Les meilleurs e-readers selon le magazine Wired

3 04 2012

L’incontournable magazine américain Wired vient de publier son appréciation des principaux e-readers actuels du marché (Kobo Touch, Sony PRS-T1, Nook Simple Touch, Amazon Kindle). Voici leur avis… et le nôtre ! 🙂

Kobo Touch (Kobo by Fnac)

Note Wired : 8/10 – Excellent, mais pas irréprochable

Ce lecteur obtient la note la plus haute attribuée par Wired dans ce classement (leur échelle allait jusqu’à « 10 – d’une perfection métaphysique », mais aucun e-reader n’a décroché cette distinction !). Ce qui les a convaincus ? La qualité et la rapidité de son écran tactile, son interface intuitive et « suffisamment intelligente pour ignorer les éléments indésirables », la facilité à annoter les livres, le design et le côté très confortable de la machine. « Pas irréprochable » cependant à leurs yeux, de par l’absence de bouton pour tourner les pages des livres, un choix limité de magazines et l’absence d’intégration à Twitter.

Notre avis ? Un appareil effectivement très confortable et relativement intuitif. L’intégration avec le catalogue de la Fnac en France rend l’achat d’ebooks très facile depuis le Kobo Touch, en revanche, l’accès aux livres gratuits y est beaucoup moins évident, ainsi que bien sûr l’accès aux catalogues d’autres e-librairies, ce qui est pénible pour les lecteurs qui souhaitent découvrir aussi la littérature numérique « hors sentiers battus ». Le Kobo by Fnac semble néanmoins séduire en France où on estime que plus de 60 000 exemplaires auraient déjà été vendus.

Le test complet du Kobo Touch en vidéo :

Nook Simple Touch

Note Wired : 7/10 – Très bon, mais tout de même pas excellent

Cet e-reader, qui obtient la deuxième place de leur classement, n’est pas disponible en France. Nous ne l’avons pas testé et ne pouvons donc nous positionner à son sujet. Ce qui a plu à Wired dans cet appareil (c’est toujours bon à savoir !), c’est le degré de personnalisation de la lecture possible et la facilité à effectuer cette personnalisation, mais aussi et surtout l’intégration de l’appareil avec les principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter, notamment) pour une véritable expérience de lecture sociale. Cet e-reader pèche à leurs yeux par l’absence d’un navigateur Internet et par des boutons pour tourner les pages qui fonctionnent mal.

Pour les curieux, le test vidéo du Nook Simple Touch (en anglais) :

Amazon Kindle

Note Wired : 6/10 – Un produit solide, mais non dénué de problèmes

L’e-reader dont l’arrivée a fait couler tellement d’encre en France à l’automne dernier ne prend que la troisième place de leur classement (très limité de toutes façons, puisqu’il ne prend en compte que quatre e-readers). Le bouton de navigation à 5 directions vaut au Kindle cette piètre opinion, ainsi que son écran qui leur a semblé terne et imprécis comparé aux autres. Son prix très bas, la présence d’un navigateur web, la disponibilité de l’interface en six langues ainsi que bien sûr son catalogue extrêmement bien fourni lui méritent néanmoins la reconnaissance de Wired.

Notre avis ? La navigation au sein du Kindle est effectivement pénible, et de ce point de vue l’arrivée du Kindle Touch devrait être une vraie révolution pour cette gamme qui présente par ailleurs de sérieux atouts. Ce ne sera cependant sans doute pas suffisant pour lui faire prendre une avance déterminante sur ses principaux concurrents sur le marché français, qui ont également de beaux arguments de vente (degré d’avancement technologique pour le Cybook Odyssey, puissance commerciale de la Fnac et bonnes fonctionnalités de lecture sociale pour le Kobo by Fnac).

Petite démonstration de cet e-reader en vidéo ici :

Sony PRS-T1

Note Wired : 4/10 – Plus de défauts que de qualités

Et ces défauts, pour Wired, sont une interface utilisateur assez inintelligible et souvent mal pensée (ils citent en exemple le besoin de passer en mode « écriture manuelle » à chaque fois que l’on souhaite annoter la page d’un livre, au lieu de faire ce choix une fois pour tout le livre), un stylet qui fonctionne mal, le manque d’options d’achat et un mauvais rapport qualité/prix global. Ils apprécient néanmoins le design de l’appareil ainsi que la facilité à accéder à des livres gratuits.

Notre avis ? Un jugement un peu dur pour un e-reader permettant tout de même une expérience de lecture assez riche (dictionnaires embarqués, prise de notes, marque-pages, surlignage, recherche dans le texte possible) et bénéficiant d’une connexion Wifi pour en faciliter l’utilisation autonome. Il reste certain que beaucoup de progrès restent à faire en matière d’ergonomie et d’intuitivité d’utilisation de l’appareil !

Démonstration de cet e-reader en vidéo ici :





Un Kobo à 99,90€

13 03 2012

Pendant les 15 jours Fnac, du 16 mars au 1 avril prochain, les adhérents Fnac bénéficieront de 30 euros offerts en chèque cadeau pour l’achat d’une liseuse Kobo by Fnac. Un petit coup pouce pour se laisser tenter par cette liseuse qui, depuis son lancement à l’automne dernier, semble plutôt séduire. Pour rappel, voici une description assez complète de l’appareil et de son utilisation.

Avis aux amateurs ! 🙂





Changez votre Fnacbook pour un Kobo by Fnac !

7 12 2011

Bon à savoir : heureux (?) détenteur qu’un Fnacbook, tenté par le tout nouveau Kobo by Fnac, la Fnac a pensé à vous : sous réserve que vous ayez une carte d’adhérent, vous pouvez faire reprendre votre Fnacbook contre un avoir de 100€ (en chèques-cadeaux).

Attention, ces chèques-cadeaux ne peuvent être utilisés que pour des achats ultérieurs et ne vous dispensent pas de devoir acheter le nouveau Kobo by Fnac, à 129€.

Pour profiter de cette offre, rendez-vous dans votre magasin Fnac avec votre carte d’adhérent et votre Fnacbook et… n’hésitez pas à revenir nous dire ici ce que vous pensez de votre Kobo by Fnac ! 🙂





La France et les ebooks : pourquoi l’adoption du livre numérique est-elle si lente ?

25 11 2011

Bruno Patino dans son « Rapport sur le livre numérique » de 2008 pariait que l’année 2010 marquerait le tournant dans l’adoption du livre numérique en France. On pensa que l’arrivée de l’iPad sur le marché français début 2010 serait le déclencheur tant attendu. Puis les regards se tournèrent successivement vers Google eBooks, le FnacBook, et maintenant vers les offres Kindle, Kobo by Fnac, Bookeen/Virgin… en attendant Godot ?…

Comment expliquer cette réticence à l’adoption du livre numérique en France ? Petit tour des points de débat actuels…

  • Des supports de lecture trop chers

Avec la nouvelle génération d’e-readers entre 99€ et 129€ (Kindle, Kobo by Fnac, Cybook Odyssey), cet argument devrait tendre à disparaître. Quoique ?

Destinés quasi-uniquement à la lecture, dans une société qui tend à lire de moins en moins, ces appareils risquent de paraître une dépense inutile (donc toujours trop élevée !) à la majorité des ménages, qui ne connaissent souvent même pas l’encre électronique et son intérêt (parlez-en autour de vous, et voyez).

Quitte à investir dans un nouvel appareil électronique, les Français semblent plus intéressés par les tablettes, multifonction, dont on pense que le taux de pénétration en France devrait dépasser celui des Etats-Unis dès 2012. Lesquelles restent pour le moment beaucoup plus chères que les e-readers.

  • Une offre légale trop restreinte

Voilà un argument souvent entendu. Pourtant, plus de 80 000 titres en français sont disponibles légalement. Bien sûr, comparé aux plus de 800 000 titres anglophones disponibles légalement, c’est peu. Mais pour mettre ce chiffre dans une autre perspective, 80 000 titres permettraient à un gros lecteur (au sens de l’INSEE ; ceux qui lisent au moins douze livres par an) de lire pendant… plus de 6000 ans !

Évidemment, ce n’est pas tant la quantité de livres disponibles que la qualité du choix des livres qui importe. Une étude du Motif de mai 2011 montre que plus d’un tiers des best-sellers sont disponibles en ebooks en offre légale. Les livres primés sortent également de plus en plus vite en numérique. Et surtout, le Web constitue une mine inépuisable pour tous les chercheurs de trésors d’écrits disparus ou de littérature contemporaine sortant des gros circuits traditionnels..

  • Le prix et le verrouillage des ebooks

Des romans ebook à 17€ et truffés de DRM, c’est sûr, cela n’a pas de quoi faire rêver les lecteurs ; c’est malheureusement encore une réalité très répandue. Il faut aller du côté des éditeurs pure-players (comme Chemins de tr@verse, Publie.net, Numériklivres…) ou de certains éditeurs papier plus audacieux (comme Le Bélial ou Bragelonne) pour trouver des offres plus attractives : sans DRM et avec des prix montant rarement au delà de 10€. Le ralliement de l’ensemble des éditeurs à cette politique serait sans doute un grand pas en avant vers une adoption plus massive du livre numérique.

La hausse de la TVA sur le livre à 7% et l’utilisation de ce même taux pour le livre numérique (actuellement taxé à 19,6%), évolution souhaitée par le gouvernement (mais pour laquelle l’accord de l’Union Européenne est loin d’être acquis), pourrait également faciliter cette adoption.

  • L’attachement au papier

« J’ai des habitudes de vieux garçon, de lire en caressant le papier, en tournant des pages. […] J’adore aller dans les librairies, j’adore flâner, fureter, renifler, sniffer les livres ! » Ces propos, tenus par Frédéric Beigbeder lors de son – très intéressant – entretien avec le chantre du livre numérique François Bon (dont la vidéo est ci-dessous), représentent une opinion très répandue. Surtout parmi des gens qui ne se sont jamais lancés dans la lecture d’un livre sur un e-reader, et n’ont donc jamais fait l’expérience de l’oubli complet du support de lecture dès que l’on se laisse emporter par le livre lu…

Car ce qui fait un bon livre au final, c’est sa capacité à nous emporter, ou à satisfaire notre curiosité intellectuelle selon le cas, ce n’est pas le grain ou l’odeur de son papier, quelque soit le plaisir que ceux-ci puissent effectivement susciter par ailleurs…

Débat Frédéric Beigbeder/François Bon

  • La peur de la refonte des métiers du livre

Le numérique, c’est la mort des libraires. Et des éditeurs. Et de l’ensemble de l’industrie du livre. Voire plus. C’est bien connu.

On oublie trop aisément que le déclin de l’industrie du livre n’a pas attendu le numérique : que les gens lisent globalement de moins en moins, que les grandes surfaces et les librairies en ligne de type Amazon ont été les premières à mettre à mal les petites librairies, que la difficulté à être publié par une maison d’édition a favorisé le développement de l’auto-édition, que le nombre de nouvelles publications annuelles et la vitesse à laquelle elles repartent au pilon après trois petits tours dans les rayons des librairies a de quoi décourager le lecteur le plus motivé à suivre l’actualité littéraire.

On oublie aussi qu’en parallèle, une nouvelle industrie du livre s’organise, avec de nouveaux acteurs (donc de nouveaux emplois) mais aussi rejointe progressivement par des acteurs « de l’ancien monde ». Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ?

Au final, il semble que la question centrale autour de laquelle se joue l’adoption du livre numérique en France actuellement, soit celle de la compatibilité entre livre papier et livre numérique. Éditeurs comme lecteurs seraient sans doute beaucoup moins frileux à tenter l’aventure du numérique s’ils n’avaient la crainte que cette infidélité soit fatale au livre papier.

Le papier va t-il être amené disparaître ? (Et serait-ce à regretter ?) Les deux peuvent-ils coexister ? Pourquoi chacun ne se réserverait-il pas à une situation différente, appelant un usage différent du livre, à la manière du cinéma et de la télévision pour les films ?

Débat que ne clora que l’Histoire ; mais débat qui ne nous semble de toutes façons pas mériter l’importance qu’on lui donne : ce qui compte par dessus tout, n’est-ce pas l’écrit, et le partage des idées et des savoirs qu’il permet ? Pourquoi ne pas se recentrer tous vers cet objectif plutôt que de se perdre dans des querelles sans fin sur la forme des livres ?





Kindle, Cybook Odyssey, Kobo by Fnac… où les acheter ?

13 11 2011

Les boutiques en ligne, c’est pratique, mais rien ne vaut quand même de pouvoir avoir un premier contact physique avec un objet souhaité. Alors pour ceux qui seraient tentés par un e-reader, mais qui veulent plus que des informations trouvées sur Internet pour faire leur choix, voici un petit bilan sur qui propose quoi aujourd’hui en France…

Boulanger (et donc aussi Planète Saturn désormais !) : on y trouve les Cybook (Opus, Orizon), les Sony (PRS-350, PRS-650, PRS-T1), l’Archos A70, ainsi que leur propre référence : l’Essentiel B (versions Graff’it color, e-Story, e-Story pocket). Ils vendent également les tablettes Samsung Galaxy et Qooq.

Carrefour : on y trouve le Samsung E60 et l’Archos 70B, notamment ; il est difficile d’obtenir une liste exhaustive, d’autant plus que l’offre est très variable selon les magasins !

Casino : à partir du 1er décembre, Casino proposera le Kindle d’Amazon. On y trouve également des tablettes dont l’iPad. Des modèles d’exposition seront disponibles pour les curieux… 🙂

Darty : il y a du choix chez Darty ! On y retrouve les Cybook (Opus, Orizon, Odyssey), les Sony (PRS-350, PRS-650, PRS-T1 ), l’Archos 70B, les MpMan (Colorebook7, Moovybook7 ), le Phonica EB 62, le Samsung SNE65, les iRiver (IRIVER STORY, IRIVER COVER).

Fnac : exit le FnacBook, place au Kobo by Fnac dans les étals à partir du 28 novembre.

France Loisir : loin de se laisser démonter par l’échec du Oyo, France Loisir récidive et lance lEbook Reader 3.0 (produit par la société allemande Trekstor) le 21 novembre.

Virgin : Virgin propose le Kindle d’Amazon (en exclusivité jusqu’au 1er décembre), et en parallèle lance une offre spécifique basée sur le Cybook Odyssey.

Voilà, on espère n’avoir rien oublié… si vous voyez d’autres modèles dans certaines de ces enseignes, ou d’autres enseignes proposant des e-readers, n’hésitez pas à nous le signaler par commentaires afin d’enrichir cette liste pour les prochains lecteurs ! 🙂





Kobo by Fnac : un concurrent sérieux pour le Kindle d’Amazon ?

4 11 2011

Avec les résultats décevants d’Apple et le moindre remous provoqué par l’arrivée de Google sur le marché du livre numérique, Amazon continue de dominer souverainement ce marché (pour rappel : on estime qu’ils représentent au moins 50 à 60% du marché du livre numérique aux Etats-Unis). Mais si la véritable concurrence était à attendre plutôt en provenance de Kobo ?

Lancé début 2009 par la chaîne de librairies canadienne Indigo Books and Music, initialement sous le nom de Shortcovers, Kobo s’est assez vite hissé au rang d’acteur majeur sur le marché américain du livre numérique, dont on estime qu’il représente aujourd’hui environ 10 à 15%. Comme Amazon, son offre d’origine, un e-reader associé à un catalogue d’ebooks, s’est progressivement enrichie d’applications, permettant d’utiliser le système Kobo sur une variété toujours plus grande de terminaux électroniques, puis d’outils de lecture sociale (sur ce point, avec ses services Kobo Pulse et Reading Life, Kobo est même plutôt en avance sur Amazon), et à présent d’une gamme élargie de terminaux électroniques de lecture.

Prochaine étape ? L’Europe. « Notre stratégie est de pénétrer de nouveaux marchés en nous associant aux leaders, aux acteurs de référence. », explique Michael Serbinis (CEO de Kobo). Après l’Allemagne et l’Espagne, Kobo applique cette stratégie en France : il proposera son e-reader en partenariat avec la Fnac. « Notre ambition commune est d’offrir une solution performante et l’offre de catalogue la plus large pour répondre aux attentes de nos clients et s’affirmer sur le marché français.» selon Alexandre Bompard (PDG de la Fnac). L’offre « Kobo par Fnac » est attendue pour les fêtes de fin d’année…

Nous n’avons pas encore de détails techniques concernant le modèle d’e-reader proposé par Kobo dans le cadre de ce partenariat mais il y a fort à parier qu’il sera très proche de son Kobo Touch. Design très épuré, écran E-ink Pearl de 6 pouces, tactile jusqu’au bout des ongles (il n’y a aucun bouton !), relativement léger (185 grammes), avec un stockage réel utilisateur de 1Go (mais jusqu’à 32Go avec des cartes MicroSD) et une autonomie de batterie d’environ un mois, une connectivité Wi-Fi ; le Kobo Touch est complètement dans les standards techniques actuels du marché. Son accès facilité au catalogue d’ouvrages Kobo ainsi que ses fonctions de lecture sociale particulièrement avancées (connexion de Reading Life avec les comptes Twitter et Facebook de l’utilisateur, statistiques de lecture, échange de commentaires avec le reste de la – déjà importante – communauté de lecteurs Kobo) le placent néanmoins parmi les e-readers les plus attractifs à l’heure actuelle. Ci-dessous une comparaison entre le Kobo Touch et le Kindle 3, en images :

Avec la fusion des catalogues Kobo et Fnac, les possesseurs d’un « Kobo by Fnac » auront accès à un catalogue de 80 000 ouvrages en français (contre 35 000 sur le Kindle Store à l’heure actuelle), et 2 millions d’ouvrages en anglais. Et ils y auront vraisemblablement accès depuis une tablette tactile (à l’inverse des utilisateurs du Kindle 4). De sérieux atouts pour contrer Amazon… dont on murmure qu’elle pourrait réagir en anticipant la date prévue de lancement du Kindle Touch sur le marché français. La bagarre pourrait se continuer ensuite sur le terrain des tablettes : Kindle Fire vs. Kobo Vox ? Les deux sont attendues dans l’Hexagone dans les prochains mois…

Une inconnue majeure à l’heure actuelle : le prix auquel sera proposé le Kobo by Fnac, et qui pourrait être un argument de poids pour les consommateurs. Pourra t-il s’aligner sur les 99€ du Kindle ?…

Mise à jour du 07/11 : l’information est tombée ! C’est bien le modèle Kobo Touch qui sera proposé dans le cadre de l’offre Kobo by Fnac. Il sera vendu 129,99€, soit tout de même 30% de plus que le Kindle d’Amazon (sauf pour les adhérents de la Fnac qui pourront bénéficier d’une remise de 30€ en chèque-cadeau). Les précommandes ouvrent aujourd’hui et la vente en magasin au 28 novembre.





Le Kindle en France : bilan après 15 jours

27 10 2011

Le 14 octobre dernier, le Kindle devenait officiellement disponible à la vente en France. Un événement riche en promesses pour l’avenir du livre numérique, quand on sait l’impact déterminant qu’a eu le Kindle sur le décollage de ce marché aux Etats-Unis. Deux semaines après son lancement en France, comment les choses se profilent-elles pour ce « nouveau venu » ?

Le Kindle 4

Pas de considérations relatives aux performances techniques de l’appareil ici : pour ceux que cela intéresse, les détails sont disponibles sur Amazon.  Ce qui nous intéresse, c’est ce qu’en pensent ceux qui ont eu l’appareil entre les mains, et voici un premier bilan :

Points positifs :

  • un bon outil de lecture, de par ses caractéristiques internes (écran E-ink d’excellente qualité, bonne capacité de stockage grâce aux 5Go de stockage offerts dans le Cloud d’Amazon), mais également de par sa connexion optimisée avec le Kindle Store qui permet un achat et un téléchargement de livres quasiment instantanés, et de par l’écosystème Kindle qui permet d’avoir plusieurs lectures en cours simultanément sur tous ses appareils (Whispersync synchronise le contenu de votre bibliothèque, l’état d’avancement de vos lectures mais aussi vos marque-pages et vos notes entre vos différents appareils équipés de l’application Kindle) ;
  • un outil agréable à prendre en main et au fonctionnement assez intuitif, qui a le bon goût de se faire oublier dès qu’on commence la lecture (car après tout, c’est le contenu du livre qui nous intéresse, pas le support, non ? Petit clin d’œil aux ardents défenseurs de l’objet livre papier…;-)) ;
  • un outil véritablement adapté aux situations de mobilité grâce à ses poids et taille réduits, à sa bonne autonomie et à la possibilité (réelle !) de s’en servir d’une seule main ;
  • un prix défiant toute concurrence.

Points négatifs :

  • l’absence de connectivité 3G qui oblige à avoir accès à une connexion Wifi pour pouvoir acheter/télécharger un livre, synchroniser l’appareil ou encore utiliser son navigateur Internet intégré (Webkit) ;
  • l’absence de lecteur audio, empêchant la lecture de livres audio sur l’appareil ;
  • l’absence de clavier rendant plus compliquée la prise de notes ainsi que certaines autres fonctionnalités (notamment la recherche d’un livre dans l’appareil) ;
  • de manière générale, certaines fonctionnalités restent compliquées d’utilisation, comme le transfert sur la machine de livres achetés ailleurs que sur le Kindle Store ou encore la gestion de la blbliothèque ;
  • l’absence d’accessoires livrés avec l’appareil ; il faut payer en plus si l’on veut un chargeur secteur (9,99€), une housse (30€) ou encore une garantie digne de ce nom ;
  • l’impossibilité de lire des ePubs (heureusement, il est facile de convertir ses ePubs en Mobi gratuitement en utilisant le logiciel Calibre, tutoriel disponible ici).

Le Kindle 4 vs. ses prédécesseurs

Le dernier né d’Amazon ne gagne pas nécessairement les cœurs des possesseurs des anciens modèles de la gamme Kindle.

Les amateurs du Kindle 3 déplorent la perte du clavier et de la fonction Text-to-speech (possibilité de transformer n’importe quel livre en livre audio).

Les amateurs du Kindle Touch déplorent l’absence d’écran tactile et des facilités de navigation dans l’appareil qu’il permettait.

La qualité d’écran n’a pas été améliorée depuis ces précédentes versions, la disparition d’une connexion 3G embête, et la diminution de la taille et du poids de la machine ne semblent pas des arguments qui touchent ces utilisateurs.

Beaucoup s’accordent à dire que c’est un bon modèle d’entrée de gamme, pour des personnes qui veulent acheter une première liseuse simple et sans y mettre trop d’argent, mais que les détenteurs d’anciens modèles n’ont pas vraiment d’intérêt à passer au Kindle 4.

Le Kindle 4 vs. ses concurrents

En matière de matériel, le Kindle 4 ne présente pas d’avantages majeurs par rapport à ses concurrents actuels, essentiellement les modèles d’entrée de gamme de Bookeen, Sony, le FnacBook et l’Oyo.

En revanche, aucun de ses concurrents ne peut se targuer de bénéficier d’une librairie aussi bien achalandée, ou d’un écosystème de lecture aussi complet, pratique et performant, un plus indéniable…

L’avenir semble donc plutôt dégagé pour le moment pour le Kindle. Amazon prévoit d’ailleurs des ventes records pour ce nouveau Kindle, ainsi que pour sa tablette Kindle Fire qui sortira le mois prochain ; leur chiffre d’affaires attendu serait de 16,45 à 18,65 milliards de dollars (environ 11,64 à 13,19 milliards d’euros).








%d blogueurs aiment cette page :