Lire sur iPhone, c’est facile… et agréable : essayez !

6 05 2011

L’idée de lire un livre entier sur un iPhone paraît irréaliste. On se dit que l’écran est trop petit, qu’on passera son temps à tourner les pages, bref, que ce n’est pas fait pour ça. Du coup, on n’essaie pas…

Et pourtant, il y a des gens qui adorent ça ! On peut lire sur iPhone (et probablement sur les mobiles du même type) des livres très longs, sans aucune fatigue, et en oubliant au bout de quelques pages que l’on n’est pas en train de lire sur papier. Avec l’avantage que l’on a toujours son livre à portée de main, que l’on soit dans le métro, dans la salle d’attente du médecin, ou n’importe où.

Le plus facile : mettez vos livres en ePub dans la partie « Livres » de votre bibliothèque iTunes, synchronisez avec votre iPhone, et vous n’avez plus qu’à ouvrir votre livre dans iBooks ! Vous pouvez ajuster la taille des caractères à votre goût, et vous plonger immédiatement dans la lecture…

Vous pouvez aussi utiliser l’application Kindle pour iPhone si vous achetez vos livres sur Amazon, ou encore Stanza… N’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur notre page dédiée aux applications de lecture pour en savoir plus.

Alors, pourquoi ne pas vous faire vous-même votre opinion sur le sujet ? Essayez… et dites-nous ce que vous en avez pensé.

Publicités




Enfin des chiffres sur la lecture numérique en France !

5 05 2011

Ils nous viennent de l’institut Gfk qui vient de mener une étude à ce sujet auprès d’un échantillon de 1000 personnes.

Même si la lecture numérique reste très marginale en France, elle marque des progrès notables : ce sont 14% des internautes français qui consommeraient maintenant des livres numériques !

Ils en consomment encore relativement peu (82% des répondants ont consulté moins de 10 documents numériques au cours du dernier trimestre) et il s’agit pour beaucoup (voire exclusivement, pour 34% des consommateurs de livres numériques) de livres gratuits. Mais cela marque déjà un début d’appropriation de ce nouveau mode de lecture.

Que lisent les adeptes de livres numériques ?

De façon étonnante, ils lisent essentiellement de la littérature (68% des parts de marché), et notamment des nouveautés littéraires pour 59% des répondants. Seulement 34% des parts de marché reviennent au livre pratique. On aurait pu s’attendre à ce que la lecture numérique soit adoptée en premier lieu dans un but d’accès pratique, efficace et fiable à de l’information dont on aurait besoin. Le fait qu’elle soit déjà en voie d’être adoptée dans un but de loisirs est aussi surprenant qu’encourageant pour la suite.

Sur quel support lisent-ils ?

Selon l’institut Gfk, 56% des internautes lisent encore essentiellement sur leur ordinateur. La lecture sur téléphone portable représente 19% de leur temps de lecture et la lecture sur tablette 15%.

Où s’approvisionnent-ils en livres numériques ?

C’est en premier lieu vers les librairies en ligne que se tournent les internautes à la recherche d’un livre numérique à se mettre sous la dent, à 39%. 34% passent plutôt par des applications dédiées (de type iBooks). Enfin, 29% des internautes reconnaissent avoir recours au téléchargement illégal de livres numériques, un chiffre tout de même élevé et qui invite à creuser plus avant les raisons profondes de ce phénomène afin d’y apporter une réponse appropriée avant que ses effets ne soient trop dévastateurs…





Quand le numérique change notre rapport au livre…

19 04 2011

Intéressant billet de Jean-François Gayrard sur l’évolution du rapport au livre à l’ère du numérique, paru sur Comprendre le livre numérique :

« N’abandonnez pas vos bibliothèques sur le bord de la route

Dans le cadre de ma veille assidue sur le passage de l’édition imprimée à l’édition numérique, je ne néglige aucune piste de réflexions, surtout lorsqu’elles proviennent des lecteurs et ce dans le but de toujours mieux comprendre les réticences des uns et des autres dès lors que l’on aborde la question de la lecture numérique. C’est surtout le flot de préjugés sur le livre numérique qui m’interpelle. Ces préjugés, faut-il encore le rappeler, ont été bâtis sur des croyances colportées par la pensée collective qui ne sont pas des vérités absolues car ce n’est ni l’odeur, ni le touché sensuel du papier qui donnent de le valeur à un texte. J’aime lire un texte, écouter de la musique et regarder un film. Je n’aime pas acheter du papier, l’emballage en plastique d’un CD ou d’un DVD. Et de plus, je n’ai pas envie de m’emmerder à prendre ma voiture pour aller acheter des déchets dans des boutiques; déchets qu’il va falloir que l’on recycle pour se donner bonne conscience. Moi, pour me donner bonne conscience, j’évite de générer des déchets en consommant différemment. C’est tout de même étonnant que dans une société où l’on n’arrête pas de nous bassiner pour consommer responsable, on encourage la consommation de papier. Et quand bien même cette sur-consommation de papier ne perturbe pas l’éco-système de nos forêts (c’est l’industrie de l’ameublement qui est la plus néfaste), le gaspillage est une source de pollution énorme, le recyclage est une excuse politique, une source de pollution supplémentaire, mais certainement pas une réponse citoyenne et responsable à la surconsommation de déchets.

Ce qui m’interpelle, c’est de payer un juste prix pour un droit d’accés à un produit culturel et non de financer l’économie de l’emballage. Point.

Récemment, je suis tombé sur un billet qui, justement, mettait en évidence, un autre de ces préjugés. En voici l’extrait: « (le livre) c’est aussi un objet qui vient garnir les rayons de sa bibliothèque et la bibliothèque n’est rien de moins qu’une vitrine culturelle personnelle. Elle présente, à soi-même et aux amis de passage, une image de soi gratifiante, celle d’un individu cultivé. On fait visiter sa bibliothèque comme on fait visiter les pièces de la maison. » (lire le billet dans son intégralité)

Si un jour, vous passez par chez moi, je suis un peu embêté de vous l’avouer mais je ne vous donnerai pas de moi l’image de quelqu’un de cultivé car il n’y a pas de bibliothèque chez moi. Il n’y en a plus depuis maintenant 3 ans. Je n’ai pas plus de dévéthèque et encore moins de cédéthèque. Cela fait donc de moi un individu qui n’est pas cultivé. Cela n’a pas toujours été le cas et je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans, de toutes façons, ne connaîtront pas. J’ai eu jusqu’à 350 DVD, plus d’un millier de CD et pratiquement une bibliothèque dans chaque pièce. À l’époque, j’étais vraiment très cultivé. Mais de tout ça, il ne reste plus rien. En fait si, il me reste l’essentiel: le savoir que j’ai pu accumuler, le plaisir que j’ai eu à écouter de la musique ou à regarder des films. Ce savoir et ce plaisir sont intacts, la seule différence, c’est qu’ils ne vous sauteront pas aux yeux quand vous viendrez chez moi. Rappelez-vous, je n’ai pas de bibliothèque, donc je ne suis pas un être cultivé.

J’ai pris la photo qui illustre ce billet au hasard de mes pérégrinations dans les rues de Montréal, deux jours à peine, après le lancement de l’iPad 1, il y a un peu plus d’un an. C’était une pure coïncidence, bien évidemment. Depuis, 100 millions de ebooks ont été téléchargés depuis l’iBookstore. Aujourd’hui, parce que je lis exclusivement en numérique livres et magazines,  je me rends compte à quel point mon rapport avec les textes est bien plus intime. Je fais exprès de vous parler de textes et non de livres. Je les transporte avec moi dans mon Kindle ou dans mon iPad. Tout en étant très discrets parce que dématérialisés, tout comme ma musique d’ailleurs, ils sont finalement bien plus présents que si je les avais constamment sous les yeux, bien rangés en forme de livre dans une bibliothèque. Et lorsque j’ai envie d’épater la galerie sur mes dernières lectures, je partage le savoir que j’ai emmagasiné dans mes neurones en lisant ces textes avec un ami et une connaissance, sans me sentir obligé de lui en mettre plein la vue avec une bibliothèque débordante de livres encombrants.

Jean-François Gayrard »





Le Botox n’est pas l’ami du livre !

13 01 2011

 

Une étude hors norme menée par David Havas, chercheur au département de psychologie de l’université du Winsconsin, démontre que le Botox aurait une incidence sur notre lecture et notre compréhension des émotions explicitées.

David Havas et ses collègues de l’Université du Wisconsin ont, en effet,  injecté du Botox à des jeunes femmes dans certains muscles du front où se forment les rides. Des zones qui servent également à exprimer des émotions négatives comme la tristesse ou la colère. Ils leur ont fait lire des textes suscitant ce type d’émotions négatives, et ont constaté qu’elles mettaient plus de temps à comprendre le sens des phrases. En outre, elles comprenaient entre 5 et 10% de phrases en moins qu’une personne n’ayant pas eu d’injections.

Cette expérience nous montre que les mouvements des muscles du visage servant à exprimer une émotion sont aussi une aide pour identifier l’émotion correspondante à une phrase, car nous la reproduisons de façon imperceptible. Pour conclure et selon leurs propres termes, peut-on dire que « le Botox donne un visage plus lisse, mais aussi une lecture sans relief » ?

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?








%d blogueurs aiment cette page :