Google Play Livres enfin disponible en France !

18 07 2012

Ce matin, la tant attendue e-librairie de Google a fait son apparition pour les lecteurs français !

Google Play Livres c’est tout d’abord un catalogue de plusieurs milliers d’ebooks (PDF et ePub), couvrant assez largement le catalogue numérique français (livres créés en numérique comme livres papier numérisés, œuvres françaises et étrangères), et notamment ses best-sellers. Avec la loi sur le prix unique du livre numérique, pas de surprise sur les prix, ils sont identiques à ceux pratiqués partout ailleurs, allant de quelques centimes d’euros (en général, des publications d’éditeurs pure-player) à 19€ (en général, des versions numériques d’ouvrages existant en papier…). Il est possible de consulter gratuitement un extrait d’un livre avant de l’acheter. Les livres sont classés par catégories, avec un évident effort de marketing :

Google Play Livres, c’est également une application de lecture simple mais efficace ; elle fonctionne de manière fluide, propose pas mal de réglages pour améliorer le confort de lecture (taille de police, luminosité, couleur du fond de l’écran…), ainsi qu’un marque-pages bien utile, car il peut être synchronisé sur les différents appareils de lecture utilisés par le lecteur.

Pour découvrir ce nouveau service par vous-même, c’est ici !

 

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La France et les ebooks : pourquoi l’adoption du livre numérique est-elle si lente ?

25 11 2011

Bruno Patino dans son « Rapport sur le livre numérique » de 2008 pariait que l’année 2010 marquerait le tournant dans l’adoption du livre numérique en France. On pensa que l’arrivée de l’iPad sur le marché français début 2010 serait le déclencheur tant attendu. Puis les regards se tournèrent successivement vers Google eBooks, le FnacBook, et maintenant vers les offres Kindle, Kobo by Fnac, Bookeen/Virgin… en attendant Godot ?…

Comment expliquer cette réticence à l’adoption du livre numérique en France ? Petit tour des points de débat actuels…

  • Des supports de lecture trop chers

Avec la nouvelle génération d’e-readers entre 99€ et 129€ (Kindle, Kobo by Fnac, Cybook Odyssey), cet argument devrait tendre à disparaître. Quoique ?

Destinés quasi-uniquement à la lecture, dans une société qui tend à lire de moins en moins, ces appareils risquent de paraître une dépense inutile (donc toujours trop élevée !) à la majorité des ménages, qui ne connaissent souvent même pas l’encre électronique et son intérêt (parlez-en autour de vous, et voyez).

Quitte à investir dans un nouvel appareil électronique, les Français semblent plus intéressés par les tablettes, multifonction, dont on pense que le taux de pénétration en France devrait dépasser celui des Etats-Unis dès 2012. Lesquelles restent pour le moment beaucoup plus chères que les e-readers.

  • Une offre légale trop restreinte

Voilà un argument souvent entendu. Pourtant, plus de 80 000 titres en français sont disponibles légalement. Bien sûr, comparé aux plus de 800 000 titres anglophones disponibles légalement, c’est peu. Mais pour mettre ce chiffre dans une autre perspective, 80 000 titres permettraient à un gros lecteur (au sens de l’INSEE ; ceux qui lisent au moins douze livres par an) de lire pendant… plus de 6000 ans !

Évidemment, ce n’est pas tant la quantité de livres disponibles que la qualité du choix des livres qui importe. Une étude du Motif de mai 2011 montre que plus d’un tiers des best-sellers sont disponibles en ebooks en offre légale. Les livres primés sortent également de plus en plus vite en numérique. Et surtout, le Web constitue une mine inépuisable pour tous les chercheurs de trésors d’écrits disparus ou de littérature contemporaine sortant des gros circuits traditionnels..

  • Le prix et le verrouillage des ebooks

Des romans ebook à 17€ et truffés de DRM, c’est sûr, cela n’a pas de quoi faire rêver les lecteurs ; c’est malheureusement encore une réalité très répandue. Il faut aller du côté des éditeurs pure-players (comme Chemins de tr@verse, Publie.net, Numériklivres…) ou de certains éditeurs papier plus audacieux (comme Le Bélial ou Bragelonne) pour trouver des offres plus attractives : sans DRM et avec des prix montant rarement au delà de 10€. Le ralliement de l’ensemble des éditeurs à cette politique serait sans doute un grand pas en avant vers une adoption plus massive du livre numérique.

La hausse de la TVA sur le livre à 7% et l’utilisation de ce même taux pour le livre numérique (actuellement taxé à 19,6%), évolution souhaitée par le gouvernement (mais pour laquelle l’accord de l’Union Européenne est loin d’être acquis), pourrait également faciliter cette adoption.

  • L’attachement au papier

« J’ai des habitudes de vieux garçon, de lire en caressant le papier, en tournant des pages. […] J’adore aller dans les librairies, j’adore flâner, fureter, renifler, sniffer les livres ! » Ces propos, tenus par Frédéric Beigbeder lors de son – très intéressant – entretien avec le chantre du livre numérique François Bon (dont la vidéo est ci-dessous), représentent une opinion très répandue. Surtout parmi des gens qui ne se sont jamais lancés dans la lecture d’un livre sur un e-reader, et n’ont donc jamais fait l’expérience de l’oubli complet du support de lecture dès que l’on se laisse emporter par le livre lu…

Car ce qui fait un bon livre au final, c’est sa capacité à nous emporter, ou à satisfaire notre curiosité intellectuelle selon le cas, ce n’est pas le grain ou l’odeur de son papier, quelque soit le plaisir que ceux-ci puissent effectivement susciter par ailleurs…

Débat Frédéric Beigbeder/François Bon

  • La peur de la refonte des métiers du livre

Le numérique, c’est la mort des libraires. Et des éditeurs. Et de l’ensemble de l’industrie du livre. Voire plus. C’est bien connu.

On oublie trop aisément que le déclin de l’industrie du livre n’a pas attendu le numérique : que les gens lisent globalement de moins en moins, que les grandes surfaces et les librairies en ligne de type Amazon ont été les premières à mettre à mal les petites librairies, que la difficulté à être publié par une maison d’édition a favorisé le développement de l’auto-édition, que le nombre de nouvelles publications annuelles et la vitesse à laquelle elles repartent au pilon après trois petits tours dans les rayons des librairies a de quoi décourager le lecteur le plus motivé à suivre l’actualité littéraire.

On oublie aussi qu’en parallèle, une nouvelle industrie du livre s’organise, avec de nouveaux acteurs (donc de nouveaux emplois) mais aussi rejointe progressivement par des acteurs « de l’ancien monde ». Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ?

Au final, il semble que la question centrale autour de laquelle se joue l’adoption du livre numérique en France actuellement, soit celle de la compatibilité entre livre papier et livre numérique. Éditeurs comme lecteurs seraient sans doute beaucoup moins frileux à tenter l’aventure du numérique s’ils n’avaient la crainte que cette infidélité soit fatale au livre papier.

Le papier va t-il être amené disparaître ? (Et serait-ce à regretter ?) Les deux peuvent-ils coexister ? Pourquoi chacun ne se réserverait-il pas à une situation différente, appelant un usage différent du livre, à la manière du cinéma et de la télévision pour les films ?

Débat que ne clora que l’Histoire ; mais débat qui ne nous semble de toutes façons pas mériter l’importance qu’on lui donne : ce qui compte par dessus tout, n’est-ce pas l’écrit, et le partage des idées et des savoirs qu’il permet ? Pourquoi ne pas se recentrer tous vers cet objectif plutôt que de se perdre dans des querelles sans fin sur la forme des livres ?





Kobo by Fnac : un concurrent sérieux pour le Kindle d’Amazon ?

4 11 2011

Avec les résultats décevants d’Apple et le moindre remous provoqué par l’arrivée de Google sur le marché du livre numérique, Amazon continue de dominer souverainement ce marché (pour rappel : on estime qu’ils représentent au moins 50 à 60% du marché du livre numérique aux Etats-Unis). Mais si la véritable concurrence était à attendre plutôt en provenance de Kobo ?

Lancé début 2009 par la chaîne de librairies canadienne Indigo Books and Music, initialement sous le nom de Shortcovers, Kobo s’est assez vite hissé au rang d’acteur majeur sur le marché américain du livre numérique, dont on estime qu’il représente aujourd’hui environ 10 à 15%. Comme Amazon, son offre d’origine, un e-reader associé à un catalogue d’ebooks, s’est progressivement enrichie d’applications, permettant d’utiliser le système Kobo sur une variété toujours plus grande de terminaux électroniques, puis d’outils de lecture sociale (sur ce point, avec ses services Kobo Pulse et Reading Life, Kobo est même plutôt en avance sur Amazon), et à présent d’une gamme élargie de terminaux électroniques de lecture.

Prochaine étape ? L’Europe. « Notre stratégie est de pénétrer de nouveaux marchés en nous associant aux leaders, aux acteurs de référence. », explique Michael Serbinis (CEO de Kobo). Après l’Allemagne et l’Espagne, Kobo applique cette stratégie en France : il proposera son e-reader en partenariat avec la Fnac. « Notre ambition commune est d’offrir une solution performante et l’offre de catalogue la plus large pour répondre aux attentes de nos clients et s’affirmer sur le marché français.» selon Alexandre Bompard (PDG de la Fnac). L’offre « Kobo par Fnac » est attendue pour les fêtes de fin d’année…

Nous n’avons pas encore de détails techniques concernant le modèle d’e-reader proposé par Kobo dans le cadre de ce partenariat mais il y a fort à parier qu’il sera très proche de son Kobo Touch. Design très épuré, écran E-ink Pearl de 6 pouces, tactile jusqu’au bout des ongles (il n’y a aucun bouton !), relativement léger (185 grammes), avec un stockage réel utilisateur de 1Go (mais jusqu’à 32Go avec des cartes MicroSD) et une autonomie de batterie d’environ un mois, une connectivité Wi-Fi ; le Kobo Touch est complètement dans les standards techniques actuels du marché. Son accès facilité au catalogue d’ouvrages Kobo ainsi que ses fonctions de lecture sociale particulièrement avancées (connexion de Reading Life avec les comptes Twitter et Facebook de l’utilisateur, statistiques de lecture, échange de commentaires avec le reste de la – déjà importante – communauté de lecteurs Kobo) le placent néanmoins parmi les e-readers les plus attractifs à l’heure actuelle. Ci-dessous une comparaison entre le Kobo Touch et le Kindle 3, en images :

Avec la fusion des catalogues Kobo et Fnac, les possesseurs d’un « Kobo by Fnac » auront accès à un catalogue de 80 000 ouvrages en français (contre 35 000 sur le Kindle Store à l’heure actuelle), et 2 millions d’ouvrages en anglais. Et ils y auront vraisemblablement accès depuis une tablette tactile (à l’inverse des utilisateurs du Kindle 4). De sérieux atouts pour contrer Amazon… dont on murmure qu’elle pourrait réagir en anticipant la date prévue de lancement du Kindle Touch sur le marché français. La bagarre pourrait se continuer ensuite sur le terrain des tablettes : Kindle Fire vs. Kobo Vox ? Les deux sont attendues dans l’Hexagone dans les prochains mois…

Une inconnue majeure à l’heure actuelle : le prix auquel sera proposé le Kobo by Fnac, et qui pourrait être un argument de poids pour les consommateurs. Pourra t-il s’aligner sur les 99€ du Kindle ?…

Mise à jour du 07/11 : l’information est tombée ! C’est bien le modèle Kobo Touch qui sera proposé dans le cadre de l’offre Kobo by Fnac. Il sera vendu 129,99€, soit tout de même 30% de plus que le Kindle d’Amazon (sauf pour les adhérents de la Fnac qui pourront bénéficier d’une remise de 30€ en chèque-cadeau). Les précommandes ouvrent aujourd’hui et la vente en magasin au 28 novembre.





Google se lance sur le marché des ereaders avec sa Story HD

15 07 2011

L’iRiver Story HD est une petite tablette à clavier (QWERTY), très similaire au Kindle. Une nouvelle liseuse électronique adaptée à la librairie numérique, Google ebooks, avec un prix proche de ses principaux concurrents : le Kindle d’Amazon, le Nook de Barnes & Noble et le Kobo Touch de la firme Kobo.

Fabriquée par iRiver, la Story HD est dotée d’un écran E-Ink Pearl nouvelle génération de six pouces avec une résolution de 768×1024, au lieu du traditionnel 600×800, ce qui en fait un écran haute définition (HD). Avec son affichage en noir et blanc et son encre électronique, la liseuse de Google ne dénote pas des principaux modèles présents sur le marché. Il s’agit cependant de la « première liseuse qui intègre la plateforme de livres électroniques de Google, à travers laquelle vous pouvez acheter et lire des livres électroniques de Google sur le réseau Wi-Fi », explique Pratip Banerji, responsable de Google eBooks. Il ajoute qu’avec « le Story HD, on peut maintenant chercher, acheter et lire des livres numériques Google via Wi-Fi, plutôt que de les télécharger et les transférer d’un ordinateur à une liseuse avec un câble comme on peut déjà le faire avec plus de 80 appareils compatibles ». En effet, les livres de la librairie de Google sont déjà lisibles sur les liseuses de Sony ou le Fnacbook ainsi que sur ordinateur, sur les smartphones tournant sous Android et les appareils d’Apple. Là, où la liseuse se démarque, c’est avec la possibilité de lire des ebooks Google en streaming, sans avoir à les stocker sur la mémoire interne de l’appareil. 

A cette heure, la librairie de Google propose plus de trois millions d’ebooks gratuits et quelques centaines de milliers d’autres en vente grâce à près de 4000 éditeurs partenaires.





Mise à jour de la page « Ebook readers – Tablettes »

18 04 2011

Deux nouvelles tablettes bien adaptées à la lecture numérique débarquent en France !

Il s’agit de la Dell Streak 7 et de la Motorola Xoom.

La Motorola Xoom

La sortie de la Motorola Xoom, relativement abordable, tournant sous Android et bénéficiant d’une connexion Internet et d’accès natif au service Google eBooks, vient compléter les jalons qui se posent progressivement autour de l’offre Google de livres numériques. La sortie, proche nous l’espérons (pas encore de date annoncée, malheureusement !), de la version française de Google eBooks devrait faire de cette tablette un outil de lecture très intéressant.

La Dell Streak 7

Dell cherche également à renforcer son positionnement sur le marché des tablettes de loisir avec la sortie de la Dell Streak 7, pensée pour assurer le divertissement de toute la famille à petit prix, et avec une composante « lecture » marquée puisque Blio et le Kindle Store y sont présents de manière native.

Plus de détails sur ces deux modèles dans notre page Ebook readers – Tablettes !





Google s’attaque au livre numérique !

11 01 2011

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Google Editions devient Google eBooks aux Etats-Unis et devrait débarquer en France courant 2011 ; une plateforme de vente de livres numériques, nouveaux ou du domaine public (numérisés par Google). Les lecteurs pourront y « découvrir et acheter des livres soit directement depuis l’eBookstore Google, soit via l’un des libraires indépendants, partenaires de Google. Ainsi, quel que soit le moyen utilisé pour acheter les Google eBooks, ils seront tous stockés dans la bibliothèque en ligne du lecteur ». Google Livres c’est plus de 15 millions d’ouvrages numérisés français ou étrangers, issus des catalogues de quelques 35.000 éditeurs et plus de 400 bibliothèques.








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