Youboox : un accès gratuit et légal aux livres numériques

12 04 2012

Depuis le mois dernier, la start-up française Youboox a osé franchir le pas dont la perspective faisait tant frémir : intégrer de la publicité aux livres numériques pour en permettre l’accès gratuit.

La publicité ne se trouve pas exactement dans le livre, mais juste au dessus du livre, dans l’écran de lecture, et aux dires des premiers utilisateurs, elle se laisserait oublier assez facilement.

Et elle est la condition économique permettant un service par ailleurs intéressant (les revenus publicitaires sont partagés avec les éditeurs partenaires) ; Youboox permet à ses utilisateurs de lire gratuitement, et en toute légalité, en streaming, n’importe quel ebook de leur catalogue (qui en compte un millier à l’heure actuelle). Ils peuvent également consulter des conseils et des critiques éditoriales sur les livres proposés, voir les notations et recommandations de la communauté de lecteurs, partager leurs propres lectures sur les réseaux sociaux ; une expérience de lecture déjà relativement riche. Youboox est accessible sur Internet mais également via leur application pour iPad.

Voici une petite démonstration de leur service :

Dans un avenir proche, Youboox prévoit de proposer également un abonnement payant (9,90€/mois) aux utilisateurs désireux de ne plus voir de publicités et de pouvoir lire leurs livres hors ligne. Le catalogue serait également plus important.

Un pari audacieux… et vous, qu’en pensez-vous ?

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Nouveauté ebook jeunesse – Le cerf aux bois d’argent

15 12 2011

Le texte du Cerf aux bois d’argent m’a séduite par son charme atemporel et sa facture classique évoquant les livres de contes qui ornent les étagères de toutes les chambres d’enfant. Dans la veine des contes merveilleux traditionnels, l’histoire présente une portée universelle, et un dénouement édifiant pour les enfants, leur offrant des repères qui restent toujours autant d’actualité dans la vie moderne.

J’ai été définitivement conquise par ce projet au contact des illustrations de Gabrielle Richard. Son traitement très personnel et engagé du texte lui donne une autre dimension, subjective et onirique. Nous voilà immergés dans un univers surnaturel enveloppant, où couleurs et formes irréelles contribuent largement à l’enchantement.

Les illustrations pleine page très colorées et très riches ont d’ailleurs représenté un défi de mise en page. J’ai en effet constaté après plusieurs essais de typographie que les images « mangeaient » le texte. Nous avons donc travaillé avec Gabrielle sur la solution d’un bandeau semi-transparent de texte entouré d’une frise, avant de trouver cette solution élégante qui laisse vivre le texte tout en respectant l’intégrité des images.

Flora Jannot, directrice de la collection « L’Arche »

Interview des auteurs, Mani et Gabrielle Richard

Mani, quels contes vous ont le plus inspirée pour écrire Le Cerf aux bois d’argent ?

Ceux que m’inventaient ma sœur quand j’étais petite. Je lui suggérais un titre et elle m’inventait une histoire. De cette collaboration enfantine il ne me restait qu’un titre orphelin d’histoire, « le cerf aux bois d’argent ».

Gabrielle, qu’est-ce qui vous a inspiré dans ce texte?

Le texte de Mani est un texte merveilleux, qui va droit au cœur. C’est un conte initiatique qui fait voyager à travers un univers magique. J’ai aimé la relation à la nature, au monde onirique et mystérieux, et le pouvoir de transformation qui existe en chacun de nous. L’histoire m’a vraiment portée et j’étais ravie de pouvoir l’illustrer. Tout coulait de source.

Mani, le thème de votre livre, la fierté et le mépris des autres, vous tient-il particulièrement à cœur ? 

Oui sauf que je ne mélange pas les deux. C’est important pour moi d’être fière de ce que je fais mais pour de bonnes raisons et sans mépriser les autres. Le travail apporte une fierté légitime, l’apparence non car c’est juste une question de chance. Je n’aime pas les gens hautains.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de Gabrielle Richard pour illustrer votre conte ?

C’était une évidence ;-). En parcourant le site de Gabrielle j’ai été interpellée par sa facilité à jongler avec des styles à la fois très originaux et très différents. J’étais vraiment ravie qu’elle accepte d’illustrer mon histoire et je ne savais pas du tout quel style elle choisirait pour ce texte. La surprise a été totale, je suis enchantée du résultat. Ses illustrations sont magnifiques.

Gabrielle, y a-t-il une étape de la quête du Cerf que vous avez pris un plaisir particulier à illustrer ?

J’ai vraiment pris plaisir à illustrer chaque partie du livre, mais le passage où le cerf sauve l’elfe de l’eau n’écoutant que son cœur et laissant ses peurs de côté est celui qui m’a peut être inspiré le plus.

Avez-vous l’habitude de dessiner des animaux ?

J’ai l’habitude de dessiner des animaux : pour les fables de La Fontaine par exemple mais aussi en travail personnel : j’aime mélanger le monde humain, animal, et végétal qui sont fortement connectés.

Quels médiums avez-vous utilisés pour obtenir cette texture veloutée de vos images ?

Pour cette histoire je voulais rester dans un univers sensuel où l’on pouvait sentir la matière (surtout que le livre était destiné à une version écran). Ma « sauce » est un secret de fabrique dont je peux vous donner les ingrédients : encres, crayons, feutres, pastels… Pour le rendu velouté je laisse votre imagination imaginer ;-).

Mani, quelles sortes de livres pour la jeunesse constituent la bibliothèque de vos enfants ?

Beaucoup de livres conservés de mon enfance. Une collection de grands albums de « Caroline et ses amis » de Pierre Probst, une collection de contes illustrés par Adrienne Ségur, des livres se rapportant au film de Cocteau « La belle et la bête », « Reviens papa loup » de Cécile Eyen, « Sapristi » de Luc Turlan, « La belle et la bête » illustré par Emilie Etienne, beaucoup de Disney également. J’ai hâte que ma fille découvre les exemplaires dédicacés que je possède d’ Eric Godeau « The french crow », de Jean-Philippe Pogut « Mahona » et de Téhy « La teigne » et beaucoup de vieux livres illustrés ou scolaires.

« Le cerf aux bois d’argent » de Mani, illustré par Gabrielle Richard, est disponible en version numérique (et bientôt papier ! 🙂 ) sur Bouquineo.fr (4,59€).

 

 





ARCA – La prophétie du trône de gloire : c’est parti !

16 05 2011

Ca y est, la diffusion d’ARCA – La prophétie du trône de gloire a commencé ! Les heureux abonnés ont pu recevoir leur premier épisode la nuit dernière.

Il n’est cependant pas trop tard pour rejoindre le feuilleton !

Lorsque vous vous abonnez, vous pouvez en effet choisir soit, de rejoindre la diffusion en cours, auquel cas tous les épisodes publiés jusque là vous seront envoyés d’un coup, et vous recevrez les suivants au fur et à mesure de leur parution ; soit, de démarrer le feuilleton depuis le début à votre rythme (quotidien, ou hebdomadaire, au choix). Cela restera possible même après que la diffusion générale soit terminée.

Une fois que la diffusion générale sera terminée, vous pourrez également choisir de lire plutôt le roman complet en une seule fois (en numérique, ou en papier !).

« ARCA. L’Arche d’alliance. Trois prophéties contradictoires à propos de cet objet mythique : l’une pour les juifs, l’autre pour les chrétiens, la troisième pour les musulmans. À l’aube du XXIe siècle, l’archéologue François Cazaud entreprend des fouilles à Jérusalem, sous l’esplanade des Mosquées, pour tenter de percer l’une des plus formidables énigmes de tous les temps.

Ce feuilleton historique haletant et plein d’humour est aussi une véritable œuvre numérique : au fur et à mesure des épisodes, vous pouvez avoir accès, sur le site du héros, à la documentation historique ainsi qu’au blog qu’il tient tout au long de son aventure (http://francoiscazaud.wordpress.com). Et, pourquoi pas, dialoguer avec lui !

« De l’esplanade des Mosquées à la cathédrale de Chartres, du Sinaï à l’Arc de triomphe de Titus, le lecteur est envoûté, “scotché”, hébété. » Gilbert  Sinoué »

On en parle…






Cyberlibris fête ses dix ans !

13 05 2011

Cyberlibris a une place un peu à part dans le monde du livre numérique : ils ont été les premiers à proposer une solution d’accès au livre numérique en streaming et sur abonnement forfaitaire, dès 2001.  Leurs principaux clients ? Les bibliothèques et institutions (même si tout individu peut s’abonner directement à leurs services).

Un dixième anniversaire qui est l’occasion de faire le point sur un joli parcours…

Cyberlibris, c’est en effet maintenant :

– 400 institutions abonnées,

– Une présence dans plus de 30 pays,

– Le livre « apporté » aux endroits où il était quasiment inaccessible,

– Plus de 300 000 étudiants qui disposent dans le cadre de leurs études d’un accès permanent à leur bibliothèque numérique,

– Des milliers de professeurs qui accompagnent ces étudiants via la confection d’étagères professorales,

– Plus de 100 000 livres présents dans des étagères individuelles,

– Plusieurs dizaines de milliers d’usagers de bibliothèques municipales et départementales,

– Un accès aux bibliothèques et livres numériques indifféremment via ordinateur et iPad,

– 300 maisons d’éditions sous contrat (dont Chemins de tr@verse ! 😉 ) : françaises, belges, canadiennes, espagnoles, anglaises, américaines, suédoises, italiennes…

– Depuis 2003, plusieurs dizaines de millions de pages de livres lues et/ou imprimées et donc rémunérées aux maisons d’édition et à leurs auteurs,

– Depuis 2003, l’équivalent monétaire d’environ deux millions de livres « papier » vendus, livres qui étaient au mieux photocopiés ou (pire?) inconnus des étudiants.

… mais aussi de s’ancrer fermement dans le futur !

En 2011, Cyberlibris lance Smartlibris, une solution de consultation de livres numériques pour iPad, qui offre à ses abonnés un accès libre à plus de 9000 titres.

Et, préviennent-ils, ce n’est que le début…








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