? : L’inscription est gratuite et peut être facilitée par une identification via Facebook ou un compte Google. Le lecteur peut renseigner ses préférences de lectures dans son profil pour profiter de suggestions de lecture par la suite.

– Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque :

Pour trouver un livre, les lecteurs les recherchent par mots clefs, noms de l’auteur ou de l’éditeur,  titre, ou encore numéro ISBN.

L’ajout de livres est très simple, la bibliothèque est divisée en plusieurs catégories : livres récemment ajoutés, livres préférés et listes. Le lecteur peut en effet créer des listes de livres selon ses désirs.

Le livre peut également être classé en : lu, en cours de lecture ou souhait de lecture.

– Fonctionnalités sociales du réseau :

La communauté est aussi ouverte aux lecteurs, aux auteurs et aux professionnels du livre.

Les membres d’EntréeLivre ont la possibilité de noter, critiquer et recommander les livres, mais aussi de suivre des auteurs. Les « EntréeLecteurs »  se constituent un réseau d’amis sur le site, et des groupes les rassemblant selon leurs centres d’intérêts leur permettent de discuter de leurs lectures.

Sur la fiche de chaque livre figurent des statistiques qui permettent d’avoir une vue d’ensemble de ce qu’en pense la communauté.

Les lecteurs partagent également leurs lectures via Facebook, Twitter ou par email.

– Achat de livres : Bien que le réseau appartienne à la librairie Decitre, aucun lien vers la librairie ne permet d’acheter des livres.

– Les plus du réseau : La communauté EntréeLivre met en contact les lecteurs et les professionnels du livre.

Les plateformes intégrées :

KOBO : Kobo Reading life est le réseau social du géant Kobo.

– Accès au réseau : Pour y accéder, il est nécessaire d’avoir l’application Kobo sur votre iPhone/iPad, ou d’avoir fait l’acquisition d’un lecteur Kobo. L’application Kobo sur PC ou Mac ne contient pas les fonctionnalités Kobo reading Life.

– Accès aux livres et gestion de sa bibliothèque : Pour faciliter la recherche de livres, ils sont classés par catégorie. Sur la page d’accueil, sont mis en avant les livres à la une, le top 50 de la journée ainsi que les romans à petits prix, les livres gratuits…

Une fois un livre téléchargé dans Kobo, celui-ci est incorporé automatiquement dans votre bibliothèque.

– Fonctionnalités sociales proposées :

Les lecteurs Kobo ont la possibilité de donner leur avis sur leurs lectures, discuter en ligne avec les autres lecteurs. Les passages les plus commentés et annotés par les lecteurs sont signalés afin que chaque lecteur puisse y accéder pendant leur lecture.

Ce réseau social dédié à la lecture récompense également les « meilleurs lecteurs » en fonction de leurs performances (plus de 10 000 pages lues, etc).

Les statistiques sur leurs habitudes de lecture sont donc enregistrées sur le compte de chaque lecteur.

Kobo reading life commence à s’enrichir avec Kobo Pulse, une icône représentant l’activité de l’utilisateur, basée sur l’échange de commentaires, de notes, d’extraits et de passages.

Un accord entre Kobo et Facebook permet depuis peu aux lecteurs possédant un compte Facebook d’ajouter Reading life  à leur TimeLine. Leurs activités de lecture pourront donc être partagées avec leurs amis Facebook.

– Achat de livres : Directement depuis le catalogue Kobo et Fnac.

– Le « + » plus de ce réseau : Ne pas avoir à aller sur un site ; tout est accessible depuis votre liseuse, tablette ou téléphone.

Smartlibris : de Cyberlibris, est présentée comme une bibliothèque en ligne pour toute la famille, spécialement créée pour les tablettes numériques.

– Accès au réseau : Depuis le site internet .

– Comment s’y inscrire? : Il est nécessaire de créer un compte pour rejoindre la communauté Smartlibris.

– Accès aux livres et gestion de votre bibliothèque :

Les « Smartlecteurs » ont la possibilité de classer leurs livres dans leur bibliothèque sur des « étagères », ce qui permet à chaque membre de la famille d’avoir ses propres rayons.

Smartlibris existe en deux versions, une gratuite et une payante.

La version gratuite donne accès à 1500 livres du domaine public et à des extraits des quelque 9000 ouvrages du catalogue Smartlibris.

La version payante permet l’accès intégral à ces 9000 ouvrages en français, anglais et espagnol du catalogue.

– Fonctionnalités sociales proposées :

Chaque lecteur peut partager ses lectures par Facebook, Twitter, email, sur un blog, donner son avis, annoter ses ouvrages, et a accès aux annotations faites par les autres lecteurs de la plateforme Smartlibris.

– Achat de livres : SmartLibris fonctionne par abonnement pour la version payante, à 9,90 € par mois.

– Le « + » de ce réseau : L’idée d’une seule bibliothèque pour toute la famille.

Le cercle Reader SONY :

– Accès au réseau : Depuis le site internet.

– Comment s’y inscrire? : Vous n’aurez besoin de créer un compte que si vous n’êtes pas membre My Sony, Sony Style ou Club VAIO. Si vous ne l’êtes pas, l’inscription est relativement rapide et facile.

– Accès aux livres:

Accès restreint aux catalogues FeedBooks et Numilog, les librairies partenaires de Sony.

– Fonctionnalités sociales proposées :

Les lecteurs du Cercle reader peuvent partager leurs lectures avec leurs amis via Facebook, Twitter, ou par leur blog ou email.

« Le café littéraire » est un forum de discussion pour les lecteurs Sony, une catégorie est réservée pour les critiques et discussions sur les ebooks.

– Achat de livres : Possibilité d’acheter des ebooks par le biais de FeedBooks ou Numilog.

-Le « – » de ce réseau : A ce jour, aucune critique ou discussion autour des ebooks sur le café littéraire, les internautes interagissent autour de l’aspect technique des e-readers uniquement.

Bookpulse :

– Accès au réseau : Depuis les pages BookPulse Facebook des livres en question, ou directement depuis n’importe quel ebook à la condition que les éditeurs rendent ceux ci compatibles BookPulse.

– Comment s’y inscrire? : Il n’y a pas besoin de s’inscrire, les utilisateurs ont juste à autoriser cette fonctionnalité. Depuis Facebook, il suffit d’aimer la page en question.

– Fonctionnalités sociales du réseau : Cette plateforme  met l’auteur et l’éditeur au centre de la communauté en leur permettant d’interagir avec leurs lecteurs, de répondre à leurs questions, de réagir à leurs annotations mais aussi de les conseiller dans leurs prochaines lectures. Chaque ebook prend alors une vocation sociale.

Cette plateforme crée un espace commun autour du livre donnant l’opportunité à ses utilisateurs de l’enrichir par le biais de leur commentaires et avis. Cette plateforme a une vocation très ludique puisque des quizz y sont également proposés.

– Les plus du réseau : L’interaction créée entre les éditeurs et les lecteurs.

Cette liste des différents réseaux numériques dédiés à la lecture n’est sans doute pas exhaustive, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les indiquer dans les commentaires afin que nous puissions améliorer ce billet pour les prochains lecteurs !





Ce qui se profile pour la lecture numérique en 2012

22 12 2011

Noël 2011 aura placé le livre numérique sur le devant de la scène, grâce à la grande médiatisation du Kindle d’ Amazon et du Kobo by Fnac, 2012 continuera sur cette lancée et nous fera découvrir une lecture numérique innovante, à la fois en matière de supports, d’usages de lecture, et de modalités d’accès aux livres.

Des liseuses électroniques à la frontière des tablettes numériques.

2012 nous promet de nombreuses évolutions afin d’ajouter lumière et couleurs à nos liseuses électroniques, ressemblant plus à des hydrides entre  e-readers et tablettes numériques.

La technologie High Speed Ink System inventée par Bookeen  et utilisée dans le Cybook Odyssey permet un affichage tellement plus rapide que l’on peut désormais imaginer dans un futur assez proche un  e-reader lisant des vidéos ou des animations.

La lecture va également bientôt pouvoir se faire en couleur. Sur écran LCD (donc rétro-éclairé) bien sûr ; Nook, un des acteurs mondiaux majeurs dans le monde des e-readers a ainsi confirmé son arrivée sur le marché européen en 2012, sans doute avec le Nook Color dont l’écran LCD en couleurs ravira les amateurs de manga et de BD. Mais la couleur arrive également sur les écrans à encre électronique, dès 2012 via le Kyobo eReader, qui avec son écran Mirasol nous offrira un grand confort de lecture sur un écran lui aussi en couleurs, et permettant la lecture dans des espaces peu lumineux.

Ce dernier point voit également des améliorations notables arriver. Après la petite lampe à fixer sur l’e-reader ou sur la couverture de l’e-reader, la technologie Flex Lighting propose maintenant un film à diodes éclairant que l’on fixe sur les e-readers. N’ayant toujours pas de partenaire technologique, l’arrivée de cette innovation sur nos e-readers reste tout de même hypothétique, mais nous laisse entrevoir une évolution potentielle des liseuses électroniques.

La sociabilisation de la lecture

L’e-book va plus loin qu’un simple changement de support du livre, il permet beaucoup plus d’interactivité avec les lecteurs. Dépassant le cercle des réseaux sociaux classiques comme Twitter et Facebook, la lecture numérique s’est créé ses propres espaces sociaux à tel point que l’on peut parler d’une certaine sociabilisation de la lecture.

Il y a d’abord toutes les plateformes communautaires littéraires « simples », de « catalogage social ». Il peut s’agir de blogs littéraires (Tu lis quoi.net, Les voyages immobiles de Madame Charlotte ou encore Page48, entre autres) ou de sites comme Babélio ou encore Libfly. En laissant la liberté à tous lecteurs de commenter, critiquer, noter des livres, ces plateformes permettent la découverte des bibliothèques de lecteurs ayant des goûts similaires aux nôtres, et donc de trouver des livres susceptibles de nous plaire.

Mais se développent également des plateformes beaucoup plus complexes permettant une expérience de lecture véritablement sociale et interactive.

Ainsi Kobo, leader de l’édition numérique canadien, avec son Kobo reading life que la Fnac a choisi de garder pour le Kobo by Fnac. Sur Kobo reading life, les lecteurs ont par exemple la possibilité de discuter en ligne avec les autres lecteurs. Les passages les plus commentés et annotés  sont signalés afin que chaque nouveau lecteur puisse y accéder en cours de lecture. Les lecteurs peuvent aussi accéder à des statistiques sur leurs habitudes de lecture et les « meilleurs lecteurs » sont récompensés en fonction de leurs performances (plus de 10 000 pages lues, etc). Calqué sur les systèmes de jeux vidéos en ligne, tout est fait pour rendre la lecture plus attrayante pour les plus jeunes. Notons que Kobo reading life laissera incessamment sous peu sa place à Kobo Pulse.

Le site Lecteurs.com d’Orange est un autre réseau du même acabit. Outre la possibilité de lire en ligne depuis son mobile et le site, les lecteurs d’Orange peuvent suivre d’autres lecteurs mais aussi voir les lecteurs les plus actifs du réseau, et ils décernent même un Prix Orange du livre.

Tous ces sites et applications tendent vers le même objectif : rendre la lecture plus attirante et rétablir un certain lien social dont on redoutait la disparition avec l’arrivée du numérique. Les lecteurs ne sont plus seuls face à leur livre, des milliers de lecteurs les attendent pour échanger sur  leur lecture comme ils le font pour toutes leurs activités. La critique littéraire n’est plus réservée aux écrivains et journalistes, chaque lecteur peut désormais exprimer son point de vue en ligne.Voyons jusqu’à quel point ces usages, pour le moment à peine émergents, parviendront à se frayer un chemin dans nos habitudes de lecture !

La lecture en mouvement : le nouvel e-book est nomade, en streaming et prêtable.

Dernier aspect en plein changement : les modalités d’accès au livre numérique. Au départ conçues pour se rapprocher de l’expérience « livre papier », ces modalités évoluent pour permettre au côté pratique du livre numérique de prendre toute son ampleur, notamment en situation de mobilité.

La généralisation des connexions Internet sur les nouveaux e-readers permet ainsi d’acquérir de nouveaux e-books n’importe où, n’importe quand. Plus besoin de brancher son e-reader sur un ordinateur, en quelques clics on peut accéder à des milliers de titres téléchargeables directement depuis un libraire en ligne ou par le biais des différentes applications.

Des partenariats voient également le jour entre des éditeurs et des acteurs de la mobilité en vue de faciliter l’accès au livre numérique pour les voyageurs. Ainsi, par exemple, l’aéroport de Floride, en partenariat avec la bibliothèque Broward Country, a mis à disposition plus de 15 000 e-books de tous genres pour ses passagers.  L’application, gratuite, permet également de garder l’ebook téléchargé afin de le terminer plus tard.

En France, en 2010, Veolia Transport, afin d’agrémenter le temps de parcours des voyageurs, a, en partenariat avec l’éditeur SmartNovel, offert un roman feuilleton à ses voyageurs. L’opération a été réitérée à la rentrée 2011 avec le polar de Pierre Lemaitre « Les grands moyens ». De nombreux réseaux de transports s’y sont associés.

En parallèle, l’achat et le téléchargement unitaires de livres numériques perdent de la vitesse pour faire place à l’accès par abonnement et en streaming.

Certains éditeurs en font leur modèle économique, ainsi IZNEO, le portail de la bande dessinée, qui vient de lancer une formule d’abonnement calquée sur les grands modèles de plateforme musicale en streaming comme Deezer.  Les différentes formules d’abonnement permettent d’accéder à un large catalogue de BD numériques, de la location pour 10 jours à partir d’1,99€ à l’accès permanent à un album à partir de 4,99€, en passant par un abonnement à partir de 9,99€ par mois.

Mais des services spécifiques se développent également, notamment via Cyberlibris qui prône ce système depuis déjà dix ans. Nombre de bibliothèques proposent désormais une offre numérique. Parmi les initiatives récentes, on peut noter celle de la bibliothèque d’Arcachon, qui lance une opération de prêt d’e-readers pour ses abonnés et les accompagne dans la découverte de ce nouveau support de lecture. Les cinq e-readers disponibles au prêt pourraient bien voir leur nombre s’accroitre en cas de réussite de l’opération. La bibliothèque de Rennes se met elle aussi à la lecture numérique avec l’ouverture d’un espace pour la découvrir. Sont ainsi mis à disposition une douzaine d’appareils de lecture numérique allant de la liseuse électronique à la tablette numérique en passant par des consoles telles que la Nintendo DSi XL.

Pour 2012 se profilent donc un choix large de terminaux électroniques de lecture de plus en plus confortables et pratiques, un environnement de lecture numérique de plus en plus riche et une offre de contenus toujours plus accessible, qui s’accroît et se diversifie de jour en jour. De bons jalons pour voir en 2012 le décollage de la lecture numérique, comme le pense Arnaud Nourry ?





Cyberlibris fête ses dix ans !

13 05 2011

Cyberlibris a une place un peu à part dans le monde du livre numérique : ils ont été les premiers à proposer une solution d’accès au livre numérique en streaming et sur abonnement forfaitaire, dès 2001.  Leurs principaux clients ? Les bibliothèques et institutions (même si tout individu peut s’abonner directement à leurs services).

Un dixième anniversaire qui est l’occasion de faire le point sur un joli parcours…

Cyberlibris, c’est en effet maintenant :

– 400 institutions abonnées,

– Une présence dans plus de 30 pays,

– Le livre « apporté » aux endroits où il était quasiment inaccessible,

– Plus de 300 000 étudiants qui disposent dans le cadre de leurs études d’un accès permanent à leur bibliothèque numérique,

– Des milliers de professeurs qui accompagnent ces étudiants via la confection d’étagères professorales,

– Plus de 100 000 livres présents dans des étagères individuelles,

– Plusieurs dizaines de milliers d’usagers de bibliothèques municipales et départementales,

– Un accès aux bibliothèques et livres numériques indifféremment via ordinateur et iPad,

– 300 maisons d’éditions sous contrat (dont Chemins de tr@verse ! 😉 ) : françaises, belges, canadiennes, espagnoles, anglaises, américaines, suédoises, italiennes…

– Depuis 2003, plusieurs dizaines de millions de pages de livres lues et/ou imprimées et donc rémunérées aux maisons d’édition et à leurs auteurs,

– Depuis 2003, l’équivalent monétaire d’environ deux millions de livres « papier » vendus, livres qui étaient au mieux photocopiés ou (pire?) inconnus des étudiants.

… mais aussi de s’ancrer fermement dans le futur !

En 2011, Cyberlibris lance Smartlibris, une solution de consultation de livres numériques pour iPad, qui offre à ses abonnés un accès libre à plus de 9000 titres.

Et, préviennent-ils, ce n’est que le début…





Cyberlibris ouvre une bibliothèque numérique pour les familles !

25 02 2011

La société belge proposera à partir du 1er mars un abonnement familial permettant aux particuliers d’accéder à une offre “grand public” aussi bien en français, en anglais qu’en espagnol,  de plus de 9 000 titres, adaptée à tous les âges et tous les sujets.

Le but, défini par Eric Briys (fondateur du groupe), est de « fournir à chaque foyer à un coût raisonnable et dans le strict respect de la propriété intellectuelle un accès démocratique à l’outil de Savoir, d’Evasion, de Réussite et de Découverte qu’est une bibliothèque numérique. »

Depuis 2001, Cyberlibris  proposait principalement des abonnements forfaitaires au livre numérique, à partir de 0,99 €, à des écoles, universités, institutions et bibliothèques. Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’abonnés qui accèdent à des bibliothèques numériques thématiques et qui s’ouvre au grand public.

Alors gardez vos écrans ouverts, le site ouvre ses portes le 1er mars !

A découvrir ici !








%d blogueurs aiment cette page :