Nouveauté ebook – Ouvrage de référence, « Le code théodosien, Les droits de la femme au bas-empire romain », par Patrick Laurence

17 05 2012

Les éditions Chemins de tr@verse publient ce jour un ouvrage bilingue latin-français sur les droits de la femme au bas-empire romain : le Code Théodosien. Nul doute que, par son érudition et son imposante bibliographie ce livre fera référence en la matière.

Son auteur, Patrick Laurence, agrégé de lettres classiques et enseignant de latin, est un spécialiste des femmes dans l’Antiquité et de patristique.

La législation qui nous est exposée, élaborée dans un empire romain officiellement catholique mais en pleine mutation sociale, fixe les règles relatives aux droits de la femme à travers divers statuts matrimoniaux, professionnels et religieux. La traduction de ces textes fondateurs, présentée par un spécialiste de cette période, est très riche d’enseignements à la fois sur la subtilité de la codification romaine et sur le statut juridique de la femme, lequel a influencé durant des siècles les législations issues du droit romain, dont le droit français.

Outre son intérêt évident de cet ouvrage pour les juristes et les historiens, cet ouvrage permet une approche sociologique passionnante des thèmes centraux de la société romaine. Les seize livres qui le composent montrent comment le Bas-Empire a tenté de résister aux crises religieuses et sociales qui le traversaient en renforçant les exigences morales, au prix de peines abominablement cruelles,  et en encadrant strictement la sexualité afin de renforcer la cohésion sociale. C’est dans ce creuset juridique que se sont ancrées la stigmatisation des sexualités qualifiées de « déviantes » et  la condescendance de la société à l’égard les femmes, frappées socialement du sceau de l’infériorité sexuelle et intellectuelle.

Ce livre est disponible en versions numérique (22,99€) et papier (65€).

Pour en consulter un extrait gratuit, ou pour l’acheter, c’est ici.





Au-delà du livre : « Plume sur canapé », quand les auteurs se livrent

16 01 2012

Aux éditions Chemins de tr@verse, nous voyons dans le numérique une opportunité fabuleuse de partager les œuvres de l’esprit, qu’elles relèvent du domaine des savoirs ou des loisirs.

Partager, c’est d’abord mettre à disposition, ce que nous faisons en publiant les livres qui nous ont convaincus et en essayant de les rendre aussi largement disponibles que possible (via Bouquineo.fr, l’Applestore, le Kindlestore, Cyberlibris pour le moment pour nos livres numériques ; via Bouquineo.fr et Amazon.fr pour nos livres papier).

C’est aussi échanger autour de ces livres, ce que nous nous ingénions à favoriser. Les lecteurs peuvent partager leurs critiques sur les pages de nos livres sur Babélio ou Google Book Search, attribuer des notes à nos livres. Ils peuvent réagir aux billets de blog publiés ici sur certains de nos livres le cas échéant (nous avons commencé récemment !). Lesdits billets de blog permettent à nos directeurs de collection de partager les raisons pour lesquelles ils ont aimé ce livre et souhaité lui donner une vie publique. Ils sont souvent accompagnés d’une interview dans laquelle l’auteur (ou les auteurs) sont invités à présenter leur livre.

Nous souhaitons aller plus loin dans cette démarche et c’est dans cet esprit que nous avons créé « Plume sur canapé », une série d’interviews vidéo de nos auteurs qui leur donne un espace pour parler de leur livre et de leur démarche d’écriture de manière plus intimiste. Pour la première édition de Plume sur canapé, nous avons invité Joëlle Pétillot à parler de son roman La belle ogresse. Nous vous laissons découvrir la vidéo ci-dessous.

N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez de cette initiative, et de cette première vidéo, dans les commentaires ! 🙂





Nouveauté ebook jeunesse – Le cerf aux bois d’argent

15 12 2011

Le texte du Cerf aux bois d’argent m’a séduite par son charme atemporel et sa facture classique évoquant les livres de contes qui ornent les étagères de toutes les chambres d’enfant. Dans la veine des contes merveilleux traditionnels, l’histoire présente une portée universelle, et un dénouement édifiant pour les enfants, leur offrant des repères qui restent toujours autant d’actualité dans la vie moderne.

J’ai été définitivement conquise par ce projet au contact des illustrations de Gabrielle Richard. Son traitement très personnel et engagé du texte lui donne une autre dimension, subjective et onirique. Nous voilà immergés dans un univers surnaturel enveloppant, où couleurs et formes irréelles contribuent largement à l’enchantement.

Les illustrations pleine page très colorées et très riches ont d’ailleurs représenté un défi de mise en page. J’ai en effet constaté après plusieurs essais de typographie que les images « mangeaient » le texte. Nous avons donc travaillé avec Gabrielle sur la solution d’un bandeau semi-transparent de texte entouré d’une frise, avant de trouver cette solution élégante qui laisse vivre le texte tout en respectant l’intégrité des images.

Flora Jannot, directrice de la collection « L’Arche »

Interview des auteurs, Mani et Gabrielle Richard

Mani, quels contes vous ont le plus inspirée pour écrire Le Cerf aux bois d’argent ?

Ceux que m’inventaient ma sœur quand j’étais petite. Je lui suggérais un titre et elle m’inventait une histoire. De cette collaboration enfantine il ne me restait qu’un titre orphelin d’histoire, « le cerf aux bois d’argent ».

Gabrielle, qu’est-ce qui vous a inspiré dans ce texte?

Le texte de Mani est un texte merveilleux, qui va droit au cœur. C’est un conte initiatique qui fait voyager à travers un univers magique. J’ai aimé la relation à la nature, au monde onirique et mystérieux, et le pouvoir de transformation qui existe en chacun de nous. L’histoire m’a vraiment portée et j’étais ravie de pouvoir l’illustrer. Tout coulait de source.

Mani, le thème de votre livre, la fierté et le mépris des autres, vous tient-il particulièrement à cœur ? 

Oui sauf que je ne mélange pas les deux. C’est important pour moi d’être fière de ce que je fais mais pour de bonnes raisons et sans mépriser les autres. Le travail apporte une fierté légitime, l’apparence non car c’est juste une question de chance. Je n’aime pas les gens hautains.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de Gabrielle Richard pour illustrer votre conte ?

C’était une évidence ;-). En parcourant le site de Gabrielle j’ai été interpellée par sa facilité à jongler avec des styles à la fois très originaux et très différents. J’étais vraiment ravie qu’elle accepte d’illustrer mon histoire et je ne savais pas du tout quel style elle choisirait pour ce texte. La surprise a été totale, je suis enchantée du résultat. Ses illustrations sont magnifiques.

Gabrielle, y a-t-il une étape de la quête du Cerf que vous avez pris un plaisir particulier à illustrer ?

J’ai vraiment pris plaisir à illustrer chaque partie du livre, mais le passage où le cerf sauve l’elfe de l’eau n’écoutant que son cœur et laissant ses peurs de côté est celui qui m’a peut être inspiré le plus.

Avez-vous l’habitude de dessiner des animaux ?

J’ai l’habitude de dessiner des animaux : pour les fables de La Fontaine par exemple mais aussi en travail personnel : j’aime mélanger le monde humain, animal, et végétal qui sont fortement connectés.

Quels médiums avez-vous utilisés pour obtenir cette texture veloutée de vos images ?

Pour cette histoire je voulais rester dans un univers sensuel où l’on pouvait sentir la matière (surtout que le livre était destiné à une version écran). Ma « sauce » est un secret de fabrique dont je peux vous donner les ingrédients : encres, crayons, feutres, pastels… Pour le rendu velouté je laisse votre imagination imaginer ;-).

Mani, quelles sortes de livres pour la jeunesse constituent la bibliothèque de vos enfants ?

Beaucoup de livres conservés de mon enfance. Une collection de grands albums de « Caroline et ses amis » de Pierre Probst, une collection de contes illustrés par Adrienne Ségur, des livres se rapportant au film de Cocteau « La belle et la bête », « Reviens papa loup » de Cécile Eyen, « Sapristi » de Luc Turlan, « La belle et la bête » illustré par Emilie Etienne, beaucoup de Disney également. J’ai hâte que ma fille découvre les exemplaires dédicacés que je possède d’ Eric Godeau « The french crow », de Jean-Philippe Pogut « Mahona » et de Téhy « La teigne » et beaucoup de vieux livres illustrés ou scolaires.

« Le cerf aux bois d’argent » de Mani, illustré par Gabrielle Richard, est disponible en version numérique (et bientôt papier ! 🙂 ) sur Bouquineo.fr (4,59€).

 

 





Nouveauté ebook – Edition critique d' »Ubu roi » d’Alfred Jarry, par Laurent Tiesset

5 12 2011

Nous publions ce jour une nouvelle édition de la pièce de théâtre « Ubu roi » d’Alfred Jarry, annotée et commentée par Laurent Tiesset.

Laurent Tiesset est agrégé de Lettres modernes, docteur en Études théâtrales et ancien membre du jury de Capes. C’est dire s’il possède la pédagogie et la hauteur de vue nécessaires pour apporter tous les enrichissements indispensable à une approche à la fois savante et ludique de l’œuvre de Jarry. Habitué à faciliter l’approche des grands auteurs de théâtre (il a déjà publié une étude sur Le Misanthrope de Molière aux Éditions Hatier et une autre sur Britannicus de Racine aux Éditions Bréal), il dévoile ici les secrets d’Ubu Roi !

Le texte de la pièce est, bien entendu, présenté dans son intégralité. Les notes sont très nombreuses, et facilitent sa lecture tout en l’enrichissant et en l’éclairant.

Les grands thèmes traités dans le dossier d’accompagnement approfondissent la compréhension de l’œuvre et permettent au lecteur de mieux l’apprécier et la comprendre. Les étudiants et les élèves y trouveront les clés dont ils ont besoin pour se l’approprier et satisfaire les exigences des examens et concours. Le grand public, quant à lui, trouvera de quoi satisfaire sa curiosité et nourrir sa réflexion sur un texte qui fait date dans l’histoire du théâtre. À cet effet, Laurent Tiesset propose, outre un lexique et des jalons historiques indispensables pour resituer l’œuvre dans son contexte, une étude fine du texte, des personnages et de la langue, ainsi qu’une riche étude thématique et culturelle.

Entretien avec Laurent Tiesset

Pourquoi publier cet Ubu Roi aujourd’hui ? Est-ce parce qu’il a été repris cet été à la Comédie française ?

Oui, certainement. Mais également parce qu’il a été repris l’hiver dernier à Poitiers et au printemps dernier dans le Languedoc Roussillon. Ubu roi est toujours une pièce à la mode, toujours et partout.

Qu’aimez-vous dans la pièce de Jarry ?

Une réponse paradoxale : j’y aime tout parce que c’est un classique. A l’évidence, Ubu roi est une pièce faite pour la classe. Vous pouvez y étudier l’essence de la tragédie et de la comédie, tous les comiques, de la farce à la comédie de mœurs. Vous y voyez aussi la parodie « à l’œuvre » et pas seulement celle évidente de Shakespeare, mais celle des œuvres plus lointaines comme celle d’Eschyle. J’aime la pièce de Jarry parce que c’est une source inépuisable de contentements, aussi bien culturels que spirituels. Et bien sûr parce qu’elle me fait rire en m’enseignant la profondeur (ou le naufrage !) de l’Homme.

Quel est pour vous l’intérêt de la présente « édition augmentée » de ce texte que vous publiez aux éditions Chemins de tr@verse ?

A l’évidence, le travail entrepris fait la synthèse des recherches actuelles sur le sujet. Je rappelle aussi dans cet essai que la structure d’Ubu roi, calquée sur la tragédie, est minée par le comique de farce. Ce qui apparaît comme une banalité est souvent négligé dans les manuels scolaires, qui ne voient que la forme provocante du texte avec des arrières pensées plus ou moins politiques.

De plus, j’ai tenté de remettre la pièce dans le contexte scolaire qui est le sien à partir des travaux en Histoire de l’éducation toujours négligés quand il s’agit de traiter le chef d’œuvre de Jarry.

Enfin, j’ai pu sortir un moment de l’oubli des textes qui n’ont pas la faveur de l’École et qui éclairent le travail de Jarry de manière tout à fait pertinente.

Auriez-vous une anecdote à partager avec nous au sujet de cette pièce ?

Oui, tout à fait. Alors que je feuilletais un livre d’Histoire avec un de mes fils, ce dernier s’est exclamé en voyant Louis-Philippe : « Il a le parapluie d’Ubu » ! Cette réplique savoureuse me remit en mémoire le fait qu’un certain Kadhafi était venu faire le clown à Paris dans la cour de l’Élysée et affectait de faire le tour de la capitale en limousine voyante, un parapluie au bras. De là, il faut conclure qu’on distingue bien plus aisément les tyrans des hommes politiques normaux dans le fait qu’ils portent un parapluie.

Cette nouvelle édition d’Ubu roi d’Alfred Jarry par Laurent Tiesset est le premier titre de la collection « Grands textes » des éditions Chemins de tr@verse. Cette collection a vocation de rassembler les textes qui font la richesse et la réputation de la littérature française. Outre le texte intégral de l’œuvre, l’étudiant, l’élève, ou plus généralement le lecteur intéressé par la littérature, trouve dans chaque ouvrage de nombreuses notes pour éclairer sa lecture ainsi qu’un dossier historique et littéraire donnant les clés de l’œuvre et permettant aussi d’en approfondir l’étude.

Pour découvrir cette nouvelle édition, en feuilleter un extrait, ou l’acheter, c’est ici :-).








%d blogueurs aiment cette page :