Les 15 & 16 septembre, 200 titres de Bragelonne à 0,99€

15 09 2012

« On remet le couvert ? » Suite au grand succès de l' »opération 100k » en avril dernier, les éditions Bragelonne renouvellent la formule pour fêter leur 200 000 ebooks vendus, en proposant cette fois 200 titres à 0,99€ pendant tout le week end.

Quels sont les titres concernés cette fois-ci ? Bragelonne a décidé de « proposer la même sélection, mais d’ajouter les tomes 2 lorsque ceux-ci sont sortis, ainsi que des nouveautés depuis avril, notamment de nouvelles séries ».

Vous pouvez profiter de cette offre depuis les e-librairies Amazon.fr, ePagine, Feedbooks, Immateriel.net, iTunes Store ou encore Kobo.

 





Nouvelle parution – « Justice ! » par François Lefort

26 06 2012

Et si Outreau n’était pas un cas isolé ? Dans Justice ! Pour l’honneur d’un prêtre, à paraître en version papier le 9 juillet 2012 aux éditions Chemins de tr@verse, François Lefort dévoile son dossier judiciaire et invite le lecteur à s’interroger sur la pertinence du verdict rendu.

L’affaire

François Lefort, prêtre et humanitaire très médiatique dans les années 90, a été jugé en 2005, après dix années d’instruction, pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de quinze ans.

Se pouvait-il que celui que l’on associait alors à l’Abbé Pierre pour son action en faveur des plus défavorisés, qui avait été chargé de missions par deux cabinets ministériels, fût un pervers sexuel, un tartuffe, un « illusionniste » ?

C’est en tout cas ce qu’a jugé la cour d’assises de Nanterre en le condamnant à huit ans de réclusion criminelle.

François Lefort a toujours clamé son innocence, et continue à le faire depuis la fin de sa libération conditionnelle en mai 2011.

Le livre

« Ce livre est un cri : le cri d’un homme brisé par la mort sociale à laquelle il a été condamné. Il ne vise qu’à exposer le plus sereinement possible les éléments de sa défense à tous ceux qui acceptent de l’entendre. Il permettra aux lecteurs, comme le rappelle si élégamment le code de procédure pénale, de « s’interroger eux-mêmes, dans le silence et le recueillement et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelles impressions ont faites, sur leur raison, les preuves rapportées [par l’accusé] et les moyens de sa défense. »  » Béatrice Thony

Préfacé par Béatrice Thony, magistrate honoraire, son livre, à paraître aux éditions Chemins de tr@verse, revient sur le dossier judiciaire.

Il en expose les charges, mais aussi les incohérences. Le récit est bouleversant, très documenté, la démonstration d’une précision chirurgicale, et l’on en ressort avec l’impression que la Justice n’avait pas fermé toutes les portes avant de le condamner.

L’auteur de La vie passionnément nous plonge dans l’univers kafkaïen de la Justice et de la prison. Au-delà du témoignage, de la biographie, ce livre ouvre sur une série de questionnements sur le fonctionnement de notre système judiciaire.

L’auteur

Né en 1946, François Lefort est prêtre du diocèse d’Alger et médecin humanitaire.

Sa vie militante a commencé dans les bidonvilles de Nanterre à la fin de la guerre d’Algérie. C’est au contact de l’abbé Pierre, du père Joseph (ATD quart-monde) et de Mgr Rodhain (Secours Catholique) qu’il trouve la foi et éprouve le besoin de demander à devenir prêtre. En 1982, il effectue une mission en cabinet ministériel pour améliorer la situation des banlieues naissantes (relogements, insertion des jeunes de 2ème génération, lutte contre la toxicomanie). Depuis son internat en médecine, il participe à des missions humanitaires d’urgence sur des terrains d’action difficiles (Zaïre, Rwanda, Libéria, Amérique latine, pays de l’Est…).

De 1985 à 1993, il est nommé médecin-chef de Foum Gléïta, en Mauritanie. Il participe à la création de foyers d’enfants des rues à Nouakchott, dirige pendant un temps la section locale de Caritas. Il prolonge son engagement auprès des enfants des rues comme salarié au sein de la fondation Raoul Follereau puis de Médecins du Monde, jusqu’en 1997.

En décembre 1995, François Lefort est mis en examen en France pour viols, plainte portée par des enfants des rues du Sénégal. Il est condamné en 2005 à huit ans de réclusion criminelle. Libéré en 2009, il dépose devant la Cour de cassation une demande de révision de son procès. Les faits nouveaux sont reconnus, mais pas jugés suffisants pour que le procès soit cassé. Actuellement, il se prépare à déposer une nouvelle demande. Depuis le 20 mai 2011, il est totalement libre et a enfin le droit de parler, c’est donc ce qu’il fait. Pour se préparer à ce nouveau combat qu’est sa réhabilitation et celles de victimes anonymes d’erreurs judiciaires, François Lefort est allé à pied jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle et depuis il exerce comme prêtre de paroisse dans le nord de la Haute-Loire. Il est plusieurs fois reparti pour des missions humanitaires.

« Justice ! Pour l’honneur d’un prêtre » par François Lefort est disponible :

– En version numérique (PDF, ePub, Mobi) pour 9,99 €

Dès aujourd’hui sur Bouquineo.fr, iBookstore, Kindlestore, Google Play Books (à son ouverture), Kobo by Fnac (bientôt)

– En version papier pour 23 €

A partir du 9 juillet sur Bouquineo.fr, Amazon.fr, et chez votre libraire.

Pour lire gratuitement le début de ce livre en ligne, c’est ici.

 





Dexter livre ses derniers secrets

18 06 2012

Journaliste spécialisé dans les séries télé, Guillaume Serres nous offre avec « Anatomie d’un succès : 30 questions sur Dexter », qui paraît aujourd’hui aux éditions Chemins de tr@verse, 30 points d’entrée originaux et pertinents pour pénétrer dans les secrets de cette série culte.

Dexter, un phénomène méritant investigation

Expert en traces de sang de la police de Miami le jour, Dexter Morgan se transforme en tueur en série de tueurs en série et autres criminels la nuit.

Une esthétique glamour, mixée à la violence et au sang, un pitch provocateur, sont les éléments-clés de cette série qui amène toute une réflexion sur la violence de la société américaine, sur les notions de justice et de morale telles qu’elles sont abordées là-bas.

Un pitch un peu irréel pour une société où réalité et fiction se tirent la bourre en matière d’atrocités et de meurtres. Il y a un peu de provocation dans Dexter. Les polémiques n’ont pas empêché cette série de rencontrer un certain succès critique et de faire de belles audiences, des deux côtés de l’Atlantique.

Après une saison 5 qui a déçu, et au fil d’une sixième saison en cours de diffusion, Guillaume Serres dissèque cette série culte afin d’essayer de comprendre l’engouement qu’elle continue de susciter depuis 2006.

« Quand on les prend au sérieux en tant que divertissements et en tant que fictions, les séries ont des choses à nous dire, selon le philosophe Thibaut de Saint-Maurice (émission « Comme on nous parle », France Inter, 30/12/2010). Elles parlent du bonheur avec Desperate Housewives, de la liberté avec Prison Break, du rapport entre hommes et femmes avec Mad Men. Comme elles parlent du quotidien, de la vie, on peut prendre le temps d’y réfléchir. » Dexter, elle, parle de la mort, des morts violentes et criminelles qui feraient partie de la vie quotidienne des Américains. Elle mérite également qu’on y réfléchisse.

Testez vos connaissances sur Dexter grâce à notre quizz !

Anatomie d’un livre

« Anatomie d’un succès : 30 questions sur Dexter » se présente sous la forme de questions/réponses permettant une lecture linéaire ou « à la carte » de l’ouvrage.

Il explore Dexter sous toutes ses coutures, le fond, la forme, le personnage principal bien sûr. Super-antihéros, « Samouraï » floridien, monstre « vide » en quête d’humanisation ?…

Il inscrit la série dans son contexte sociétal mais aussi dans une histoire de la fiction policière américaine, montre les ruptures et les renouveaux qu’elle a apportés à ce genre.

Il montre également les rouages de la série, la stratégie derrière son élaboration, le redoutable plan marketing dont elle a bénéficié.

Il se projette enfin dans son avenir et envisage des pistes pour la suite et la fin de la série.

« Anatomie d’un succès : 30 questions sur Dexter », par Guillaume Serres, éditions Chemins de tr@verse, 2012.

Version numérique (PDF, ePub, Mobi) : 5,99€ / Version papier : 15€

En vente sur Bouquineo.fr, Amazon.fr, iBookstore, Kindle store.

Pour découvrir les premières pages du livre, c’est ici.

« Anatomie d’un succès : 30 questions sur Dexter » est le second ouvrage de la collection : « Séries TV » dirigée par Pierre Serisier (auteur du blog “Le Monde des séries“) aux éditions Chemins de tr@verse.

Le premier est « Anatomie d’un succès : 50 questions sur Les Experts », par Guillaume Regourd.

 

 





Nouveauté ebook – Ouvrage de référence, « Le code théodosien, Les droits de la femme au bas-empire romain », par Patrick Laurence

17 05 2012

Les éditions Chemins de tr@verse publient ce jour un ouvrage bilingue latin-français sur les droits de la femme au bas-empire romain : le Code Théodosien. Nul doute que, par son érudition et son imposante bibliographie ce livre fera référence en la matière.

Son auteur, Patrick Laurence, agrégé de lettres classiques et enseignant de latin, est un spécialiste des femmes dans l’Antiquité et de patristique.

La législation qui nous est exposée, élaborée dans un empire romain officiellement catholique mais en pleine mutation sociale, fixe les règles relatives aux droits de la femme à travers divers statuts matrimoniaux, professionnels et religieux. La traduction de ces textes fondateurs, présentée par un spécialiste de cette période, est très riche d’enseignements à la fois sur la subtilité de la codification romaine et sur le statut juridique de la femme, lequel a influencé durant des siècles les législations issues du droit romain, dont le droit français.

Outre son intérêt évident de cet ouvrage pour les juristes et les historiens, cet ouvrage permet une approche sociologique passionnante des thèmes centraux de la société romaine. Les seize livres qui le composent montrent comment le Bas-Empire a tenté de résister aux crises religieuses et sociales qui le traversaient en renforçant les exigences morales, au prix de peines abominablement cruelles,  et en encadrant strictement la sexualité afin de renforcer la cohésion sociale. C’est dans ce creuset juridique que se sont ancrées la stigmatisation des sexualités qualifiées de « déviantes » et  la condescendance de la société à l’égard les femmes, frappées socialement du sceau de l’infériorité sexuelle et intellectuelle.

Ce livre est disponible en versions numérique (22,99€) et papier (65€).

Pour en consulter un extrait gratuit, ou pour l’acheter, c’est ici.





Nouveauté ebook jeunesse – Le cerf aux bois d’argent

15 12 2011

Le texte du Cerf aux bois d’argent m’a séduite par son charme atemporel et sa facture classique évoquant les livres de contes qui ornent les étagères de toutes les chambres d’enfant. Dans la veine des contes merveilleux traditionnels, l’histoire présente une portée universelle, et un dénouement édifiant pour les enfants, leur offrant des repères qui restent toujours autant d’actualité dans la vie moderne.

J’ai été définitivement conquise par ce projet au contact des illustrations de Gabrielle Richard. Son traitement très personnel et engagé du texte lui donne une autre dimension, subjective et onirique. Nous voilà immergés dans un univers surnaturel enveloppant, où couleurs et formes irréelles contribuent largement à l’enchantement.

Les illustrations pleine page très colorées et très riches ont d’ailleurs représenté un défi de mise en page. J’ai en effet constaté après plusieurs essais de typographie que les images « mangeaient » le texte. Nous avons donc travaillé avec Gabrielle sur la solution d’un bandeau semi-transparent de texte entouré d’une frise, avant de trouver cette solution élégante qui laisse vivre le texte tout en respectant l’intégrité des images.

Flora Jannot, directrice de la collection « L’Arche »

Interview des auteurs, Mani et Gabrielle Richard

Mani, quels contes vous ont le plus inspirée pour écrire Le Cerf aux bois d’argent ?

Ceux que m’inventaient ma sœur quand j’étais petite. Je lui suggérais un titre et elle m’inventait une histoire. De cette collaboration enfantine il ne me restait qu’un titre orphelin d’histoire, « le cerf aux bois d’argent ».

Gabrielle, qu’est-ce qui vous a inspiré dans ce texte?

Le texte de Mani est un texte merveilleux, qui va droit au cœur. C’est un conte initiatique qui fait voyager à travers un univers magique. J’ai aimé la relation à la nature, au monde onirique et mystérieux, et le pouvoir de transformation qui existe en chacun de nous. L’histoire m’a vraiment portée et j’étais ravie de pouvoir l’illustrer. Tout coulait de source.

Mani, le thème de votre livre, la fierté et le mépris des autres, vous tient-il particulièrement à cœur ? 

Oui sauf que je ne mélange pas les deux. C’est important pour moi d’être fière de ce que je fais mais pour de bonnes raisons et sans mépriser les autres. Le travail apporte une fierté légitime, l’apparence non car c’est juste une question de chance. Je n’aime pas les gens hautains.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de Gabrielle Richard pour illustrer votre conte ?

C’était une évidence ;-). En parcourant le site de Gabrielle j’ai été interpellée par sa facilité à jongler avec des styles à la fois très originaux et très différents. J’étais vraiment ravie qu’elle accepte d’illustrer mon histoire et je ne savais pas du tout quel style elle choisirait pour ce texte. La surprise a été totale, je suis enchantée du résultat. Ses illustrations sont magnifiques.

Gabrielle, y a-t-il une étape de la quête du Cerf que vous avez pris un plaisir particulier à illustrer ?

J’ai vraiment pris plaisir à illustrer chaque partie du livre, mais le passage où le cerf sauve l’elfe de l’eau n’écoutant que son cœur et laissant ses peurs de côté est celui qui m’a peut être inspiré le plus.

Avez-vous l’habitude de dessiner des animaux ?

J’ai l’habitude de dessiner des animaux : pour les fables de La Fontaine par exemple mais aussi en travail personnel : j’aime mélanger le monde humain, animal, et végétal qui sont fortement connectés.

Quels médiums avez-vous utilisés pour obtenir cette texture veloutée de vos images ?

Pour cette histoire je voulais rester dans un univers sensuel où l’on pouvait sentir la matière (surtout que le livre était destiné à une version écran). Ma « sauce » est un secret de fabrique dont je peux vous donner les ingrédients : encres, crayons, feutres, pastels… Pour le rendu velouté je laisse votre imagination imaginer ;-).

Mani, quelles sortes de livres pour la jeunesse constituent la bibliothèque de vos enfants ?

Beaucoup de livres conservés de mon enfance. Une collection de grands albums de « Caroline et ses amis » de Pierre Probst, une collection de contes illustrés par Adrienne Ségur, des livres se rapportant au film de Cocteau « La belle et la bête », « Reviens papa loup » de Cécile Eyen, « Sapristi » de Luc Turlan, « La belle et la bête » illustré par Emilie Etienne, beaucoup de Disney également. J’ai hâte que ma fille découvre les exemplaires dédicacés que je possède d’ Eric Godeau « The french crow », de Jean-Philippe Pogut « Mahona » et de Téhy « La teigne » et beaucoup de vieux livres illustrés ou scolaires.

« Le cerf aux bois d’argent » de Mani, illustré par Gabrielle Richard, est disponible en version numérique (et bientôt papier ! 🙂 ) sur Bouquineo.fr (4,59€).

 

 





Nouveauté ebook – Edition critique d' »Ubu roi » d’Alfred Jarry, par Laurent Tiesset

5 12 2011

Nous publions ce jour une nouvelle édition de la pièce de théâtre « Ubu roi » d’Alfred Jarry, annotée et commentée par Laurent Tiesset.

Laurent Tiesset est agrégé de Lettres modernes, docteur en Études théâtrales et ancien membre du jury de Capes. C’est dire s’il possède la pédagogie et la hauteur de vue nécessaires pour apporter tous les enrichissements indispensable à une approche à la fois savante et ludique de l’œuvre de Jarry. Habitué à faciliter l’approche des grands auteurs de théâtre (il a déjà publié une étude sur Le Misanthrope de Molière aux Éditions Hatier et une autre sur Britannicus de Racine aux Éditions Bréal), il dévoile ici les secrets d’Ubu Roi !

Le texte de la pièce est, bien entendu, présenté dans son intégralité. Les notes sont très nombreuses, et facilitent sa lecture tout en l’enrichissant et en l’éclairant.

Les grands thèmes traités dans le dossier d’accompagnement approfondissent la compréhension de l’œuvre et permettent au lecteur de mieux l’apprécier et la comprendre. Les étudiants et les élèves y trouveront les clés dont ils ont besoin pour se l’approprier et satisfaire les exigences des examens et concours. Le grand public, quant à lui, trouvera de quoi satisfaire sa curiosité et nourrir sa réflexion sur un texte qui fait date dans l’histoire du théâtre. À cet effet, Laurent Tiesset propose, outre un lexique et des jalons historiques indispensables pour resituer l’œuvre dans son contexte, une étude fine du texte, des personnages et de la langue, ainsi qu’une riche étude thématique et culturelle.

Entretien avec Laurent Tiesset

Pourquoi publier cet Ubu Roi aujourd’hui ? Est-ce parce qu’il a été repris cet été à la Comédie française ?

Oui, certainement. Mais également parce qu’il a été repris l’hiver dernier à Poitiers et au printemps dernier dans le Languedoc Roussillon. Ubu roi est toujours une pièce à la mode, toujours et partout.

Qu’aimez-vous dans la pièce de Jarry ?

Une réponse paradoxale : j’y aime tout parce que c’est un classique. A l’évidence, Ubu roi est une pièce faite pour la classe. Vous pouvez y étudier l’essence de la tragédie et de la comédie, tous les comiques, de la farce à la comédie de mœurs. Vous y voyez aussi la parodie « à l’œuvre » et pas seulement celle évidente de Shakespeare, mais celle des œuvres plus lointaines comme celle d’Eschyle. J’aime la pièce de Jarry parce que c’est une source inépuisable de contentements, aussi bien culturels que spirituels. Et bien sûr parce qu’elle me fait rire en m’enseignant la profondeur (ou le naufrage !) de l’Homme.

Quel est pour vous l’intérêt de la présente « édition augmentée » de ce texte que vous publiez aux éditions Chemins de tr@verse ?

A l’évidence, le travail entrepris fait la synthèse des recherches actuelles sur le sujet. Je rappelle aussi dans cet essai que la structure d’Ubu roi, calquée sur la tragédie, est minée par le comique de farce. Ce qui apparaît comme une banalité est souvent négligé dans les manuels scolaires, qui ne voient que la forme provocante du texte avec des arrières pensées plus ou moins politiques.

De plus, j’ai tenté de remettre la pièce dans le contexte scolaire qui est le sien à partir des travaux en Histoire de l’éducation toujours négligés quand il s’agit de traiter le chef d’œuvre de Jarry.

Enfin, j’ai pu sortir un moment de l’oubli des textes qui n’ont pas la faveur de l’École et qui éclairent le travail de Jarry de manière tout à fait pertinente.

Auriez-vous une anecdote à partager avec nous au sujet de cette pièce ?

Oui, tout à fait. Alors que je feuilletais un livre d’Histoire avec un de mes fils, ce dernier s’est exclamé en voyant Louis-Philippe : « Il a le parapluie d’Ubu » ! Cette réplique savoureuse me remit en mémoire le fait qu’un certain Kadhafi était venu faire le clown à Paris dans la cour de l’Élysée et affectait de faire le tour de la capitale en limousine voyante, un parapluie au bras. De là, il faut conclure qu’on distingue bien plus aisément les tyrans des hommes politiques normaux dans le fait qu’ils portent un parapluie.

Cette nouvelle édition d’Ubu roi d’Alfred Jarry par Laurent Tiesset est le premier titre de la collection « Grands textes » des éditions Chemins de tr@verse. Cette collection a vocation de rassembler les textes qui font la richesse et la réputation de la littérature française. Outre le texte intégral de l’œuvre, l’étudiant, l’élève, ou plus généralement le lecteur intéressé par la littérature, trouve dans chaque ouvrage de nombreuses notes pour éclairer sa lecture ainsi qu’un dossier historique et littéraire donnant les clés de l’œuvre et permettant aussi d’en approfondir l’étude.

Pour découvrir cette nouvelle édition, en feuilleter un extrait, ou l’acheter, c’est ici :-).





Nouvelle publication – Roman « La Princesse de San Julia », par Hugues Lafontaine

21 11 2011

Le roman historique, vocation de la nouvelle collection « Histoire d’histoires », est un exercice acrobatique : comment à la fois susciter l’intérêt passionné du lecteur, en lui donnant envie de tourner chaque page pour connaître la suite, dans un contexte et selon un déroulement dramatique qui respecte pourtant la vérité historique ? Car l’histoire ne présente que rarement un enchaînement d’événements spectaculaires, mettant en scène des personnages exaltants qui retiennent l’intérêt jusqu’au bout du récit. C’est le défi qu’a relevé avec brio Hugues Lafontaine, féru d’histoire et amoureux de l’Andorre, avec son roman La Princesse de San Julia.

En recevant ce texte, j’ai immédiatement été attirée par ce récit très prenant qui réunit un lieu peu connu, mystérieux, l’Andorre, une période féconde en péripéties, les années trente et quarante, et des personnages émouvants et passionnés. En tant que directrice de collection, je suis heureuse et fière de lancer la série « Histoire d’histoires » avec La Princesse de San Julia. Je souhaite de tout mon coeur que de nombreux lecteurs et lectrices soient émus, comme je l’ai été, par le destin tourmenté de Marietta, de son petit frère Cheno et du beau Roberto, victimes et acteurs du communisme, du fascisme et du nazisme.

Dès que vous l’aurez lu, n’hésitez pas à revenir sur ce blog pour nous faire part de vos commentaires sur La Princesse de San Julia !

Séverine Klein, directrice de la collection « Histoire d’histoires ».

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Interview de l’auteur de La Princesse de San Julia, Hughes Lafontaine.

– Comment avez-vous eu l’idée de ce livre?

La genèse de ce livre procède d’un long cheminement, de douze années à vivre en Andorre, à Saint-Julia de Lauria, à connaître la langue, la culture, l’histoire et les légendes de mon environnement. Venant de l’enseignement, j’étais naturellement curieux de découvrir les racines de cette région très secrète.

J’ai eu une première approche de la princesse de Saint Julia en découvrant une plaque apposée sur le fronton de l’église de Toloriu, village perdu dans les Pyrénées espagnoles, à 50 km d’Andorre.
Rédigée en français, elle honorait la mémoire d’une princesse aztèque, morte et enterrée dans le village cinq siècles plus tôt, avec son trésor toujours recherché.

La plaque faisait allusion à un mystérieux ordre des « chevaliers aztèques de France. »

J’avais un sujet, il me restait à bâtir une histoire.
Dans quelle mesure l’histoire de La Princesse de San Julia puise-t-elle dans la réalité historique ?

J’ai voulu reconstituer le plus fidèlement possible, avec les sources à ma disposition (livres, articles, musées, témoignages, visites), le contexte d’une époque troublée (1936/ 1945) qui donne à la fiction amoureuse toute sa portée dramatique.

La princesse de Saint-Julia n’est pas un livre d’histoire mais avec Marietta et les siens, on vit le quotidien de jours difficiles. Marietta, mon héroïne, se réfugie à Saint-Julia, ville frontière avec l’Espagne. Elle y côtoie les réfugiés de tous bords, la garnison française, les passeurs de la liberté, les travailleurs des manufactures de tabac. Elle suit avec espoir ou crainte les plans d’invasion des anarchistes espagnols, l’avancée des troupes franquistes, l’irruption de la Gestapo dans la principauté. Elle rencontre celui qui pourrait être son cousin, qui se prétendra lui aussi descendant de la princesse aztèque pour monter une authentique et énorme escroquerie aux titres de noblesse.

Et la petite Marietta aime un de ces anarchistes qui lui ont fait quitter La Seu d’Urgell, sa ville natale, comme d’autres ont suivi le même chemin dans le même temps, dans la réalité.

–  Y aura-t-il une suite ?

La fin du roman est ouverte… Elle peut appeler une suite… Si suffisamment de lecteurs, et moi-même, avons envie de revoir Marietta.

Pour lire gratuitement le premier chapitre du livre (et/ou pour l’acheter ! 🙂 ), c’est ici.

Vous l’avez lu et vous avez aimé ? N’hésitez pas à en faire part sur les pages Facebook et Babélio de La Princesse de San Julia !








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